Il y a quelques semaines, je posais la question de savoir si l’obligation vaccinale n’était que le début de la marche en avant vers la dictature médicale.

L’actualité me fournit un nouvel élément qui va dans ce sens :

La mise sur le marché du premier médicament connecté.

 

Un certain nombre de professionnels vont se réjouir de cette innovation.

Comme le signale l’article des Échos, le but annoncé est que l’observance d’un traitement permette de faire de substantielles économies.

Ce sont des fonds de capital risque, des assureurs qui sont les plus enthousiastes dans cette nouveauté. L’industrie pharmaceutique est elle aussi partie prenante avec  NOVARTIS un des géants du secteur.

C’est donc l’argent qui motive.

La santé ne semble que tout au plus, un prétexte. Ce n’est sûrement pas un hasard si cette « innovation » est présentée dans un journal économique et non dans une publication médicale.

 

Ce qui n’apparaît pas dans cet article c’est que peu de médicaments sont absolument indispensables pour la santé. Je veux dire pas là que nombre de médicaments prescrits le sont plus par la pression du lobby pharmaceutique et la volonté de toute puissance de beaucoup de médecins que parce qu’ils sont justifiés par la balance bénéfice/risque de ceux-ci. Pour être encore plus simple, nombre de médicaments présentés comme indispensables par les prescripteurs, ne le sont pas.

Chacun sait que les médecins ne sont pas tous d’accord sur les thérapeutiques à suivre.

Qui déterminera alors quel médicament  est indispensable? Les autorités comme dans l’obligation vaccinale? Après ce premier médicament, quel sera le suivant et les autres qui suivront?

 

Les patients ne seront alors plus libres de prendre ou pas le médicament prescrit, quand la prise de celui-ci sera surveillé. Quelles seront les sanctions pour ceux qui ne se conformeront pas à l’injonction médicale?

 

Par ailleurs avec ces nouveaux médicaments connectés, les médecins ne seront plus uniquement des prescripteurs, mais aussi des « contrôleurs » de la bonne observance des traitements prescrits.

N’est-ce pas un pas supplémentaire vers la perte de liberté de disposer de son corps?

Ce sera, à n’en pas douter, plus de contraintes et donc un pas de plus vers « la police médicale ».

 

 

 

Les nouvelles recommandations pour la prévention, la détection, et l’évaluation de la prise en charge de l’hypertension artérielle viennent d’être mises à jour.

Elles ont été publiées par « the American College of Cardiology/American Heart Association Task Force on Clinical Practice Guidelines ».

Ce sont donc les recommandations de sociétés savantes américaines qui font autorité sur le sujet.

Un médecin blogueur en a fait un article :

Moins c’est plus, une nouvelle définition de l’hypertension artérielle

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Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part, je me sens étranger dans mon propre monde.

Cela ne veut pas dire que je serais sans doute mieux ailleurs, cela veut dire que je ne me reconnais pas dans les « gens » que je côtoie et dans le fonctionnement de notre société. Plus »

De plus en plus le médecin est confronté dans sa pratique aux « exigences » des patients.

L’exercice de la médecine, comme je l’ai appris et comme elle s’enseigne sans doute encore aujourd’hui doit se pratiquer de la façon suivante :

Un patient vient avec des signes, symptômes, qui le plus souvent l’inquiètent et qu’il relate au médecin. Celui-ci après avoir écouté, pose des questions pour « affiner » les éléments recueillis par le patient, c’est ce qui constitue l’interrogatoire qui est le premier temps d’un acte médical.

Le deuxième temps est constitué par l’examen clinique. Dans cet examen, le médecin recherche des signes qui vont s’ajouter aux éléments de l’interrogatoire.medecin-patient

A partir de là, le médecin émet une hypothèse diagnostique. C’est à dire qu’il va évoquer une maladie qui « colle » avec les éléments de l’interrogatoire et ceux de l’examen clinique. Plus »

Bonjour

Comme je l’ai déjà écrit, une étude a montré que le patient français sortait de sa consultation médicale avec une ordonnance dans 91% des cas.

En effet, faire acte médical, c’est agir.call-to-action-social-media

C’est donc prescrire : des médicaments bien sur, mais aussi des bilans biologiques, des radiographies, mais aussi des actes de kinésithérapie etc.

Il ne faut pas oublier que quand la personne n’est pas malade, qu’aucun examen complémentaire n’est utile pour faire un diagnostic, il reste encore les dépistages car comme chacun sait, tout bien portant est un malade qui s’ignore et tout vivant est un mort en sursis. Plus »

Il ne faut pas confondre prévention et dépistage.

Pourtant, beaucoup d’articles, vous présente le dépistage comme une prévention. Juste un exemple trouvé sur le net : Préserver votre santé : dépistages et action de prévention pour tous.

Cet article est assez caricatural car il fait un amalgame de choses aussi différentes que le dépistage du cancer du sein, la vaccination anti-grippale et l’arrêt du tabac.

La prévention est une mesure qui permet d’éviter la survenue d’un événement médical. Faire du sport permet d’avoir une action préventive sur les événements cardio-vasculaire, le cancer, les infections. Plus »

Je voudrais faire suite à mon dernier article et au commentaire de mon confrère néphrologue .

Cette étude ( SPRINT) est en effet une étude importante. 10000 personnes dans l’étude ( et non 1000 comme je l’ai écrit peut être sous l’influence d’une dissonance cognitive ) est en effet un nombre important.

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Il est une question qui revient souvent dans le milieu médical, celle du traitement des maladies chroniques. Si traiter l’ hypertension artérielle fait consensus depuis pas mal d’années, celle de l’intensité du traitement elle, fait débat. Ainsi, les « normes » ont évolué au cours du temps. La maladie hypertensive et donc le niveau à partir duquel il faut la traiter, est resté pendant longtemps ( et encore en partie aujourd’hui ) : 160/90. Plus »