Le Conseil de l’Ordre des Médecins « a encore frappé »

Deux condamnations qui interpellent.

Du moins, moi je m’interroge sur cette juridiction que je qualifie « d’exception »car le silence est par ailleurs assourdissant sur cette problématique. Plus »

Cette question m’est venue à l’esprit en découvrant , le rapport de la concertation citoyenne sur la vaccination.

Le comité « indépendant » présidé par le Pr Alain FISCHER, dans son rapport final, propose d’étendre l’obligation vaccinale.

Tout d’abord, évacuons la déclaration des liens d’intérêt, car là n’est pas mon propos. Juste pour son président, la consultation du site transparence santé trouve ceci: capture-du-2016-12-03-10-59-40Que signifie étendre l’obligation vaccinale?

Il s’agit d’imposer à tout un chacun des vaccinations. Plus »

Il existe dans les médias, des interrogations sur pas mal d’institutions, des enquêtes, des réflexions, mais il n’existe pas grand monde pour s’interroger sur le rôle et le fonctionnement du Conseil de l’Ordre des médecins. Il est vrai que cette institution ne concerne pas tout un chacun. Je voudrais malgré tout partager mes réflexions.

Ainsi, je voudrais mettre en parallèle 3 événements de l’actualité récente et essayer de réfléchir de façon transversale  pour essayer de répondre à la question que je pose dans le titre.

Tout d’abord, le dictionnaire Larousse dans sa définition de la justice fait apparaître la notion d’équité. Le Conseil de l’Ordre des médecins possède une chambre disciplinaire qui juge et sanctionne. Cet organisme ne juge ni ne sanctionne que les médecins. Chacun pourrait donc croire que cette « justice » ne s’applique que pour tout ce qui a trait à l’exercice de la médecine. C’est en effet, ce qui serait « logique ». Plus »

De plus en plus le médecin est confronté dans sa pratique aux « exigences » des patients.

L’exercice de la médecine, comme je l’ai appris et comme elle s’enseigne sans doute encore aujourd’hui doit se pratiquer de la façon suivante :

Un patient vient avec des signes, symptômes, qui le plus souvent l’inquiètent et qu’il relate au médecin. Celui-ci après avoir écouté, pose des questions pour « affiner » les éléments recueillis par le patient, c’est ce qui constitue l’interrogatoire qui est le premier temps d’un acte médical.

Le deuxième temps est constitué par l’examen clinique. Dans cet examen, le médecin recherche des signes qui vont s’ajouter aux éléments de l’interrogatoire.medecin-patient

A partir de là, le médecin émet une hypothèse diagnostique. C’est à dire qu’il va évoquer une maladie qui « colle » avec les éléments de l’interrogatoire et ceux de l’examen clinique. Plus »

Bonjour

Comme je l’ai déjà écrit, une étude a montré que le patient français sortait de sa consultation médicale avec une ordonnance dans 91% des cas.

En effet, faire acte médical, c’est agir.call-to-action-social-media

C’est donc prescrire : des médicaments bien sur, mais aussi des bilans biologiques, des radiographies, mais aussi des actes de kinésithérapie etc.

Il ne faut pas oublier que quand la personne n’est pas malade, qu’aucun examen complémentaire n’est utile pour faire un diagnostic, il reste encore les dépistages car comme chacun sait, tout bien portant est un malade qui s’ignore et tout vivant est un mort en sursis. Plus »

J’ai quitté il y a peu la médecine de soin. Au bout de plus de 30 ans d’exercice, divers et varié, je n’ai plus envie de soigner ou du moins de soigner dans les conditions actuelles d’exercice.

Je voudrais dans les quelques billets qui vont suivre, vous livrer l’état de mes réflexions. Ce sont mes réflexions, mon analyse, mon ressenti, ce n’est en aucun cas, « la vérité », la « réalité » et donc ce que j’écris est critiquable. Plus »

Voilà ce que je lui ai écrit :

Mme La Ministre de la Santé

Bonjour
J’ai pris connaissance de la sanction qui touche le Pr Henri Joyeux à propos de ses positions sur la vaccination DTP.
Je suis choqué, en tant que médecin, qu’il puisse être sanctionné pour avoir émis une opinion sur le sujet.
Le délit d’opinion n’existe pas dans notre législation.
Or c’est clairement ce qu’il vient de se produire.
Le code de déontologie qui régit l’exercice des médecins comporte un article qui exprime que chaque médecin doit préserver son indépendance de jugement et d’exercice.
Cette sanction va à l’encontre de cet article.
Quel que soit l’opinion que l’on a sur la vaccination, cette sanction ne peut être acceptable.
La médecine est une science où le débat fait parti de la règle.
Sanctionner une opinion est un déni de science et un déni de démocratie.
Quelque soit l’opinion que l’on défend, elle doit être entendue, et cela dans le respect de la législation, ce qui n’est pas le cas dans cette décision d’exception.
Je vous demande donc d’user du pouvoir  qui est le votre pour rétablir la démocratie dont l’expression d’opinion contradictoire est une des règles.

D’avance je vous remercie de l’intérêt que vous porterez à ce mail.

Le délit d’opinion semble être devenu, en médecine, une réalité .

délit de pensée

La preuve en est la radiation du Pr Joyeux par le conseil de l’ordre des médecins dont il dépendait.

Dans le domaine de la médecine, il y a un organisme chargé de veiller à ce que les médecins appliquent des règles dites « déontologiques ». Une sorte de « tribunal d’exception »police pensée Plus »

être libre

Je crois à la liberté.

Je crois que chacun de nous est libre de diriger sa vie comme il l’entend. Je crois donc que nous pouvons chacun de nous prendre les décisions qui engagent notre vie dans la direction que nous voulons qu’elle prenne.

Pourtant, la phrase de Spinosa qui écrit « nous nous croyons libre car nous ignorons les causes qui nous déterminent », m’interpelle. M’interpelle aussi l’interrogation de Michel Onfray « Un pédophile a-t-il choisi d’être pédophile ? » car en bon Nietzschéen qu’il est, il souscrit à la « volonté de puissance » qui nous anime. Par ailleurs, il ajoute volontiers la phrase du père de Camus, rapporté par ce dernier : « un homme cela s’empêche ». Plus »