Cette question volontairement provocatrice, je me la pose.

« S’il est difficile de déterminer avec précision l’exacte part de responsabilité de la grippe dans ces 18.300 décès, les experts s’accordent pour dire qu’elle est grande. »

Cette phrase est reprise de l’article du Figaro qui affirme sans nuance qu’il y a eu une surmortalité record due à la grippe.

Elle est en contradiction avec l’affirmation péremptoire du titre. En effet les experts sont incapables de prouver cette surmortalité, ils ne font que l’estimer. Plus »

Cette histoire du nombre de morts dus à la grippe qu’il n’est possible que d’estimer et jamais de prouver, m’interpelle .

J’ai donc lu le bulletin du 11 mars 2015 publié par l’INVS : Plus »

Cette affirmation fait suite à ce que j’ai pu lire dernièrement dans la presse : la grippe est devenue un problème politique. Ce n’est donc plus un problème médical puisqu’il est politique.

Qui a déjà vu un politique s’inquiéter d’appendicite ?

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Le 31 janvier 2015 paraissait sur le site du ministère de la santé l’information de la prolongation de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière :

http://www.sante.gouv.fr/prolongation-de-la-campagne-de-vaccination-contre-la-grippe-il-n-est-pas-trop-tard-pour-se-faire-vacciner.html

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Vous êtes peut être tombé sur l’article suivant :

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/10/30/19380-vaccin-antigrippal-protege-coeur

Il m’a interpellé. Comment un vaccin censé protéger contre la survenue d’une maladie virale peut avoir une influence sur la survenue de pathologie cardiaque. C’est pour le moins surprenant .

Que nous apprend cet article ? Qu’il s’agit d’une méta-analyse. Les méta-analyses sont des analyses qui regroupent différentes études publiées sur un sujet donné pour en tirer une conclusion. La difficulté pour avoir une conclusion crédible , « qui tienne la route » , c’est de suivre une méthodologie rigoureuse . Or bien souvent celle-ci fait défaut. En particulier pour en faire une , les auteurs font des choix dans les publications qu’ils intègrent dans leur méta-analyse. Ils peuvent ainsi écarter les études qui les embêtent. Ainsi, l’adage qui veut que l’ont peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres est ici parfaitement confirmé. Par exemple , dernièrement vous avez sans doute été amenés à lire ceci : http://www.lepoint.fr/insolite/plus-un-pays-mange-de-chocolat-plus-il-a-de-prix-nobel-revele-une-etude.

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