Sous le titre : « 49 s’engagent pour la protection des enfants », le lobby de santé en grande majorité médical, apporte son soutien plein et entier à la décision d’obligation vaccinale annoncée par la ministre de la santé.

C’est un manifeste :

« Écrit public par lequel un prince, un État, un parti… fait connaître ses vues sur tel ou tel sujet ou explique sa conduite dans une affaire importante. « 

« LE MANIFESTE DES 49 SOCIÉTÉS SAVANTES POUR LES 11 VACCINS OBLIGATOIRES DE L’ENFANT »

L’affaire est donc d’importance.

Il faut contraindre.

Pourquoi un soutien aussi « massif » à la ministre de la santé, sur ce sujet?

Y-a-t-il un danger imminent pour que tant de sommités se mobilisent en faveur de la décision de la ministre de la santé?

Pourquoi faire peser tout le poids de l’autorité de ces sociétés savantes, sur un sujet très particulier : l’obligation vaccinale pour 11 vaccins?

 

Un certain nombres de réponses sont apportées dans le texte de ce manifeste.

 

Loin d’apporter une information scientifique, indépendante, comme tout un chacun serait en droit d’attendre de sociétés savantes du domaine de la santé; ce texte n’est que l’expression de croyances et pourrait faire sourire si la situation en terme de démocratie et de liberté sanitaire,  n’était pas aujourd’hui extrêmement grave.

Juste quelques exemples :

« Les onze vaccins de l’enfant qui deviendront obligatoires le 1er janvier 2018 sont indispensables »

Indispensables, ces 11 vaccins?

« La concertation citoyenne avait été unanime sur le caractère incontournable de la vaccination, et s’était prononcée dans ce sens. »

Est-ce vraiment ce que la concertation citoyenne a conclu? N’est-ce pas travestir gravement la réalité ?

« Tout ceci serait sans importance si la santé de notre population n’était mise en danger.« 

Quel danger menace la santé?

 

Le danger qui menace la santé de notre société, est pour ces signataires, n’en doutons pas, la défiance de plus en plus grande vis à vis de l’autorité des experts et des médecins.

Car là est le problème.

Tous ce professeurs, tous ces médecins, tous ces signataires qui ont une position d’autorité, voient cette autorité de plus en plus remise en question.

Les français obéissent de moins en moins aux recommandations, aux injonctions, à la toute puissance médicale.

Et c’est la le grand danger qui menace.

Les gens s’interrogent, lisent, recherchent des références, en un mot ont un esprit critique.

 

Le danger qui menace est donc l’esprit critique d’un nombre de plus en plus important de français. Cet esprit critique menace l’autorité médicale.  Et cela ces sociétés savantes ne le supportent pas. Elles ne veulent que la soumission.

 

Jusqu’à un passé pas si lointain, la soumission vis à vis du corps médical et des autorités sanitaires, était presque totale.  Cette soumission allait de soit. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et pour que cette soumission persiste, il n’y a plus que la contrainte.

La soumission par la contrainte, tel est le maître mot derrière ce manifeste.

 

Comment interpréter différemment cette volonté de soumission à l’autorité médicale que représente ces signataires?  Parmi ces sociétés, on retrouve des sociétés comme celles de cancérologie, de gastro-entérologie, d’obstétrique etc. Quasiment tout le panel de la médecine en France, même si la spécialité de nombre de ces sociétés signataires est très éloignée des problématiques vaccinales. Le summum est atteint par la signature de la société de gériatrie. Quel rapport entre la société de gériatrie et ces vaccins obligatoires pour les enfants? L’autorité médicale.

 

La limite de « l’indécence » a été franchie par ce manifeste et tous ces signataires.

Vous remarquerez d’ailleurs que la seule société savante médicale absente de la signature de ce manifeste, est celle de médecine générale.

Son absence a un sens. C’est quasiment la seule qui s’oppose à l’obligation vaccinale.

 

Je ne sais pas vous, mais j’ai de plus en plus l’envie de me retirer sur une « île », loin de cette société.

 

Lors de son interview du 26 septembre au micro de Jean-Jacques BOURDIN, madame la ministre de la santé a parlé, en fin d’émission de l’obligation vaccinale à venir.

Le CNOM, dans un communiqué du 28 septembre, « …se félicite de l’extension prochaine de l’obligation vaccinale à 11 vaccins… »

 

La ministre de la santé

 

Je suis atterré par les propos tenus par la ministre de la santé au sujet de la rougeole et de sa vaccination. Elle est ministre de la santé, qui plus est médecin et elle affirme des éléments qui montrent une méconnaissance totale du sujet. Vous me direz que ce qu’elle dit est aussi exprimé par un certain nombre de confrères ce qui fait que des mensonges répétés deviennent des vérités.

Que dit-elle?

« C’est un enjeu planétaire, les épidémies, ce n’est pas un enjeu français…. dans notre pays reviennent des épidémies qui ont disparu ailleurs dans le monde. Vous vous rendez compte, en Amérique latine ils ont éradiqué la rougeole et nous nous avons eu 10 enfants qui sont morts de la rougeole ces 10 dernières années. En Amérique latine, grâce à la vaccination, il n’y a plus de rougeole. En France grâce à la vaccination, il n’y a plus de variole et dans le monde, grâce à la vaccination il n’y a plus de variole. Il faut éradiquer les maladies. »

 

 

Je n’ai jamais lu nulle part que l’Amérique latine avait éradiqué la rougeole. J’ai donc fait des recherches.

J’ai trouvé les cartes suivantes, extraite de publications de l’OMS, l’OMS qui est semble-t-il devenu, sur le sujet, l’organisme donneur d’ordre indépassable de notre ministre

Ces deux graphiques montrent une chose : sur 2 périodes de 6 mois sur 2 années (2015 et 2017) certains pays qui avaient déclarés des cas de rougeole n’en ont plus et d’autres qui n’en avaient pas , en ont à nouveau ( cas de l’ Argentine).

Affirmer en particulier que l’Amérique latine a éradiqué la rougeole est parfaitement « grotesque » et mensonger.

Cela s’apparente à un biais de confirmation :

« Le biais de confirmation, également dénommé biais de confirmation d’hypothèse, désigne le biais cognitif qui consiste à privilégier les informations confirmant ses idées préconçues ou ses hypothèses (sans considération pour la véracité de ces informations) et/ou à accorder moins de poids aux hypothèses jouant en défaveur de ses conceptions. « 

Que la ministre de la santé, professeur de médecine, se laisse aller à un biais de confirmation montre à quel point le dogme et la croyance sur la vaccination prend plus de place que les faits. Cela est particulièrement inquiétant.

 

Laisser penser que la variole est un virus comparable à celui de la rougeole, c’est faire preuve d’une ignorance grave. Chaque virus est différent et ce qui s’est passé pour la variole n’est pas transposable à la rougeole.

 

Croire que l’ont peut éradiquer une maladie par le seul fait qu’il existe un vaccin est aussi faire preuve de généralisation coupable qui montre à quel point madame le professeur BUZYN, ministre de la santé ne connaît rien à la virologie en général et au virus de la rougeole en particulier. La rougeole ne peut pas être éradiquée.

 

On ne peut pas éradiquer la rougeole car le virus circule partout dans le monde, qu’il donne des formes sans symptôme et surtout que la vaccination ne protège que sur un temps limité. Ainsi une région de l’Espagne fait face actuellement à une épidémie et l’on apprend que sur les 36 cas déclarés de rougeole, 6 étaient vaccinés. Mais cette information et ces faits sont niés par beaucoup en France dont nos autorités et cette négation est grave.

 

Autant de mensonges dans la bouche de madame la ministre de la santé, qui plus est médecin; est plus que problématique.

Que dit-elle ensuite?

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« Rendre la confiance dans les vaccins, car quand les vaccins sont obligatoires les gens sont en confiance. Personne ne doute de la sécurité du DTPolio que tout le monde fait … et simplement je veux rendre la confiance par l’obligation… »

Rendre la confiance par l’obligation!!!

C’est une affirmation que l’on peut trouver directement dans 1984 de Georges ORWELL. Mais ce livre est un roman, une fiction. Je conseille d’ailleurs à tous de lire ou de relire ce roman.

La santé en France prend donc le chemin de la société décrite par ORWELL dans son roman et cela est particulièrement inquiétant.

 

La ministre termine sur les vaccins par :

« Il n’y aura pas de sanction pénale ou une amende pour les personnes qui ne font pas vacciner leur enfant, par contre il existe une mesure générale pour la protection des enfants, c’est la loi en général, les parents sont sensés protéger leurs enfants et si un enfant, un jour se retourne contre ses parents parce qu’il a un handicap parce qu’il n’a pas été vacciné, qu’il est amputé par exemple à la suite d’une septicémie à pneumocoque, et bien si cet enfant se retourne contre ses parents, légalement, il a droit de mettre en cause pénalement ses parents et là les parents sont successibles d’avoir 2 ans d’emprisonnement et 30000 euros d’amendes… »

Je laisse de coté l’exemple pris du pneumocoque et de son vaccin, qui montre à nouveau l’ignorance de la ministre sur le sujet, pour me concentrer sur le fond.

Là, je n’ai pas de mot.

« …si un enfant se retourne contre ses parents…. »

Je n’ai pas de mot

« …il a droit de mettre en cause pénalement ses parents… »

Ce sont des propos abjects : « Qui inspire le dégoût, le mépris, par sa bassesse, sa dégradation morale »

Ce qualificatif est fort, mais je n’en vois pas d’autre.

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Le Conseil National de l’Ordre des médecins

 

Le 28 septembre 2017, soit deux jours après l’intervention de madame le Pr BUZYN, à la radio, le conseil national de l’ordre des médecins publiait un communiqué dans lequel il se félicitait de l’extension prochaine de l’obligation vaccinale.

 

Ce communiqué m’a, lui aussi atterré.

J’ai pu voir sur Twitter, que certains médecins ont aussi été scandalisés par ce communiqué.

Qu’est-il écrit :

« L’Ordre a régulièrement rappelé l’importance d’avoir une gouvernance claire de la part des pouvoirs publics pour faire face au défi qu’est la défiance vis-à-vis de la vaccination. Il soutient donc les mesures annoncées par Madame Agnès Buzyn. »

Une gouvernance claire de la part des autorités sanitaire est donc l’autoritarisme par l’obligation, l’autoritarisme par la contrainte.

« L’Ordre est notamment satisfait de l’introduction d’une clause d’exigibilité, selon laquelle un enfant non vacciné ne saurait entrer en collectivité. »

Donc, le CNOM se félicite des « sanctions » que cette obligation entraîne.

« L’Ordre accueille également favorablement la décision de refuser le principe d’une clause d’exemption face à l’obligation vaccinale. »

Donc personne de pourra s’y soustraire pour quelque raison que ce soit, et le CNOM est ravi que la contrainte s’exerce sur tout le monde.

 

Une telle déclaration ne me surprend pas de la part du CNOM.Elle montre juste le vrai visage de cet ordre professionnel.

Je vous rappelle que François MITTERRAND candidat en 1981 avait dans sa 85è proposition de campagne pour l’élection présidentielle, voulu la suppression de l’Ordre des Médecins le qualifiant de « offense pour la démocratie ». L’exercice du pouvoir lui avait fait oublier cette promesse de campagne.

Est-ce le rôle d’un ordre professionnel de se féliciter d’une obligation qui n’a aucune relation avec les professionnels dont il a la charge?

N’y-t-il pas une « faute éthique » de se prononcer ainsi pour la contrainte de la population française?

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Pour conclure sur cette interview et de ce communiqué,  je retire 6 enseignements :

  1. Les mythes, les croyances, et aussi pour le dire dans un langage actuel, les Fake News;  tiennent plus de place que la réalité.
  2. Une ministre de la santé, qui plus est médecin, est capable d’énoncer  de nombreuses « sottises » sur un sujet médical sur une radio de grande écoute.
  3. Cette ministre ignore vraisemblablement (comment pourrait-il en être autrement?)  qu’elle dit des sottises, ce qui montre alors sa « soumission » aux experts du sujet.
  4. Les experts sont capables de fournir à la ministre des éléments de langage qui sont des sottises dans le seul but de « prouver » le dogme du vaccin capable d’éradiquer une maladie .
  5. l’indignité par l’utilisation d’argument de plainte éventuelle des enfants envers leurs parents.
  6. L’autoritarisme qui tient lieu de réflexion et le soutien de beaucoup de médecins dont leur ordre professionnel à cet autoritarisme. La « police médicale » n’est pas loin!

Pour terminer, tout ce qui se passe depuis de nombreux mois et dernièrement avec cette décision d’obligation vaccinale saluée par le CNOM, m’a fait pensé à ce poème:

«  Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.»

 

PS :Ces planches sont extraites de la bande dessinée SOS Bonheur 

PS2 : Une réflexion « rare » sur la pertinence de l’obligation vaccinale.

PS3 : 2 octobre 2017, plusieurs députés défendent : » Vaccination, prendre le temps des débats »

« En dehors de toute urgence sanitaire démontrée, l’obligation vaccinale est un sujet qui mérite un débat dédié. Or ce débat a été intégré par le Gouvernement dans le Projet de loi de financement de la sécurité sociale qui doit être voté d’ici quelques semaines. »

Je voudrais pour faire suite à mes billets précédents revenir sur l’interview du 15 septembre 2017 sur l’antenne de France Inter, du Pr Agnes BUZYN ministre de la santé :

« J’ai reçu l’association des malades, la semaine dernière, vendredi dernier très exactement, je leur ai dit que nous mettions tout en œuvre pour qu’il y ait des alternatives thérapeutiques et donc déjà depuis toujours il existe une alternative en goutte à laquelle les malades ont accès. Ensuite nous avons fait en sorte et j’ai demandé à l’agence du médicament qu’il fasse en sorte que l’ancien Lévothyrox soit accessible, de façon à ce que ceux qui le réclament puissent le prendre et ce sera disponible dans 15 jours. »

 

Madame la ministre a donc entendu les malades. Mieux vaut tard que jamais! Plus »

Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part, je me sens étranger dans mon propre monde.

Cela ne veut pas dire que je serais sans doute mieux ailleurs, cela veut dire que je ne me reconnais pas dans les « gens » que je côtoie et dans le fonctionnement de notre société. Plus »

Je viens de lire un article que je considère comme particulièrement important. Vous n’en avez sans doute pas entendu parlé car beaucoup vont le considérer comme « anecdotique ».

C’est en effet, le récit d’une « anecdote » médicale. Mais il faut aller plus loin que la simple « curiosité » que relate cet article. Plus »

Je m’interroge aujourd’hui sur l’acceptation d’une opinion qui soit différente.

Chacun d’entre vous a pu faire l’expérience de la difficulté d’échanger. Plus »

Je voudrais rebondir aujourd’hui sur une problématique qui semble « enflammer les passions » : comment aborder le problème du surpoids et de l’obésité avec les patients? Plus »

Le Conseil de l’Ordre des Médecins « a encore frappé »

Deux condamnations qui interpellent.

Du moins, moi je m’interroge sur cette juridiction que je qualifie « d’exception »car le silence est par ailleurs assourdissant sur cette problématique. Plus »

Cette notion de risque relatif et de risque absolu ne vous dit sans doute rien de prime abord.

Et pourtant vous y êtes confrontés en permanence.

Dès que l’on vous cite un pourcentage de bénéfice ou de risque, il ne vous est jamais précisé s’il s’agit de risque absolu ou de risque relatif.

En fait il s’agit toujours de risque relatif car celui-ci est « plus vendeur ».

Pour être plus compréhensible, je vais tâcher de vous expliquer la différence avec deux exemples. En effet, faire la différence est capital pour avoir une vision la plus « fiable » possible de la réalité. Plus »

Je suis en train de lire « Penser le risque. Apprendre à vivre dans l’incertitude« .

Dans le début de son ouvrage l’auteur prend le parallèle entre la médecine et l’aviation civile. C’est un exemple que j’ai déjà rencontré et dont j’aimerai partager les conclusions.

Pourquoi cet exemple ?

Car la prévention des erreurs dans les deux « disciplines » suit deux logiques diamétralement opposées.

Chacun sait que le transport aérien est le moyen de transport le plus sûr qui existe malgré la survenue chaque année d’accidents dont nous parlent les médias. Cependant chacun sait aussi que les « trains qui arrivent à l’heure » n’intéressent pas les médias. Plus »