Condamnés par l’Inquisition, de Eugenio Lucas Velázquez (1862), Musée du Prado.

 

Il y a quelques billets de cela, j’évoquais la « guerre » que se livrent les médecins pour la suprématie de leur façon de penser et d’exercer.

Plus récemment, je parlais d’un article d’un confrère qui mettait en avant la complexité de la médecine et combien l’arrogance dans son exercice était problématique.

 

 

 

Le conflit entre les médecins qui dénoncent la prescription homéopathique et les médecins homéopathes vient de connaître un nouveau rebondissement.

Vous pouvez lire des points de vue différents, ici, ou encore .

 

 

Que des médecins en viennent à se « battre » ainsi, par médias et Conseil de l’Ordre interposés, me désolent. En effet, cette « division » est un mauvais coup porté à l’exercice de la médecine.

Que des médecins en viennent à s’entre-déchirer n’est bénéfique pour personne.

Et les patients dans tout cela?

Quelle image de l’exercice de la médecine cela donne-t-elle?

Et cela à l’heure où le suicide de médecins ou de personnels soignants, la grève de certains personnels hospitaliers pour pouvoir tout simplement faire leur métier, et le « malaise » des urgences; font la UNE des médias.

Le problème de la prescription de l’homéopathie, de son remboursement, mais aussi de certaines autres pratiques non validées; est-ce vraiment le problème N°1 de la santé en France? Une telle agressivité, de part et d’autre est-elle justifiée?

 

 

 

Cela étant dit, je me pose plusieurs questions sur cette initiative soutenue par nombre de confrères. Questions que je ne vois jamais posées

 

 

 

1) Cette tribune, quelle image de la médecine et des médecins donne-t-elle dans l’opinion publique?

Le fait d’être médecin, autorise-t-il à prononcer de telles injonctions?

Le médecin n’est-il pas celui qui « propose » et non celui qui « ordonne »?

Le médecin ne doit-il pas respecter la vision du monde de l’autre? Doit-il être celui qui impose sa propre vision de la médecine? Et cela au mépris du fait que personne ne détient la vérité.

 

 

 

 

2) L’ambiguïté du Conseil de l’Ordre des médecins se fait jour avec la plainte ordinale des homéopathes.

Les signataires de la tribune en ont appelé au Conseil de l’Ordre des médecins pour qu’il « sanctionne » les médecins homéopathes au nom de la déontologie du soin.

Et maintenant c’est au nom de la déontologie entre les médecins que les homéopathes demandent que les signataires soient sanctionnés.

N’est-il pas temps, plutôt que de s’indigner de telles ou telles plaintes, de s’interroger sur l’ambiguïté du Conseil de l’Ordre des médecins et donc sur son l’existence ?

Combien de pays dans le monde possèdent ce type de « juridiction »? Il semble qu’il n’y en ait pas beaucoup. Pourquoi si cette institution est si « remarquable » tous les pays ne s’en sont-ils pas dotés?

Il semble que l’Ordre des Médecins ne garantissent en rien un exercice de la médecine « éthique ». Alors ne pourrait-on pas s’en passer utilement? Ce type de question me parait plus importante que de savoir qui des homéopathes ou de leurs détracteurs sont à « sanctionner ».

 

 

 

3) Y-a-il l’instauration progressive d’une « police médicale » qui impose telle façon de soigner et « interdit » telle autre?

En expliquant que l’homéopathie n’a aucune preuve d’efficacité et par ce fait doit être écartée comme manière de soigner, les signataires ne laissent-ils pas penser qu’eux ne prescrivent que des thérapeutiques évaluées.

Or il n’en est rien . Et de nombreuses publications en témoignent.

Y-a-t-il malgré tout la création de nouveaux inquisiteurs qui font la promotion de l’autodafé :

 

 

 

 

 

4) Pourquoi des médecins spécialistes de cardiologie, de neurologie, des urgentistes, ont-ils pris part à cette « croisade »?

Ils ne sont en rien confrontés dans leur pratique professionnelle à la prescription homéopathique. Ce sont essentiellement les généralistes qui le sont.

Alors, même si de nombreux généralistes portent ce combat, pourquoi n’est-il pas exclusif de cette spécialité? En d’autres terme pourquoi des spécialistes « non concernés » sont-ils aujourd’hui parmi les plus virulents?

La réponse qui est fournie à chaque fois est la même : »c’est un problème éthique. Il n’est pas éthique de soigner avec une thérapeutique qui n’a pas fait la preuve de son efficacité ».

Si l’on se positionne sur le volet éthique, il est important d’aborder tous les problèmes qui relèvent de l’éthique médicale. Les liens d’intérêt, la corruption sont des problèmes éthiques graves.

Tous ces signataires, sont-ils « à jour » de ces problèmes éthiques? Je n’ai par exemple vu nulle part la déclaration de liens d’intérêt de tous ces médecins qui s’expriment sur le sujet. Or la loi leur en fait obligation. Obéir à la loi n’est-elle pas la première règle éthique?

 

 

 

 

5) Pourquoi ces signataires vouent-ils une telle « haine » à l’effet placebo?

En effet, ce qui apparaît en filigrane dans cette attaque contre l’homéopathie et les médecines alternatives, c’est le refus de l’effet placebo.

L’effet placebo existe dès que l’on soigne.

L’ignorance quand à son fonctionnement est encore aujourd’hui complète.

Cet effet placebo est une « gène » permanente pour qui veut « prouver » qu’une molécule est efficace. C’est la raison pour laquelle l’industrie pharmaceutique ne « supporte » pas l’existence de cet effet qui la contraint donc aux pires « contorsions » pour prouver l’efficacité du moindre médicament.

Cet effet placebo est un « caillou dans la chaussure » de la toute puissance médicale.

Pourtant 30% d’effet, sans aucun principe actif, c’est quand même assez extraordinaire.

Alors pourquoi une telle campagne contre ceux qui utilisent le plus cet effet placebo?

 

 

 

 

Voilà des questions sur lesquelles j’aimerais que l’on puisse débattre et que cette « histoire » met en lumière.

Mais aujourd’hui, le débat n’est pas possible.

Il y a deux camps et si l’on n’est pas dans l’un, on se trouve dans l’autre.

Deux camps qui s’invectivent.

Pourtant la médecine est faite de nuances.

Il semble qu’aujourd’hui toute nuance est interdite. Chacun est « sommé » de choisir son camp.

Et cela est vrai dans tous les champs d’action de la médecine : prévention, vaccination, dépistage, thérapeutiques diverses.

Est-ce cela que l’on nomme le progrès?

 

Nous vivons une triste époque.

 

 

 

 

 

 

 

 

Je retransmets la lettre qu’un collectif vient d’adresser à la ministre de la santé et au directeur de l’INCA (Institut National du Cancer)

Cette lettre est une lettre d’indignation car l’INCA, autorité d’état, en charge comme son nom l’indique des problématiques liées au cancer, vient de mettre en ligne il y a quelques semaines, un nouveau site d’information sur le dépistage du cancer du sein par mammographie.

La concertation sur le sujet qui a eu lieu en 2015 et la publication du rapport en 2016, a formulé des recommandations. Ce site de l’INCA, bien que nouvellement remanié, reste sur ses errements antérieurs, ignorant totalement les conclusions de la concertation citoyenne.

Le site et sa brochure au lieu d’informer de façon neutre et indépendante les femmes à propos de la mammographie de dépistage, poursuit son marketing en faveur de ce dépistage dans la plus pure tradition du marketing pharmaceutique.

C’est inadmissible de la part d’autorités sanitaires.

 

Le collectif Cancer-Rose, alerte depuis des années sur le sujet.

Mais il reste presque inaudible.

Pourtant c’est la santé des femmes qui est en jeu.

Espérons que cette nouvelle initiative soit mieux prise en compte que les précédentes.

J’invite tous les lecteurs à se faire les porte-paroles de cette lettre pour qu’enfin, les choses bougent. Car en attendant, ce sont des seins que l’on enlève, des chimiothérapies, des radiothérapies que subissent les femmes alors que la majorité d’entre elles n’auraient jamais due être inquiétées et encore moins traitées de façon si « lourde ».

Vous pouvez télécharger la lettre en suivant ce lien.

 

 

Je retranscris les termes de cette lettre :

 

Formindep

Association pour une formation et une information médicales indépendantes de tout autre intérêt que celui des personnes

Dr Dupagne

Médecin généraliste et blogueur français, gère le site médical Atoute.org

Cancer Rose

Collectif militant pour une information loyale sur le dépistage du cancer du sein.

Groupe Princeps

Groupe militant pour la meilleure information en matière de surmédicalisation et surtraitements

UFC Que Choisir

Association au service des consommateurs pour les informer, les conseiller et les défendre. 

Mars 2018

L’institut national du cancer vient de rendre public son nouveau site d’information « Prévention et dépistage du cancer du sein »i.

Les reproches formulés en 2016 lors de la concertation citoyenneii sur le dépistage du cancer du sein à propos de son précédent site sont malheureusement toujours d’actualité. La concertation citoyenne demandait qu’une information claire, précise, complète, loyale et neutre sur le dépistage soit fournie aux femmes, leur permettant de décider ou non d’y participer. Or la communication publicitaire de l’Inca exagère les bénéfices du dépistage, et minimise voire passe sous silence ses inconvénients. En outre, le site ne mentionne aucune source ni référence à l’appui de ses affirmations.

Voici les informations qui devraient être données aux femmes selon l’état actuel des connaissances médicales.

Sur 1000 femmes de 50 ans dépistées pendant 10 ans, 4 décéderont d’un cancer du sein.
Sur 1000 femmes de 50 ans non dépistées pendant 10 ans, 5 décèderont d’un cancer du sein.

Il est maintenant établi que pour 1 à 6 décès par cancer du sein évités, 19 iii femmes seront diagnostiquées avec un cancer qui n’aurait jamais menacé leur vie (surdiagnostic). Ces femmes subiront donc inutilement l’annonce d’un cancer, ses conséquences et ses traitements.

Environ 200 femmes seront faussement alertées, avec un impact physique et psychique important.

En terme de mortalité globale, le bénéfice du dépistage n’est pas démontré . En effet, les décès consécutifs aux traitements et aux cancers radio-induits par les mammographies répétés pourraient contrebalancer le faible effet positif du dépistage.

Le Royaume Uni a précédé la France dans l’exercice de concertation citoyenne et a pris des mesures pour améliorer l’information des femmes notamment sur le surdiagnosticiv.

Le contraste avec la communication obsolète de l’INCa français est frappant.

Comme le rappelle l’OMS v, l’objectif de l’information doit être de permettre aux femmes de prendre une décision personnelle éclairée, et non de remplir des quotas de participation:

« La recherche d’un fort taux de participation à un programme organisé de dépistage ne devrait jamais prendre le pas sur des décisions éclairées, fondées sur les données de la science et les valeurs et préférences de la personne »

Nous déplorons que l’INCa persiste à mésinformer les femmes, au risque de leur santé et au mépris de leurs droits les plus élémentaires. Nous demandons donc la révision du site et du livret d’information de l’INCa, présentant tous deux les mêmes insuffisances.

 

Pour en savoir plus

  • Analyse critique du site de l’Inca : https://www.cancer-rose.fr/2175-2/
  • Bleyer A, Welch HG. Effect of Three Decades of Screening Mammography on Breast-Cancer Incidence. New England Journal of Medicine. 2012 Nov 22;367(21):1998–2005.
  • Dépistage des cancers du sein par mammographie Deuxième partie Comparaisons non randomisées : résultats voisins de ceux des essais randomisés. Rev Prescrire. 2014 Nov;34(373):842–6.
  • http://www.bmj.com/content/359/bmj.j5224 Effectiveness of and overdiagnosis from mammography screening in the Netherlands: population based study P.Autier,M.Boniol et col.

v WHO position paper on mammography screening, 2014 http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/137339/1/9789241507936_eng.pdf

 

Une année de plus de passée.

Je souhaiterai, alors que la nouvelle année commence,revenir sur cette année 2017.

Que s’est-il passé en cette année écoulée, qui soit notable dans l’évolution de la santé? Jetons un coup d’œil dans le « rétroviseur ».

 

Dès le début de l’année, les décisions et comportement du Conseil de l’Ordre des Médecins m’interpellait . Toute l’année 2017, me verra m’interroger à plusieurs reprises sur cette institution avec en point d’orgue, la menace du président national de l’Ordre des Médecins, vis à vis des médecins qui oseraient s’interroger sur l’obligation vaccinale.

 

Dans la droite ligne de ce qui sous-tend le comportement de l’Ordre des médecins: l’obéissance à l’ordre établi, l’obéissance aux autorités, la remise en cause d’une pensée critique;  la contestation de la différence et jusqu’à l’interdiction même de penser différemment s’exprimait dans les écrits de 2017 de confrères. Je m’en étonnais.

 

Peu de temps après ces réflexions, la « saga » de l’obligation vaccinale commençait. Ce sera un des grands sujets de santé qui agitera la fin de l’année 2017. Preuve s’il en est, ce sera même un sujet d’actualité car le quotidien le Monde en fera sa Une du 31 décembre 2017 comme avec lui Le Figaro. Les sujets santé sont dans mon souvenir, rarement à la Une des quotidiens nationaux. Il est donc clair que cette problématique de l’obligation soulève un questionnement qui va au delà de la seule santé.

 

Une autre « saga » qui semble en ce début d’année 2018 s’être estompée, fut sans nul doute, la « saga » du Lévothyrox. Elle s’étala sur plusieurs semaines, fit couler beaucoup d’encre et montra, une fois de plus l’incompétence de l’ANSM, agence qui succéda à l’ AFSSAPS après l’affaire du Médiator. Mais, il semble que l’incompétence et les liens d’intérêt soient consubstantiels au fonctionnement de nos autorités sanitaires.

 

Les débats sur l’obligation vaccinale feront les beaux jours de la fin d’année. Ils nous montreront à quel point, le dogme et l’autoritarisme médical est plus fort que la réalité scientifique.

Ce qui est malgré tout notable dans cette histoire d’obligation vaccinale, c’est cette volonté de contraindre. La volonté des autorités d’imposer leur vision et cela sur un sujet qui touche l’intimité des familles. C’est la prise de pouvoir de l’état sur le corps des enfants en négation totale de la responsabilité personnelle et parentale mais aussi en contradiction avec les lois de bioéthique qui disent que l’on ne peut pas se passer du consentement quand on « touche » au corps.

 

Les propos pour l’obligation vaccinale n’ont été qu’une succession d’avis d’autorité dont le but est la soumission. A aucun moment, il n’a été fait appel à l’intelligence de tout un chacun. Notre appel en ce sens aux députés avant le vote de cette obligation, est resté lettre morte. A croire que lorsque l’on débat de problème de santé publique, l’intelligence et l’esprit critique pointent aux abonnés absents chez nombres de personnes en particulier dans les hautes sphères décisionnelles.

 

Pourtant de réelles questions se posent, en particulier sur l’innocuité des produits de santé. Mais ce type de questionnement semble complètement ignoré par bon nombre de responsables médicaux avec à leur tête notre actuelle ministre de la santé.

 

Pour terminer l’année 2017, des indicateurs comme quoi la santé est un vaste marché libéral où l’argent est le seul moteur, ont vu le jour. Faire de chaque personne en bonne santé des malades soumis à un traitement, suivre la bonne observance du traitement prescrit, en un mot, la main mise par les autorités médicales sur notre vie, est semble-t-il le chemin qui s’annonce.

 

Cette analyse ne serait pas exhaustive ( mais l’est-elle vraiment?) sans évoquer la publication de l’INCA « Dépistage des cancers du sein, s’informer et décider ». Ce livret est paru en août 2017. « Son objet est de délivrer à chacune toutes les informations utiles pour décider de réaliser un dépistage. Il explique aussi les risques à ne pas se faire dépister et indique par ailleurs quelques conseils de prévention des cancers du sein. Ce livret a vocation à être joint au courrier d’invitation. » Venant d’une autorité de l’état, l’on en attendait une position « neutre » et informative sur le sujet.

Ce livret est tout sauf un document indépendant et qui délivre une information équilibrée sur le sujet. Malgré des publications de plus en plus nombreuses , ce livret est encore une fois un livret de propagande pour la mammographie de dépistage. Le collectif Cancer-Rose l’a analysé, comme il le fait de toutes les publications qui sortent sur le sujet. En se basant sur une grille de lecture de la qualité de l’information Cancer-Rose a noté la qualité de ce document. Il reçoit la note de 6/20.

6/20 pour la qualité d’une publication d’une agence de l’état !!!!

Comment l’état peut-il publier un document d’une qualité si médiocre?

Ici encore, le dogme, la croyance, les liens d’intérêt et les avis d’autorité ont plus de poids que l’analyse critique et indépendante des publications scientifiques.

 

 

 

Je m’interroge donc sur ce que sera l’année 2018.

L’obligation vaccinale ouvre la boite de Pandore de la contrainte. Divers articles indépendants ont montré à quel point cette obligation n’a aucune justification quand on réfléchit en terme de science médicale en interrogeant la balance bénéfice/risque. Seul le dogme dans la croyance d’un bénéfice par définition non démontré est le moteur de nos autorités et de nombres de médecins.

En effet, comme le montre le sujet sur la vaccination, mais aussi le dépistage du cancer du sein; l’analyse critique, les connaissances, les études scientifiques indépendantes, tout est balayé au profit de croyances qui laissent de coté tout ce qui dérange. Les mensonges souvent par approximation et simplification extrême se retrouvent dans la bouche des autorités et tous ceux qui les soutiennent. La communication et le marketing ont largement pris la place de l’information. Nous nous moquons des États Unis et de leur président avec ses « fake news ». Mais nos autorités sanitaires n’ont pas de discours différents quand ils affirment sans sourciller que « l’obligation c’est la confiance » juste après avoir nié qu’il puisse exister des effets secondaires avec par exemple les vaccins. Et que penser de notre ministre de la santé qui dans une interview récente parle de bénéfice énorme (49mn21s) pour des traitements récents et cela en reprenant les mots même de l’industrie pharmaceutique, son discours marketing complètement déconnecté de la réalité. L’industrie pharmaceutique n’a, en effet, pas produit ces 25 dernières années la moindre molécule vraiment innovante et indispensable comme ont pu l’être les antibiotiques ou les neuroleptiques.

 

Cette obligation votée sans réelle opposition ni manifestation du plus grand nombre, va rendre possible l’extension de l’obligation pour un vaccin comme le Gardasil, pour les filles comme pour les garçons. Pas besoin là non plus de preuves scientifiques, la conviction des autorités suffira, associé aux lobbys de toutes sortes.

L’obligation de la vaccination antigrippale pour les professionnels de santé verra aussi sans doute le jour dans un contexte identique : pas de preuve scientifique de son intérêt, dogme et toute puissance.

Et quoi d’autre encore?

L’avenir nous le dira.

La réelle gravité de ce qui s’est passé en 2017 est d’initier la contrainte en matière de santé non sur des faits scientifiques indiscutables mais sur des croyances.

Dans ce cas, le pire peut être à craindre.

 

 

 

Après ces mots pleins d’inquiétudes, je voudrais malgré tout terminer ce premier billet de l’année sur des mots d’espoir.

« soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres » Cette maxime de La Boétie est aujourd’hui d’une actualité criante.

Et ces quelques dessins que je trouve personnellement  plus inspirant que de longs discours

 

Les nouvelles recommandations pour la prévention, la détection, et l’évaluation de la prise en charge de l’hypertension artérielle viennent d’être mises à jour.

Elles ont été publiées par « the American College of Cardiology/American Heart Association Task Force on Clinical Practice Guidelines ».

Ce sont donc les recommandations de sociétés savantes américaines qui font autorité sur le sujet.

Un médecin blogueur en a fait un article :

Moins c’est plus, une nouvelle définition de l’hypertension artérielle

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Je viens de découvrir grâce à ma liste tweeter  un article de blog du BMJ ( British Medical Journal).

Cet article, écrit par une ingénieure informatique,  a pour sujet l’obligation qu’ont les femmes uruguayennes à se soumettre à une mammographie de dépistage tous les 2 ans à partir de 40 ans. C’est le seul pays au monde à avoir rendu obligatoire, le dépistage du cancer du sein par mammographie.

Mais cet article, dont on pourrait croire qu’il ne s’intéresse qu’au dépistage du cancer du sein par mammographie, va en fait beaucoup plus loin.

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C’est hier soir que l’article 34 qui rend obligatoire à compter du premier janvier 2018, 11 vaccins au lieu de 3; a été votée.

Un article du journal Le Monde nous relate ce vote.

63 députés ont voté pour, 3 ont voté contre et 9 se sont abstenus.

Au total, ils étaient 75 députés en séance pour voter l’extension de l’obligation vaccinale.

75 députés sur 577 que comptent l’assemblée nationale.

13% des députés ont participé à un vote d’une loi qui rend obligatoire pour tous les enfants français nés à compter du 1er janvier 2018, 11 vaccins.

Où étaient les 502 autres députés?

Où étaient 87% des députés?

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Nous avons décidé de nous regrouper entre médecins généralistes blogueurs pour adresser cette lettre en commun.

Vous pouvez vous aussi relayer cette lettre au député de votre circonscription. Vous pouvez la télécharger au format PDF en cliquant sur le lien suivant que vous trouverez ici.

Médecins généralistes  concernés par le projet d’obligation vaccinale pour les nourrissons.

16 octobre 2017

A Mesdames et Messieurs les députés

Copie à : Monsieur le premier Ministre

Copie à la Ministre des solidarités et de la santé

Copie aux présidents de groupes parlementaires

Copie au Président de la République française M. Macron

Lettre ouverte aux députés contre le projet d’extension de l’obligation de vaccination des nourrissons

Mesdames et Messieurs les député(e)s :

Nous, médecins généralistes, vous demandons de ne pas voter l’article 34 du PLFSS 2018 élargissant les obligations vaccinales à huit vaccins supplémentaires chez les nourrissons de moins de 2 ans à compter du premier janvier 2018 pour une durée indéfinie. Nous estimons que cette obligation groupée est injustifiée, contraire aux données de la science, aux droits des patients et aux principes du Droit en démocratie. Plus »

Lors de son interview du 26 septembre au micro de Jean-Jacques BOURDIN, madame la ministre de la santé a parlé, en fin d’émission de l’obligation vaccinale à venir.

Le CNOM, dans un communiqué du 28 septembre, « …se félicite de l’extension prochaine de l’obligation vaccinale à 11 vaccins… »

 

La ministre de la santé

 

Je suis atterré par les propos tenus par la ministre de la santé au sujet de la rougeole et de sa vaccination. Elle est ministre de la santé, qui plus est médecin et elle affirme des éléments qui montrent une méconnaissance totale du sujet. Vous me direz que ce qu’elle dit est aussi exprimé par un certain nombre de confrères ce qui fait que des mensonges répétés deviennent des vérités.

Que dit-elle?

« C’est un enjeu planétaire, les épidémies, ce n’est pas un enjeu français…. dans notre pays reviennent des épidémies qui ont disparu ailleurs dans le monde. Vous vous rendez compte, en Amérique latine ils ont éradiqué la rougeole et nous nous avons eu 10 enfants qui sont morts de la rougeole ces 10 dernières années. En Amérique latine, grâce à la vaccination, il n’y a plus de rougeole. En France grâce à la vaccination, il n’y a plus de variole et dans le monde, grâce à la vaccination il n’y a plus de variole. Il faut éradiquer les maladies. » Plus »

Il a beaucoup été écrit sur la « problématique » actuelle du Lévothyrox.

Je ne reviendrai donc pas sur ce qu’un certain nombre de mes confrères ont écrit, car sur ce sujet, et d’un point de vue « scientifique », je n’ai rien à rajouter de pertinent.

Je voudrais juste revenir sur ce qu’a dit la ministre de la santé dans son point de presse du 6 septembre 2017, sur le sujet. Plus »

Un des sujets qui agite la toile est la prochaine décision de la ministre de santé sur l’obligation vaccinale.

 

Nous savons que l’ancienne ministre était pour.

Nous savons aussi que la concertation citoyenne sur le sujet, lancée par Marisol TOURAINE avait abouti à la recommandation de faire passer l’obligation vaccinale de 3 vaccins à 11. Il semble malgré tout, que le Pr FISCHER, président de cette concertation,  ait plus réduit la conclusion qu’il a formulé, à son propre avis qu’à ceux qui en sont ressortis de cette concertation.

Nous croyons savoir que la nouvelle ministre de la santé le Pr Agnès BUSYN penche elle aussi pour l’obligation, mais la décision n’est pas encore prise et communiquée. Plus »