Le Quotidien du Médecin titre : « Les médecins pro-baclofène contre-attaquent après l’avis négatif du comité scientifique temporaire de l’ANSM ».

La médecine est-elle devenue un guerre avec ses attaques, ses contre-attaques?

C’est en effet ce que peut laisser évoquer cet article avec l’emploi de termes guerriers.

Il semble malgré tout que la « bataille » entre médecins est aussi vieille que la profession.

Si l’on remonte dans l’histoire, les « polémiques » entre les médecins ont toujours existé. Par contre il ne faut pas croire que les tenants de la médecine « académique », ceux qui défendent les connaissances propres à chaque époque, ont eu à chaque fois raison, ce serait plutôt le contraire. En effet les vérités d’aujourd’hui sont rarement celles de demain. Le  docteur SEMMELWEIS est l’exemple parfait et son rejet par l’institution médicale symptomatique du fonctionnement de celle-ci.

Cependant, de tout temps, l’arrogance des médecins a fait partie du comportement le plus habituel de la société médicale. Défendre avec véhémence, les connaissances de son temps et critiquer voir menacer les autres membres de la profession qui ne pensaient ou n’agissaient pas suivant les « règles » de l’époque; a été, de tout temps le comportement courant de la profession.

L’arrogance dans la certitude de détenir la vérité et le manque d’humilité a toujours été l’une des caractéristiques de nombres de médecins.

Les comédies de MOLIÈRE ou le Dr KNOCK de Jules ROMAIN  sont là pour attester de ce que les médecins ont été moqués dans notre histoire plus ou moins récente.

 

 

Mais jusqu’à une époque récente, les médecins disposaient de peu d’outils thérapeutiques performants.

C’est l’avènement de la chimie et à sa suite le développement de médicaments par l’industrie pharmaceutique qui a donné aux médecins des « outils » efficaces comme les antibiotiques.

 

 

Il n’empêche, que bien que nous disposions aujourd’hui de médicaments efficaces, de techniques chirurgicales avancées, d’outils technologiques performants, force est de constater que la santé de tout un chacun n’a pas fait les progrès espérés et que même si notre vie humaine a été allongée, elle est encore limitée et de plus en plus nous atteignons l’âge de notre mort avec des handicaps de plus importants quand nous ne sommes pas complètement dépendants et cela grâce aux fameux progrès de la médecine.

Mais qu’attend-on  de la médecine? De vivre le plus vieux possible mais pas dément et grabataire, bien évidemment. Or ce n’est pas ce qui se profile à l’horizon? J’ai le sentiment que la médecine produit plus de patients dépendants d’elle que de patients autonomes. Et cela pour le plus grand bénéfice de ceux qui tirent profit de l’allongement de la durée de vie.

 

 

Malgré ce constat de l’efficacité, somme tout très relative de la médecine et des médecins, ces derniers continuent de manquer, pour le plus grand nombre, d’humilité et font, pour une grande majorité d’entre eux preuve d’une arrogance rare en laissant penser que la médecine est toute puissante et peut tout.

 

 

L’exemple aujourd’hui du Baclofène, montre que le patient est peu pris en compte surtout par nos autorités sanitaires. Ainsi 41 cliniciens se sont levés contre la récente analyse d’inefficacité du médicament et la publication par l’ANSM des conclusions de son comité d’expert. Comme le dit l’article, ces « polémiques » entre experts, médecins, autorités sanitaires n’aident pas les patients qui souffrent. Si le Baclofène coûtait des milliers d’euros chaque mois de traitement, je suis persuadé que les autorités, avec les même données le traiterait très différemment.Mais voilà c’est un traitement qui ne rapporte rien ou presque.

 

 

Et que penser alors de cette tribune de 124 médecins dénonçant ce qu’ils appellent les fake Médecines; tribune soutenue aujourd’hui par 2387 personnes dont 872 médecins.

L’arrogance de cette tribune et aujourd’hui les soutiens de celle-ci qui se sont répandus dans les médias, trop contents de faire de l’audience et du buzz; m’a profondément attristé.

Car c’est bien ici,l’expression d’une arrogance issue du passé dont il est question.

Arrogance de ceux qui croient détenir la vérité oubliant que la vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain.

Et comme dans les temps anciens, ces médecins signataires veulent sanctionner leurs confrères qui ne soignent pas comme eux.

 

 

 

Dans leurs explications ils oublient que nombres de patients continuent de souffrir et cela malgré leurs thérapeutiques à principes actifs.

Ils oublient que ces patients qui souffrent s’adressent aux médecins et leur demandent de les soulager. Or dans bien des cas, le nombre pourtant impressionnant de médicaments disponibles en pharmacie n’est que de peu d’aide pour ces patients.

Alors que font-ils?

Ils se tournent vers les charlatans, nous disent ces médecins signataires, stigmatisant au passage ceux de leurs confrères qui prescrivent des médicaments homéopathiques. En effet, chaque médecin sait que ces médicaments homéopathiques ne contiennent aucun principe actif et par là même ne peuvent pas prouver leur efficacité dans des études taillées pour prouver l’efficacité d’un médicament à principe actif.

L’effet est donc celui de l’effet placebo.

Cet effet placebo est estimé à 30% de bénéfice.

Mais ces médecins, ces signataires, ces auteurs de cette tribune considèrent qu’une efficacité de 30%, essentiellement dans des soins de maladies qui guériraient seules, n’est pas acceptable.

 

 

 

Apporter du soin et donc du soulagement dans certains cas, avec l’aide de l’effet placebo n’est donc pas acceptable. Et cela parce que ce n’est pas éthique d’utiliser un placebo pour apporter du soin et du soulagement.

Ce n’est pas éthique, d’utiliser une thérapeutique qui n’a pas de preuve d’efficacité au delà de l’effet placebo.

Ces médecins oublient complètement ce que les anglo-saxons appellent le « care », prendre soin.

 

 

A les en croire la médecine se limite à l’obtention de la guérison ou du moins de soins exclusivement apporté par des médicaments à principe actif. Je n’emploie pas à dessein le terme allopathique qui correspond pourtant au terme classique de la prescription de ces médicaments à principe actif, car ces signataires critiquent l’emploi de ce terme à la seule raison qu’il a été inventé par les homéopathes désireux de différentier leurs médicaments de ceux des médecins « traditionnels ». L’arrogance de ces derniers va jusqu’à contester l’emploi de certains termes.

 

 

Cette « guerre » entre médecins amènent ces médecins détenteurs de « la vérité en médecine »,jusqu’à traiter de charlatans leurs confrères qui ont l’outrecuidante d’utiliser des thérapeutiques n’ayant pas fait la preuve de leur efficacité. Or c’est oublier que la médecine ne se résume pas à la prescription. Elle est un tout qui va de l’écoute, interrogatoire, l’examen clinique, l’hypothèse d’un diagnostic et enfin un traitement. Or même si les médecins homéopathes prescrivent des « granules de sucre », ils ont suivi avant cette prescription la démarche médicale qui leur a été enseigné à la faculté de médecine. Pourquoi alors leur dénier l’exercice de la médecine au seul fait que l’acte final ne correspond pas aux critères « normaux »?

 

 

Par ailleurs que vont penser les patients qui font appel à ces médecins, qui sont traités par d’autres de leurs confrère de médecins pratiquant une médecine ésotérique? Ils ne vont sans doute pas paniquer comme certaines plaintes ordinales le laisse entrevoir, mais ils vont s’interroger, pour le moins, sur la corporation médicale.

 

 

Quelle arrogance de croire détenir la vérité et qui plus est de vouloir imposer comme unique sa propre pratique.

La vie n’est-elle pas complexe et avec elle l’exercice de la médecine?

 

 

Quelle arrogance de vouloir lutter contre nombres de pratiques de confrères surtout quand l’on sait que la majorité des médicaments dont ces médecins défendent l’efficacité est souvent très faible et que les médicaments vraiment efficaces sont un très petit nombre. De plus que penser de tous ces scandales pharmaceutiques qui par le passé ont montré que nombre de médicaments prescrits étaient dangereux pour les patients. Ne faut-il donc pas faire preuve de plus d’humilité dans l’exercice de la profession médicale?

 

 

De plus, quand je vois des médecins urgentistes, cardiologues, neurologues être les leaders de la contestation d’une médecine pratiquée presque exclusivement par des médecins généralistes, je m’interroge.

Et ce n’est pas le soutien de certains de mes confrères généralistes qui effacent mes questionnements.

En effet, la médecine générale est contestée depuis plusieurs dizaines d’années.

Et ce n’est pas le fait qu’elle soit devenue une spécialité soi-disant à part entière, enseignée à l’hôpital qui change quoique ce soit.

Comment d’ailleurs peut-on enseigner la médecine générale à l’hôpital et par des professeurs agrégés hospitaliers alors que cette médecine après les bases acquises à la facultés, s’apprend exclusivement en dehors de l’hôpital. Mais là est un autre débat.

 

 

Je ne comprends donc pas que des confrères généralistes peuvent ainsi soutenir une tribune et applaudir des confrères qui ne sont jamais confrontés aux patients qui fréquentent les cabinets de médecine générale.

Et cela ne peut pas se résumer à une question d’éthique de prescription d’un placebo.

En effet, la médecine est complexe.

Cette tribune est pour moi, un mauvais coup porté à la médecine, à la médecine générale et aux patients qui souffrent. Les signataires n’ont sans doute pas compris la portée de leur tribune en se drapant ainsi dans la défense de l’éthique médicale de la médecine par les preuves, elle même très corrompue.

Jamais aucun patient n’a tiré bénéfice des « guerres » entre médecins, ni hier, ni aujourd’hui, alors pourquoi avoir « allumer cette guerre »?

Juste une information sur un conseil départemental de l’ordre des médecins où il se passe des « choses ».
Sommes nous informés de ce qui s’y passe?
Il semble que non.

Or il s’y passe des « choses » :

« « Le dépôt de cette plainte contre un candidat à l’élection ordinale constitue une attitude inadmissible et reflète un fonctionnement basé sur la menace et l’intimidation, que nous ne pouvons pas cautionner. »

La menace et l’intimidation?

Dans un conseil de l’ordre ?

Nous aimerions en savoir plus sur le fonctionnement des conseils de l’ordre.

La transparence est une des composantes de la démocratie.

Or il semble que le fonctionnement de l’ordre des médecins soit particulièrement « opaque ».

 

Les médias font leur Une sur l’épidémie de rougeole qui sévit actuellement dans le sud-ouest de la France.

Mais s’agit-il vraiment d’une épidémie? Je vous engage à lire le court  billet de ce confrère sur ce questionnement.

Mais pour rester factuel l’INVS nous apprend qu’en 2017, il y a eu 519 cas de rougeole déclarés sur le territoire national. Est-ce que cela en fait une épidémie ou n’est-ce pas plutôt des cas sporadiques qui correspondent à la circulation d’un virus?

Il est intéressant de noter que dans ce document publié sur le site de l’INVS, qui affirme l’actualisation des données au 12/02/2018, il n’est pas possible de savoir le nombre de cas déclarés en 2018. Une partie de l’information manquante nous est fournie par le journal Sud Ouest (269 cas pour 209 cas en Gironde) au 13/02/2018. Pour mémoire, la Gironde compte une population de plus de 1.5 millions d’habitants ce qui fait si mes calculs sont exacts 0.014% de sa population touchée par la rougeole. Épidémie vraiment?

 

La ministre de la santé après avoir imposé l’obligation vaccinale pour les nouveaux nées, recommandent maintenant à tous les adultes qui ignorent leur statut vaccinal vis à vis de la rougeole ( et qui sont trop vieux pour avoir été vaccinés dans leur enfance)  de se faire revacciner.
Mes confrères se font les porte-paroles des recommandations des autorités sanitaires et incitent leurs patients à se faire revacciner contre la rougeole.

J’ai sur le sujet plusieurs questions dont j’aimerai avoir des réponses.

 

 

 

1) La vaccination contre la rougeole est un traitement préventif reconnu pour éviter la survenue d’une rougeole.
En est-il de même quand une épidémie est en cours?
En d’autres terme, vacciner en cours d’épidémie de rougeole, a-t-il la même efficacité que quand il n’y a pas de cas de rougeole?
La vaccination de la rougeole est-elle en capacité d’interrompre une épidémie en cours?

 

 

 

2) Une étude de l’INVS de 2013 nous apprends que 99.5% des adultes de plus de 40 ans ont des anticorps protecteurs contre la rougeole (tableau 3 page 530). Or la vaccination contre la rougeole n’existait pas dans leur enfance.

Qu’attend-on comme bénéfice en recommandant la vaccination de ces même personnes?
En d’autres terme que nous dit la science sur l’intérêt de vacciner les adultes de plus de 40 ans sachant que 99.5% d’entre eux sont protégés contre cette maladie?

 

 

 

3) La vaccination contre la rougeole est une vaccination avec un vaccin contenant un virus vivant atténué.
Il est reconnu que après vaccination contre la rougeole il se produit une période de plusieurs semaines où il existe une diminution des défenses immunitaires chez le sujet vacciné. Cela est vrai pour toutes les vaccinations mais surtout pour celles avec un virus vivant.

Pour une information complète sur le sujet, lire l’article de CMT sur le blog de Docteurdu16.

J’aurai aimé pouvoir citer un article aussi bien documenté  émanant de nos autorités sanitaires mais il n’existe pas.

Pour les anglophone, l’étude la plus complète sur le sujet se trouve ici.

Quel est l’intérêt de provoquer une baisse de l’immunité du fait de la vaccination dans toute une population où circule un vaccin sauvage très contagieux et très virulent?
En d’autres terme, y-a-t-il un bénéfice réel à vacciner plutôt qu’à ne pas le faire?

 

Voilà mes interrogations.

Je souhaiterai avoir des réponses en particulier de nos autorités sanitaires.

Une année de plus de passée.

Je souhaiterai, alors que la nouvelle année commence,revenir sur cette année 2017.

Que s’est-il passé en cette année écoulée, qui soit notable dans l’évolution de la santé? Jetons un coup d’œil dans le « rétroviseur ».

 

Dès le début de l’année, les décisions et comportement du Conseil de l’Ordre des Médecins m’interpellait . Toute l’année 2017, me verra m’interroger à plusieurs reprises sur cette institution avec en point d’orgue, la menace du président national de l’Ordre des Médecins, vis à vis des médecins qui oseraient s’interroger sur l’obligation vaccinale.

 

Dans la droite ligne de ce qui sous-tend le comportement de l’Ordre des médecins: l’obéissance à l’ordre établi, l’obéissance aux autorités, la remise en cause d’une pensée critique;  la contestation de la différence et jusqu’à l’interdiction même de penser différemment s’exprimait dans les écrits de 2017 de confrères. Je m’en étonnais.

 

Peu de temps après ces réflexions, la « saga » de l’obligation vaccinale commençait. Ce sera un des grands sujets de santé qui agitera la fin de l’année 2017. Preuve s’il en est, ce sera même un sujet d’actualité car le quotidien le Monde en fera sa Une du 31 décembre 2017 comme avec lui Le Figaro. Les sujets santé sont dans mon souvenir, rarement à la Une des quotidiens nationaux. Il est donc clair que cette problématique de l’obligation soulève un questionnement qui va au delà de la seule santé.

 

Une autre « saga » qui semble en ce début d’année 2018 s’être estompée, fut sans nul doute, la « saga » du Lévothyrox. Elle s’étala sur plusieurs semaines, fit couler beaucoup d’encre et montra, une fois de plus l’incompétence de l’ANSM, agence qui succéda à l’ AFSSAPS après l’affaire du Médiator. Mais, il semble que l’incompétence et les liens d’intérêt soient consubstantiels au fonctionnement de nos autorités sanitaires.

 

Les débats sur l’obligation vaccinale feront les beaux jours de la fin d’année. Ils nous montreront à quel point, le dogme et l’autoritarisme médical est plus fort que la réalité scientifique.

Ce qui est malgré tout notable dans cette histoire d’obligation vaccinale, c’est cette volonté de contraindre. La volonté des autorités d’imposer leur vision et cela sur un sujet qui touche l’intimité des familles. C’est la prise de pouvoir de l’état sur le corps des enfants en négation totale de la responsabilité personnelle et parentale mais aussi en contradiction avec les lois de bioéthique qui disent que l’on ne peut pas se passer du consentement quand on « touche » au corps.

 

Les propos pour l’obligation vaccinale n’ont été qu’une succession d’avis d’autorité dont le but est la soumission. A aucun moment, il n’a été fait appel à l’intelligence de tout un chacun. Notre appel en ce sens aux députés avant le vote de cette obligation, est resté lettre morte. A croire que lorsque l’on débat de problème de santé publique, l’intelligence et l’esprit critique pointent aux abonnés absents chez nombres de personnes en particulier dans les hautes sphères décisionnelles.

 

Pourtant de réelles questions se posent, en particulier sur l’innocuité des produits de santé. Mais ce type de questionnement semble complètement ignoré par bon nombre de responsables médicaux avec à leur tête notre actuelle ministre de la santé.

 

Pour terminer l’année 2017, des indicateurs comme quoi la santé est un vaste marché libéral où l’argent est le seul moteur, ont vu le jour. Faire de chaque personne en bonne santé des malades soumis à un traitement, suivre la bonne observance du traitement prescrit, en un mot, la main mise par les autorités médicales sur notre vie, est semble-t-il le chemin qui s’annonce.

 

Cette analyse ne serait pas exhaustive ( mais l’est-elle vraiment?) sans évoquer la publication de l’INCA « Dépistage des cancers du sein, s’informer et décider ». Ce livret est paru en août 2017. « Son objet est de délivrer à chacune toutes les informations utiles pour décider de réaliser un dépistage. Il explique aussi les risques à ne pas se faire dépister et indique par ailleurs quelques conseils de prévention des cancers du sein. Ce livret a vocation à être joint au courrier d’invitation. » Venant d’une autorité de l’état, l’on en attendait une position « neutre » et informative sur le sujet.

Ce livret est tout sauf un document indépendant et qui délivre une information équilibrée sur le sujet. Malgré des publications de plus en plus nombreuses , ce livret est encore une fois un livret de propagande pour la mammographie de dépistage. Le collectif Cancer-Rose l’a analysé, comme il le fait de toutes les publications qui sortent sur le sujet. En se basant sur une grille de lecture de la qualité de l’information Cancer-Rose a noté la qualité de ce document. Il reçoit la note de 6/20.

6/20 pour la qualité d’une publication d’une agence de l’état !!!!

Comment l’état peut-il publier un document d’une qualité si médiocre?

Ici encore, le dogme, la croyance, les liens d’intérêt et les avis d’autorité ont plus de poids que l’analyse critique et indépendante des publications scientifiques.

 

 

 

Je m’interroge donc sur ce que sera l’année 2018.

L’obligation vaccinale ouvre la boite de Pandore de la contrainte. Divers articles indépendants ont montré à quel point cette obligation n’a aucune justification quand on réfléchit en terme de science médicale en interrogeant la balance bénéfice/risque. Seul le dogme dans la croyance d’un bénéfice par définition non démontré est le moteur de nos autorités et de nombres de médecins.

En effet, comme le montre le sujet sur la vaccination, mais aussi le dépistage du cancer du sein; l’analyse critique, les connaissances, les études scientifiques indépendantes, tout est balayé au profit de croyances qui laissent de coté tout ce qui dérange. Les mensonges souvent par approximation et simplification extrême se retrouvent dans la bouche des autorités et tous ceux qui les soutiennent. La communication et le marketing ont largement pris la place de l’information. Nous nous moquons des États Unis et de leur président avec ses « fake news ». Mais nos autorités sanitaires n’ont pas de discours différents quand ils affirment sans sourciller que « l’obligation c’est la confiance » juste après avoir nié qu’il puisse exister des effets secondaires avec par exemple les vaccins. Et que penser de notre ministre de la santé qui dans une interview récente parle de bénéfice énorme (49mn21s) pour des traitements récents et cela en reprenant les mots même de l’industrie pharmaceutique, son discours marketing complètement déconnecté de la réalité. L’industrie pharmaceutique n’a, en effet, pas produit ces 25 dernières années la moindre molécule vraiment innovante et indispensable comme ont pu l’être les antibiotiques ou les neuroleptiques.

 

Cette obligation votée sans réelle opposition ni manifestation du plus grand nombre, va rendre possible l’extension de l’obligation pour un vaccin comme le Gardasil, pour les filles comme pour les garçons. Pas besoin là non plus de preuves scientifiques, la conviction des autorités suffira, associé aux lobbys de toutes sortes.

L’obligation de la vaccination antigrippale pour les professionnels de santé verra aussi sans doute le jour dans un contexte identique : pas de preuve scientifique de son intérêt, dogme et toute puissance.

Et quoi d’autre encore?

L’avenir nous le dira.

La réelle gravité de ce qui s’est passé en 2017 est d’initier la contrainte en matière de santé non sur des faits scientifiques indiscutables mais sur des croyances.

Dans ce cas, le pire peut être à craindre.

 

 

 

Après ces mots pleins d’inquiétudes, je voudrais malgré tout terminer ce premier billet de l’année sur des mots d’espoir.

« soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres » Cette maxime de La Boétie est aujourd’hui d’une actualité criante.

Et ces quelques dessins que je trouve personnellement  plus inspirant que de longs discours

 

Je vais aujourd’hui vous raconter une histoire.

Ce n’est pas un conte de Noël, loin s’en faut.

 

C’est l’histoire d’un chef d’une entreprise privée qui est en instance de divorce.

Comme souvent dans de pareils cas, il a fait des rencontres.

Il a même des rapports sexuels avec certaines d’entre elles.

Tout cela se fait dans l’intimité mais a lieu parfois au sein de son entreprise, dans ses propres bureaux mais en dehors de son activité professionnelle. Personne à part sa femme avec laquelle il est en train de divorcer et ses associés professionnels, ne sont au courant de sa ou ses  liaisons. Personne dans son activité professionnelle, ses clients et clientes ne savent quoique se soit. Cela se fait dans la discrétion la plus totale sauf pour ses associés.

Sa femme a eu connaissance de ses agissements en piratant illégalement et à son insu  sa boite mail personnelle.

Tout cela aurait pu s’arrêter là si sa femme accompagnée de ses associés n’avaient saisi la juridiction d’état dont dépend l’exercice professionnel de ce chef d’entreprise. Cette juridiction l’a condamné à 6 mois d’interdiction de l’exercice de sa profession dont 3 mois avec sursis. L’instance qui l’a condamné n’a pourtant rien trouvé à lui reprocher sur le plan de sa pratique professionnelle ni sur ses relations avec les clientes et clients dont il n’a d’ailleurs fait l’objet d’aucune plainte. Le motif de la sanction est « un comportement jugé contraire « au principe de moralité » et « de nature à déconsidérer la profession »

 

Ce monsieur a donc été lourdement condamné, pour une faute jugée immorale et non une faute professionnelle.

 

A la lecture de cette histoire, vous vous dites sûrement qu’elle se passe dans un pays très éloigné de la France. Dans un pays ou la morale en particulier religieuse fait la loi. En effet, l’adultère n’est en aucun cas punissable dans notre législation française. Pas plus que d’avoir des relations sexuelles consenties dans un cadre strictement privé. En effet l’utilisation des locaux d’une entreprise privée, pour une activité non délictueuse, qui plus est en dehors des horaires professionnels,  ne sont pas à mon sens sous le contrôle de quelque organisme que ce soit.

 

Et bien détrompez vous, cette histoire est française.

Elle s’est passée en Ariège et c’est un médecin généraliste libéral qui en a été victime. C’est le Conseil Régional de l’Ordre des Médecins  qui l’a sanctionné sur plainte du Conseil Départemental de L’Ordre des Médecins.

Vous pouvez lire sur le site du Quotidien du Médecin, la retranscription sommaire de l’affaire.

 

Cela montre, une fois de plus combien les médecins sont soumis à l’arbitraire du Conseil de l’Ordre des Médecins.

En effet, que nous apprend cette histoire?

Que la morale peut être une raison invoquée pour sanctionner un médecin.

Pourtant nous sommes en France dans une république laïque où les questions morales n’ont normalement pas lieu de citer. Donc invoquer la morale, ici l’adultère, mais aussi semble-t-il le fait que ce médecin ait eu des relations sexuelles dans son cabinet médical privé, a constitué un faute grave pour les membres de l’instance ordinale.

Mais qui sont-ils pour s’ériger ainsi en « donneurs de leçons » morales? Et cela d’autant plus que ces faits étaient ignorés des patients du cabinet et plus généralement de la population de la région.

De plus il est intéressant de se souvenir de l’affaire AZOUT et du comportement de l’instance ordinale d’alors. Cette affaire concerne un médecin gynécologue célèbre dont les patientes victimes de viols avaient saisi le Conseil de l’Ordre des Médecins de Paris pour ces délits et que celui-ci avait fermé les yeux et blanchi le praticien. Par ailleurs, il est à noter que ce médecin était très en vue sur la place de Paris et bénéficiait de nombreux soutiens dans la profession et ailleurs.

Ce qui est relaté ici est l’opposé de cette histoire : un médecin « lambda » sans notoriété ni soutiens, sanctionné pour des faits où il ne devrait pas l’être.

Mais l’on perçoit ici aussi, le « parfum » des liens d’intérêts de ceux qui ont jugé. On y retrouve ainsi un médecin associé du  médecin condamné; à la plus haute fonction de l’Ordre des Médecins de son département. Effet, parmi ces deux confrères, figure l’actuel président du Conseil départemental de l’Ordre des Médecins de l’Ariège.

Il me parait clairement évident que cette décision est l’expression d’un arbitraire. Comment peut-on penser que la décision de sanctionner ce médecin a une peine très lourde ( interdiction d’exercer) s’est faite sans pression et sans influence? Ce n’est pas parce que le Conseil Régional de l’Ordre des Médecins qui l’a sanctionné affirme que « L’ancienne associée du médecin visé s’était récusée, comme le veut la procédure, et n’a donc pas pris part à ce vote.  » que cela change quelque chose à l’influence de cette personne sur le vote. Chacun sait que dans notre société, il est rare qu’un dirigeant d’un échelon inférieur soit désavoué par l’échelon supérieur.

Les protestations du conseil de l’ordre dans cette affaire comme la précision « Il est par ailleurs important de préciser que l’actuelle présidente du CDOM de l’Ariège a été élue à cette fonction le 5 juillet 2016, soit postérieurement à la décision de porter plainte. Le fait qu’elle ait été l’associée du médecin condamné est donc nul et non avenu pour ce qui concerne cette décision. » ne change rien à l’affaire. Ceux qui connaissent le fonctionnement de l’instance ordinale savent bien que le fait d’être élu postérieurement n’est pas une preuve d’indépendance de l’institution. Au contraire c’est la preuve que l’élue est quelqu’un d’influent. Par ailleurs il est de notoriété dans le milieu médical que ne se présentent à l’élection des conseils de l’ordre, que ceux qui ont un intérêt personnel à le faire. Ainsi la participation à ces élections professionnelles sont très inférieures à 50% des inscrits ( je n’ai pas trouvé de références) car la confiance dans cette instance est « minimale » chez les médecins.

Cette histoire et la mémoire du passé illustre la célèbre maxime de La FONTAINE :

“Selon que vous serez puissant ou misérable Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.”

 

D’ailleurs, cette influence manifeste dans la décision qui a été prise, est confirmée par le fait que le médecin n’a pas souhaité faire appel de la décision de cette institution.

Pourquoi accepte-il cette décision parfaitement arbitraire? Il le dit : « Je souhaite définitivement tourner la page et oublier toute cette affaire ». C’est aussi la preuve qu’il sait qu’il n’obtiendra sans doute jamais justice, même au prix d’un combat long et épuisant, tant le conseil de l’ordre des médecins est tout sauf une institution impartiale et  démocratique.

A ce propos je rappelle souvent que François MITTERRAND candidat à la présidence de la république en 1981, qualifiait le conseil de l’ordre des médecins d’offense à la démocratie et voulait supprimer cette institution. Près de 40 ans plus tard, cette institution est toujours là et rien n’a changé.

 

Pour terminer, le Conseil de l’Ordre des Médecins s’est-il inquiété du sort des patients qui se voient privés de médecin pendant 3 mois?

Il n’est pas impossible de penser que ceux-ci se verront contraint de s’adresser aux médecins à l’origine de l’interdiction d’exercer de leur médecin. Pour le coup, n’y-t-il pas un problème de moralité dans cette décision de l’instance ordinale?

 

Au final, pouvons nous espérer qu’un jour, les médecins soient « libérés » d’une telle « épée de Damoclès »?

C’est peu probable. Le médecin « lambda » sera toujours seul et sans défense  face à la puissance du système.

Mais c’est aussi vrai pour tous les citoyens. C’est une des raisons principales de tant de souffrance au travail.

Cette histoire est anecdotique. Mais les anecdotes nous disent souvent beaucoup sur le fonctionnement de notre société.

 

PS : d’autres exemples du comportement de conseil de l’ordre :

Le Conseil de Ordre des Médecins : une juridiction « d’exception » ? (2)

Et maintenant la menace vis à vis des médecins

PS2 : Je n’ai aucun lien d’intérêt particulier avec le médecin condamné, je ne le connais pas ni ne sais qui il est.

 

 

 

 

 

 

Il y a quelques semaines, je posais la question de savoir si l’obligation vaccinale n’était que le début de la marche en avant vers la dictature médicale.

L’actualité me fournit un nouvel élément qui va dans ce sens :

La mise sur le marché du premier médicament connecté.

 

Un certain nombre de professionnels vont se réjouir de cette innovation.

Comme le signale l’article des Échos, le but annoncé est que l’observance d’un traitement permette de faire de substantielles économies.

Ce sont des fonds de capital risque, des assureurs qui sont les plus enthousiastes dans cette nouveauté. L’industrie pharmaceutique est elle aussi partie prenante avec  NOVARTIS un des géants du secteur.

C’est donc l’argent qui motive.

La santé ne semble que tout au plus, un prétexte. Ce n’est sûrement pas un hasard si cette « innovation » est présentée dans un journal économique et non dans une publication médicale.

 

Ce qui n’apparaît pas dans cet article c’est que peu de médicaments sont absolument indispensables pour la santé. Je veux dire pas là que nombre de médicaments prescrits le sont plus par la pression du lobby pharmaceutique et la volonté de toute puissance de beaucoup de médecins que parce qu’ils sont justifiés par la balance bénéfice/risque de ceux-ci. Pour être encore plus simple, nombre de médicaments présentés comme indispensables par les prescripteurs, ne le sont pas.

Chacun sait que les médecins ne sont pas tous d’accord sur les thérapeutiques à suivre.

Qui déterminera alors quel médicament  est indispensable? Les autorités comme dans l’obligation vaccinale? Après ce premier médicament, quel sera le suivant et les autres qui suivront?

 

Les patients ne seront alors plus libres de prendre ou pas le médicament prescrit, quand la prise de celui-ci sera surveillé. Quelles seront les sanctions pour ceux qui ne se conformeront pas à l’injonction médicale?

 

Par ailleurs avec ces nouveaux médicaments connectés, les médecins ne seront plus uniquement des prescripteurs, mais aussi des « contrôleurs » de la bonne observance des traitements prescrits.

N’est-ce pas un pas supplémentaire vers la perte de liberté de disposer de son corps?

Ce sera, à n’en pas douter, plus de contraintes et donc un pas de plus vers « la police médicale ».

 

 

 

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que les médecins qui s’opposent à l’obligation vaccinale soient menacés par le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM). C’est son président, le Dr BOUET qui menace.

C’est à l’occasion d’une interview dans le journal Le Médecin Généraliste que le président du CNOM a proféré ses menaces. Plus »

Je viens de découvrir grâce à ma liste tweeter  un article de blog du BMJ ( British Medical Journal).

Cet article, écrit par une ingénieure informatique,  a pour sujet l’obligation qu’ont les femmes uruguayennes à se soumettre à une mammographie de dépistage tous les 2 ans à partir de 40 ans. C’est le seul pays au monde à avoir rendu obligatoire, le dépistage du cancer du sein par mammographie.

Mais cet article, dont on pourrait croire qu’il ne s’intéresse qu’au dépistage du cancer du sein par mammographie, va en fait beaucoup plus loin.

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Sous le titre : « 49 s’engagent pour la protection des enfants », le lobby de santé en grande majorité médical, apporte son soutien plein et entier à la décision d’obligation vaccinale annoncée par la ministre de la santé.

C’est un manifeste :

« Écrit public par lequel un prince, un État, un parti… fait connaître ses vues sur tel ou tel sujet ou explique sa conduite dans une affaire importante. « 

« LE MANIFESTE DES 49 SOCIÉTÉS SAVANTES POUR LES 11 VACCINS OBLIGATOIRES DE L’ENFANT »

L’affaire est donc d’importance.

Il faut contraindre. Plus »

Lors de son interview du 26 septembre au micro de Jean-Jacques BOURDIN, madame la ministre de la santé a parlé, en fin d’émission de l’obligation vaccinale à venir.

Le CNOM, dans un communiqué du 28 septembre, « …se félicite de l’extension prochaine de l’obligation vaccinale à 11 vaccins… »

 

La ministre de la santé

 

Je suis atterré par les propos tenus par la ministre de la santé au sujet de la rougeole et de sa vaccination. Elle est ministre de la santé, qui plus est médecin et elle affirme des éléments qui montrent une méconnaissance totale du sujet. Vous me direz que ce qu’elle dit est aussi exprimé par un certain nombre de confrères ce qui fait que des mensonges répétés deviennent des vérités.

Que dit-elle?

« C’est un enjeu planétaire, les épidémies, ce n’est pas un enjeu français…. dans notre pays reviennent des épidémies qui ont disparu ailleurs dans le monde. Vous vous rendez compte, en Amérique latine ils ont éradiqué la rougeole et nous nous avons eu 10 enfants qui sont morts de la rougeole ces 10 dernières années. En Amérique latine, grâce à la vaccination, il n’y a plus de rougeole. En France grâce à la vaccination, il n’y a plus de variole et dans le monde, grâce à la vaccination il n’y a plus de variole. Il faut éradiquer les maladies. » Plus »