Nous avons vu dans un premier volet que « le ministère de la vérité » s’occupait de vaccination antigrippale et de dépistage du cancer du sein.

Mais est-ce les deux seuls sujets dont ce ministère s’occupe?

Il n’est est rien. C’est tout le champ de la médecine qui est concerné.

Dans ce deuxième volet nous allons voir que le ministère de la vérité s’occupe aussi de propagande pour les médicaments.

Je voudrais donc attirer votre attention sur cet article publié sur le site du FORMINDEP .

Accès au marché des nouveaux médicaments : pourquoi accélérer ?

Cet article est long à lire et je vais en tirer les « meilleurs feuilles » comme l’on dit dans la presse.

Je vais m’intéresser plus particulièrement au deuxième volet :

Fake innovations de rupture

Le mirage des « innovations thérapeutiques » et les dangers du projet gouvernemental

Mais le premier volet de cet article mérite aussi votre attention car il montre combien nos élus, le premier ministre et même notre président de la république, sont plus intéressés par l’intérêt des firmes que par celui de ceux qui les ont élus.

 

 

« un livre blanc livré le 20 juin 2018 « Médicaments et progrès thérapeutique : garantir l’accès, maîtriser les prix – La contribution de la société civile au débat public en France », 8 associations (Aides, France Assos Santé, La Ligue contre le cancer, Médecins du Monde, Prescrire, UAEM, UFC-Que Choisir) »

De nombreuses associations indépendantes s’interrogeaient sur ce que les industriels, les médias, les autorités sanitaires présentent régulièrement comme des médicaments représentant des progrès thérapeutiques.

Présenter des nouveaux médicaments mis sur le marché comme des innovations et donc des progrès en matière thérapeutique, n’est-ce pas de la propagande dans la plus pure tradition du « ministère de la vérité » du roman d’ORWELL?

Telle est la question de ce billet.

 

 

« Ces retards sont en fait dus au temps de négociation de prix, notamment face aux exigences de prix très élevés des industriels pour des médicaments n’apportant pourtant qu’une amélioration du service médical rendu mineure (IV) ou inexistante (V, soit « absence de progrès thérapeutique)« 

D’entrée, le fait notable est que les nouveaux médicaments n’apportent qu’une amélioration mineure pour le traitement de pathologies. Nous sommes loin d’un qualificatif « d’innovation ».

 

 

La HAS constate peu de progrès parmi les nombreux nouveaux produits et nouvelles indications :

Les produits nouveaux que l’industrie, ses représentants, les leaders d’opinion et nombre de médias à leur suite, mais aussi les autorités sanitaires et nos politiques jusqu’au plus niveau, nous présentent comme des innovations; ont un service rendu INEXISTANT. le rapport de l’HAS qui l’indique est un fait consultable ( page 12). La revue Prescrire mais aussi les agences canadiennes et allemandes ou des cancérologues américains, font le même constat d’absence de progrès thérapeutique.

« En fait,… innovation veut juste dire nouveau. Ça ne veut pas dire progrès, ce dont probablement peu de soignants et surtout peu de patients se doutent. Mais, pour les gens dans les agences, c’est évident, innovation ça veut dire nouveau. La plupart des innovations n’apportent pas de progrès tangible pour les patients et certaines s’avèrent de véritables régressions thérapeutiques. »

 

 

« Dans une synthèse consultable librement, Prescrire estime qu’ « au fil des années, il se confirme que l’évaluation des médicaments en vue d’obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM) est trop souvent bâclée ». »

Cela veut dire que les nouveaux médicaments qui obtiennent l’autorisation de commercialisation et donc de prescription n’apportent aucune garantie de leur intérêt et encore moins une garantie de leur innocuité.

Nous sommes complètement dans le marketing le plus sauvage et cela avec la bénédiction quand ce n’est pas la promotion des autorités sanitaires dont le rôle est pourtant la protection de leurs populations.

 

 

« Les autorisations expéditives de médicaments, posent le problème d’une information manquante sur leur sécurité et leur efficacité, qui potentiellement majore les risques pour les patients. »

 

 

« La littérature rapporte de façon récurrente qu’un grand nombre d’anticancéreux n’ont jamais démontré qu’ils allongeaient la vie. »

« Ces médicaments ne sont malheureusement pas retirés du marché. L’autorisation accélérée de mise sur le marché devrait être contrebalancée par un retrait accéléré lorsque le médicament ne confirme pas un bénéfice sur la survie globale ou la qualité de vie dans les essais post-AM »

« L’utilisation par les leaders d’opinion, hélas reprises dans les médias, de superlatifs inappropriés au sujet de ces nouveaux médicaments est un lieu commun. »

« De surcroît, les prix astronomiques observés ces dernières années n’ont aucune justification. »

« Ces médicaments* peuvent s’avérer efficaces avec de substantiels gains de survie, mais uniquement chez un très petit nombre de patients, alors qu’ils sont prescrits à tous. Il en résulte que si l’on peut parfois s’émerveiller devant une différence de médianes de survie entre le groupe de patients traités par ces médicaments et un comparateur actif, il aura fallu pour cela traiter inutilement 83% à 94% des patients qui eux n’ont bénéficié d’aucun allongement de leur vie. A contrario, 14% des patients auront malheureusement subi une « hyperprogression tumorale » associée à un raccourcissement significatif de leur vie ! »

Est-ce alors des innovations comme cela nous est présenté le plus souvent?

Pour un très petit nombre de patient sans doute, mais aucunement pour tous les patients. Or ces « innovations » sont administrés à tous les patients atteints de la maladie éligible et cela avec la bénédiction des autorités sanitaires et avec les fonds de la Sécurité Sociale.

Ainsi :

« Le gain absolu de survie globale après 5,6 années de suivi n’est que de 5,3%, il faut traiter 19 patients (NNT) pour éviter un seul décès au surcoût de près de 5 millions d’euros par rapport au comparateur actif. Dans le même temps, 87% des patients traités par carfilzomib subissent un effet indésirable de grade 3 ou supérieur, c’est-à-dire ayant entraîné une hospitalisation, des séquelles, ou menacé la vie du patient. »

 

 

 

Voilà la conclusion de l’article :

« Quel intérêt auraient les patients à accéder encore plus vite à ces soit-disant innovations alors qu’ils sont si nombreux déjà à être surtraités inutilement sans gain de survie ni de qualité de vie ?

Quel intérêt aurait notre système de santé à rembourser encore plus vite et plus longtemps, et dans l’ignorance totale de leurs effets positifs comme négatifs, des médicaments aux prix exorbitants ?

Quel autre secteur industriel est autorisée à commercialiser à des prix aussi astronomiques une production aussi défectueuse ?

A quelle autre industrie l’État garantit-il une hausse annuelle de son chiffre d’affaires ?

Notre Ministre de la santé, Agnès BUZYN, déclarait le 15 décembre 2017 : « On peut rassurer les français, aujourd’hui il n’y a pas un citoyen français qui n’a pas accès à un médicament parce qu’il serait trop cher. Pas un ! Et ça va continuer. C’est mon engagement. On n’est pas l’Angleterre… Tous les français accéderont à tous les médicaments s’ils sont utiles quelque soit le prix ». Utiles pour qui ?« 

Et l’on retrouve notre « ministère de la vérité » en la personne de sa ministre, le Pr Agnes BUZYN, qui défend « bec et ongle » l’intérêt non pas des citoyens français mais des industriels tout cela en faisant miroiter à ces même citoyens qu’ils pourront bénéficier de médicaments hors de prix car innovants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir attaqué les médecins qui pratiquent la médecine alternative dont l’homéopathie, le groupe des Fakemedecine s’attaque maintenant aux facultés de médecine qui enseignent l’homéopathie.

« Ne plus faire produire en Faculté de Médecine ou dans les établissements de formation de santé, des diplômes appuyés sur des pratiques dont l’efficacité n’aura pas été scientifiquement démontrée.

ABSENCE DE PROGRÈS
La conférence des doyens d’universités, malgré les sollicitations du conseil national de l’ordre des médecins et la réaffirmation de par l’académie nationale de médecine de l’absence de bases scientifiques de l’homéopathie, est restée muette. A l’heure actuelle plusieurs universités proposent encore des formation de type DU ou DIU d’homéopathie pratiques alternatives… »

Ce groupe de médecins, très virulents sur Twitter, a reçu un soutient de poids en la personne de Martin WINCKLER.

 

 

 

Les questions de Martin WINCKLER sont particulièrement légitimes et il existe en effet, un problème à ce qu’une « entreprise du médicament » enseigne la prescription de sa « production ».

Mais en se focalisant sur le laboratoire BOIRON, n’y-a-il pas un aveuglement « coupable »?

En effet, les facultés qui enseignent la médecine aux étudiants, ne sont-elles pas elles aussi des « Écoles  qui « forment » les médecins à la prescription des médicaments … de l’industriel… »?

Certes, les laboratoires pharmaceutiques ne financent pas directement ces « Ecoles ».

Mais quand les professeurs qui enseignent aux étudiants la pathologie mais surtout la thérapeutique, citent le plus souvent les noms commerciaux des médicaments utilisés, n’est-ce pas là aussi une formation à la prescription des médicaments de l’industriel?

Quand ces même enseignants ne déclarent jamais leurs liens d’intérêt avec les laboratoires qui produisent les médicaments dont ils enseignent la prescription, n’est-ce pas une attitude qui s’apparente à ce qui est dénoncé dans l’article de mon confrère?

Pourquoi alors faire ainsi un « focus » sur l’enseignement de l’homéopathie en semblant ignorer que l’enseignement de la médecine dans son ensemble est soumis à des liens d’intérêt très fort avec les industriels du médicaments?

Comment ignorer que sur le sujet, les facultés ont été notés « très mauvaises » avec pour la meilleure 5/26 points?

Et ce classement n’a strictement rien à voir avec l’enseignement de l’homéopathie et l’influence du laboratoire BOIRON.

 

 

 

Poser la question « Comment les médecins qui suivent ces enseignements ne voient-ils pas qu’ils font l’objet d’une manipulation (coûteuse pour eux, qui plus est) ? » si elle s’adresse à ceux qui suivent une formation en homéopathie; n’est-ce pas à l’ensemble des formations en médecine que cette question de la manipulation peut se poser?

Sur le sujet, si l’InterSyndicale Nationale Autonome Représentative des Internes de Médecine Générale a lancé la campagne #NoFreeLunch est-ce pour lutter contre la manipulation des étudiants par les laboratoires BOIRON ou contre la manipulation des géants de l’industrie pharmaceutique?

Certes qu’une formation comme celle l’homéopathie soit financée par BOIRON interroge, mais c’est l’ensemble de la formation médicale qui est « corrompue » par les industriels.

 

 

 

 

Par ailleurs, je voudrais moi aussi poser une question. Pourquoi les facultés de médecine, du moins pour un certain nombre d’entre elles fournissent un enseignement de l’homéopathie mais aussi parfois, pour d’autres médecines « alternatives »?

Au lieu de dénoncer, de menacer, de « vilipender » et au final vouloir en imposer de sa seule volonté, n’est-il pas plus « intelligent » de s’interroger sur le sujet ?

Il est en effet, particulièrement surprenant que des facultés de médecine se mettent à accueillir en leur sein des « chantres du charlatanisme ».

Pourrait-on savoir pourquoi ces enseignements existent?

Au lieu d’émettre des injonctions en direction de ces universités, ces signataires se sont-ils entretenus avec ceux qui les ont mis en place? La direction de chaque université est aux mains de médecins expérimentés et de « haut niveau ». C’est leur faire injure que de penser qu’ils ignorent le peu de preuves d’efficacité que la thérapeutique homéopathique possède. Malgré cela un enseignement de cette thérapeutique a été mis en place au sein de ces universités, il y a maintenant de nombreuses années, pourquoi?

Je voudrais avancer une hypothèse.

N’est-ce pas tout simplement pour ne pas laisser à des non-médecins l’enseignement de ces thérapeutiques et donc pour apporter à ces thérapeutiques une vision médicale?

N’est-ce pas une ouverture d’esprit que d’accueillir au sein même de la faculté de médecine, une réflexion et un enseignement sur une médecine non conventionnelle?

N’est-il pas plus judicieux d’apporter un regard médical sur ces pratiques certes non validées, mais qui malgré tout semblent bien soulager bon nombres de patients; que de vouloir exclure, combattre et au final se retrancher sur un « paternalisme » d’un autre âge? N’est-ce pas une sorte « d’inquisition médicale »?

 

 

 

 

A-t-on une preuve que dans l’histoire, la prohibition a jamais apporté un bénéfice?

La prohibition dans la consommation et la vente d’alcool n’a jamais permis de faire régresser et encore moins disparaître la consommation d’alcool et tous les dégâts médicaux et sociaux qu’elle entraîne.

Est-ce que la « prohibition » de l’homéopathie et des médecines alternatives est alors la bonne solution pour une médecine respectueuse de l’éthique et de la « science »?

Nombre de médecins semblent le penser.

Pour ma part, je pense que c’est une grave erreur.

Je pense qu’au contraire, il est bénéfique pour le patient que des médecins s’intéressent aux thérapeutiques alternatives.

 

 

 

 

Je pense également que ce mouvement qui dénonce les médecines alternatives tient beaucoup dans le corporatisme médical qui supporte de moins en moins bien la disparition d’une forme de paternalisme qui était le sien, dans un passé encore proche.

Le monde et la société ont changé.

Avec internet, tout un chacun peut lire des articles qui, par le passé, n’étaient accessibles qu’aux médecins.

Les médecins doivent ainsi faire face à une sorte de « contestation de leur hégémonie » et c’est absolument inacceptable pour nombre d’entre eux.

Voir que de jeunes médecins, juste sortis de la faculté, sans expérience du soin que ce qu’ils ont appris à l’hôpital et sur les bancs de la faculté, soient, pour un certain nombre d’entre eux si virulents contre l’homéopathie, ne manque pas de m’interroger. J’y vois une volonté de montrer leur appartenance à la « caste médicale » et un gage à leurs professeurs et à l’enseignement qui leur a été donné.

 

 

 

 

 

Que le laboratoire BOIRON sponsorise un enseignement de l’homéopathie à l’université crée des liens d’intérêt pattant.

Mais s’indigner de cette « manipulation » en faisant semblant d’ignorer l’influence majeure des industries pharmaceutiques dans la formation médicale, ne manque pas de m’étonner.

Le Formindep est plutôt seul à se battre contre l’influence des industriels sur la santé.

Les signataires de la tribune et tous leurs soutiens depuis sa parution, en se focalisant sur l’homéopathie et les médecines alternatives, portent un combat de « niches » .

Par ailleurs ils ne s’intéressent, ni ne s’interrogent que très peu à qui au final bénéficiera leur action?

Les patients? C’est peu probable.

 

 

 

 

 

Condamnés par l’Inquisition, de Eugenio Lucas Velázquez (1862), Musée du Prado.

 

Il y a quelques billets de cela, j’évoquais la « guerre » que se livrent les médecins pour la suprématie de leur façon de penser et d’exercer.

Plus récemment, je parlais d’un article d’un confrère qui mettait en avant la complexité de la médecine et combien l’arrogance dans son exercice était problématique.

 

 

 

Le conflit entre les médecins qui dénoncent la prescription homéopathique et les médecins homéopathes vient de connaître un nouveau rebondissement.

Vous pouvez lire des points de vue différents, ici, ou encore .

 

 

Que des médecins en viennent à se « battre » ainsi, par médias et Conseil de l’Ordre interposés, me désolent. En effet, cette « division » est un mauvais coup porté à l’exercice de la médecine.

Que des médecins en viennent à s’entre-déchirer n’est bénéfique pour personne.

Et les patients dans tout cela?

Quelle image de l’exercice de la médecine cela donne-t-elle?

Et cela à l’heure où le suicide de médecins ou de personnels soignants, la grève de certains personnels hospitaliers pour pouvoir tout simplement faire leur métier, et le « malaise » des urgences; font la UNE des médias.

Le problème de la prescription de l’homéopathie, de son remboursement, mais aussi de certaines autres pratiques non validées; est-ce vraiment le problème N°1 de la santé en France? Une telle agressivité, de part et d’autre est-elle justifiée?

 

 

 

Cela étant dit, je me pose plusieurs questions sur cette initiative soutenue par nombre de confrères. Questions que je ne vois jamais posées

 

 

 

1) Cette tribune, quelle image de la médecine et des médecins donne-t-elle dans l’opinion publique?

Le fait d’être médecin, autorise-t-il à prononcer de telles injonctions?

Le médecin n’est-il pas celui qui « propose » et non celui qui « ordonne »?

Le médecin ne doit-il pas respecter la vision du monde de l’autre? Doit-il être celui qui impose sa propre vision de la médecine? Et cela au mépris du fait que personne ne détient la vérité.

 

 

 

 

2) L’ambiguïté du Conseil de l’Ordre des médecins se fait jour avec la plainte ordinale des homéopathes.

Les signataires de la tribune en ont appelé au Conseil de l’Ordre des médecins pour qu’il « sanctionne » les médecins homéopathes au nom de la déontologie du soin.

Et maintenant c’est au nom de la déontologie entre les médecins que les homéopathes demandent que les signataires soient sanctionnés.

N’est-il pas temps, plutôt que de s’indigner de telles ou telles plaintes, de s’interroger sur l’ambiguïté du Conseil de l’Ordre des médecins et donc sur son l’existence ?

Combien de pays dans le monde possèdent ce type de « juridiction »? Il semble qu’il n’y en ait pas beaucoup. Pourquoi si cette institution est si « remarquable » tous les pays ne s’en sont-ils pas dotés?

Il semble que l’Ordre des Médecins ne garantissent en rien un exercice de la médecine « éthique ». Alors ne pourrait-on pas s’en passer utilement? Ce type de question me parait plus importante que de savoir qui des homéopathes ou de leurs détracteurs sont à « sanctionner ».

 

 

 

3) Y-a-il l’instauration progressive d’une « police médicale » qui impose telle façon de soigner et « interdit » telle autre?

En expliquant que l’homéopathie n’a aucune preuve d’efficacité et par ce fait doit être écartée comme manière de soigner, les signataires ne laissent-ils pas penser qu’eux ne prescrivent que des thérapeutiques évaluées.

Or il n’en est rien . Et de nombreuses publications en témoignent.

Y-a-t-il malgré tout la création de nouveaux inquisiteurs qui font la promotion de l’autodafé :

 

 

 

 

 

4) Pourquoi des médecins spécialistes de cardiologie, de neurologie, des urgentistes, ont-ils pris part à cette « croisade »?

Ils ne sont en rien confrontés dans leur pratique professionnelle à la prescription homéopathique. Ce sont essentiellement les généralistes qui le sont.

Alors, même si de nombreux généralistes portent ce combat, pourquoi n’est-il pas exclusif de cette spécialité? En d’autres terme pourquoi des spécialistes « non concernés » sont-ils aujourd’hui parmi les plus virulents?

La réponse qui est fournie à chaque fois est la même : »c’est un problème éthique. Il n’est pas éthique de soigner avec une thérapeutique qui n’a pas fait la preuve de son efficacité ».

Si l’on se positionne sur le volet éthique, il est important d’aborder tous les problèmes qui relèvent de l’éthique médicale. Les liens d’intérêt, la corruption sont des problèmes éthiques graves.

Tous ces signataires, sont-ils « à jour » de ces problèmes éthiques? Je n’ai par exemple vu nulle part la déclaration de liens d’intérêt de tous ces médecins qui s’expriment sur le sujet. Or la loi leur en fait obligation. Obéir à la loi n’est-elle pas la première règle éthique?

 

 

 

 

5) Pourquoi ces signataires vouent-ils une telle « haine » à l’effet placebo?

En effet, ce qui apparaît en filigrane dans cette attaque contre l’homéopathie et les médecines alternatives, c’est le refus de l’effet placebo.

L’effet placebo existe dès que l’on soigne.

L’ignorance quand à son fonctionnement est encore aujourd’hui complète.

Cet effet placebo est une « gène » permanente pour qui veut « prouver » qu’une molécule est efficace. C’est la raison pour laquelle l’industrie pharmaceutique ne « supporte » pas l’existence de cet effet qui la contraint donc aux pires « contorsions » pour prouver l’efficacité du moindre médicament.

Cet effet placebo est un « caillou dans la chaussure » de la toute puissance médicale.

Pourtant 30% d’effet, sans aucun principe actif, c’est quand même assez extraordinaire.

Alors pourquoi une telle campagne contre ceux qui utilisent le plus cet effet placebo?

 

 

 

 

Voilà des questions sur lesquelles j’aimerais que l’on puisse débattre et que cette « histoire » met en lumière.

Mais aujourd’hui, le débat n’est pas possible.

Il y a deux camps et si l’on n’est pas dans l’un, on se trouve dans l’autre.

Deux camps qui s’invectivent.

Pourtant la médecine est faite de nuances.

Il semble qu’aujourd’hui toute nuance est interdite. Chacun est « sommé » de choisir son camp.

Et cela est vrai dans tous les champs d’action de la médecine : prévention, vaccination, dépistage, thérapeutiques diverses.

Est-ce cela que l’on nomme le progrès?

 

Nous vivons une triste époque.

 

 

 

 

 

 

 

 

La ministre de la santé vient d’annoncer le déremboursement des médicaments sensés lutter contre la maladie d’Alzheimer.

Enfin !

Il aura fallu de très nombreuses années pour arriver à un tel dénouement. Mais n’oublions pas ce qui s’est passé.

Il a fallu dans cette histoire, la pression du Formindep pour abroger la recommandation de l’ HAS de 2008. Mais la nouvelle mouture de 2011 n’apportait pas ce qui était attendu :

« La recommandation sur le diagnostic et la prise en charge de la maladie d’Alzheimer est une très large reprise de celle de 2008 élaborée sous influences industrielles. La tentative de la HAS en 2011 d’améliorer à la marge l’indépendance de l’expertise, et le non-respect des critères de rigueur d’élaboration des Recommandations n’ont pas permis l’amélioration de la recommandation qui n’est au final qu’un ravalement de façade d’un bâtiment de plus en plus insalubre, aux charpentes vermoulues par les intérêts industriels.

Avec cette nouvelle imposture, la HAS a réussi le tour de force de maintenir sur une recommandation au service des intérêts des firmes en la faisant signer par des experts présentés sans liens d’intérêts majeurs avec ces firmes. Déclinaison du « ghostwriting » appliqué à des documents officiels ? Instrumentalisation de l’indépendance et mauvais coup en tout cas porté de nouveau à l’intérêt de la santé des patients. »

Donc dès 2011, il était pourtant une évidence pour tous ceux qui se sont penchés sur ce « problème » que les médicaments prescrits dans la maladie d’Alzheimer étaient inutiles et dangereux.

Il aura fallu près de 7 années pour qu’une ministre de la santé prenne la décision que tous les acteurs indépendants appelaient de leurs vœux.

7 ans !

Combien d’argent dépensé en pure perte du moins pour le budget de la santé, pendant toutes ces années?

Mais certains trouvent encore aujourd’hui, cela indigne et font entendre leurs voix.

 

 

Pour ma part, je considère que cette décision arrive bien tard. Je ne conteste pas qu’il s’agisse d’une bonne décision mais pourquoi tant de temps pour enfin la mettre en place?

Déjà l’affaire Médiator avait montré combien les autorités avaient tardé à retirer du marché le médicament qu’était le Médiator.

A cette époque, les autorités nous avaient affirmé que l’affaire Médiator faisait partie du passé et que dorénavant les choses changeraient, que plus jamais un médicament inutile et dangereux ne pourraient continuer à être commercialisé. Nous étions en 2009.

Aujourd’hui en 2018, l’affaire des médicaments contre la maladies d’Alzheimer nous montre que rien n’a changé puisque que près de 10 ans après le Médiator et plus de 7 ans après que nous sachions que les médicaments contre la maladie d’Alzheimer sont inutiles et dangereux, ils sont enfin déremboursés mais non retirés du marché.

 

 

Passé ce préambule, la réponse à la question est que la médecine est devenue aujourd’hui un moyen de gagner de l’argent, beaucoup d’argent même. L’intérêt du patient n’est jamais au centre des décisions. Et que l’on ne vienne pas me dire le contraire avec cette actualité. En effet si cela avait le cas, c’est dès 2011 que les médicaments contre la maladie d’Alzheimer auraient dus être déremboursés et retirés du marché; pas en 2018. Il n’est certes pas trop tard pour bien faire, mais que l’on ne me dise pas que c’est l’intérêt du patient et les études scientifiques qui ont motivé nos autorités. Un tel retard montre qu’il n’en est rien.

Car si l’intérêt des patients et les études scientifiques indépendantes guidaient les décisions des autorités, le dépistage du cancer du sein par mammographie serait depuis longtemps abandonné en France comme c’est le cas dans de nombreux pays, or il n’en est rien.

Pourquoi alors tant de retard et tant de décisions non prises ?

Parce que l’argent et l’intérêt des lobbys font la loi. Mais qui le dit?

Parce que la dérégulation du marché du médicament permet tous les excès.

 

 

Le problème c’est « la bride laissée libre » aux intérêts financiers pharmaceutiques dont cette histoire des médicaments anti-alzheimer en est la triste preuve et que la décision récente de la ministre de la santé ne change rien à l’affaire.

Comment ne pas s’indigner que quasiment personne dans le société médicale française ne se lève contre de tels scandales.

Tout simplement car ce qui préoccupe aujourd’hui un certain nombre de médecins et de médias français , c’est l’homéopathie et les médecines alternatives et non les réels problèmes de la prise en charge de la santé et la corruption de la médecine .

Mais quel aveuglement !

 

 

Le Quotidien du Médecin titre : « Les médecins pro-baclofène contre-attaquent après l’avis négatif du comité scientifique temporaire de l’ANSM ».

La médecine est-elle devenue un guerre avec ses attaques, ses contre-attaques?

C’est en effet ce que peut laisser évoquer cet article avec l’emploi de termes guerriers.

Il semble malgré tout que la « bataille » entre médecins est aussi vieille que la profession.

Si l’on remonte dans l’histoire, les « polémiques » entre les médecins ont toujours existé. Par contre il ne faut pas croire que les tenants de la médecine « académique », ceux qui défendent les connaissances propres à chaque époque, ont eu à chaque fois raison, ce serait plutôt le contraire. En effet les vérités d’aujourd’hui sont rarement celles de demain. Le  docteur SEMMELWEIS est l’exemple parfait et son rejet par l’institution médicale symptomatique du fonctionnement de celle-ci.

Cependant, de tout temps, l’arrogance des médecins a fait partie du comportement le plus habituel de la société médicale. Défendre avec véhémence, les connaissances de son temps et critiquer voir menacer les autres membres de la profession qui ne pensaient ou n’agissaient pas suivant les « règles » de l’époque; a été, de tout temps le comportement courant de la profession.

L’arrogance dans la certitude de détenir la vérité et le manque d’humilité a toujours été l’une des caractéristiques de nombres de médecins.

Les comédies de MOLIÈRE ou le Dr KNOCK de Jules ROMAIN  sont là pour attester de ce que les médecins ont été moqués dans notre histoire plus ou moins récente.

 

 

Mais jusqu’à une époque récente, les médecins disposaient de peu d’outils thérapeutiques performants.

C’est l’avènement de la chimie et à sa suite le développement de médicaments par l’industrie pharmaceutique qui a donné aux médecins des « outils » efficaces comme les antibiotiques.

 

 

Il n’empêche, que bien que nous disposions aujourd’hui de médicaments efficaces, de techniques chirurgicales avancées, d’outils technologiques performants, force est de constater que la santé de tout un chacun n’a pas fait les progrès espérés et que même si notre vie humaine a été allongée, elle est encore limitée et de plus en plus nous atteignons l’âge de notre mort avec des handicaps de plus importants quand nous ne sommes pas complètement dépendants et cela grâce aux fameux progrès de la médecine.

Mais qu’attend-on  de la médecine? De vivre le plus vieux possible mais pas dément et grabataire, bien évidemment. Or ce n’est pas ce qui se profile à l’horizon? J’ai le sentiment que la médecine produit plus de patients dépendants d’elle que de patients autonomes. Et cela pour le plus grand bénéfice de ceux qui tirent profit de l’allongement de la durée de vie.

 

 

Malgré ce constat de l’efficacité, somme tout très relative de la médecine et des médecins, ces derniers continuent de manquer, pour le plus grand nombre, d’humilité et font, pour une grande majorité d’entre eux preuve d’une arrogance rare en laissant penser que la médecine est toute puissante et peut tout.

 

 

L’exemple aujourd’hui du Baclofène, montre que le patient est peu pris en compte surtout par nos autorités sanitaires. Ainsi 41 cliniciens se sont levés contre la récente analyse d’inefficacité du médicament et la publication par l’ANSM des conclusions de son comité d’expert. Comme le dit l’article, ces « polémiques » entre experts, médecins, autorités sanitaires n’aident pas les patients qui souffrent. Si le Baclofène coûtait des milliers d’euros chaque mois de traitement, je suis persuadé que les autorités, avec les même données le traiterait très différemment.Mais voilà c’est un traitement qui ne rapporte rien ou presque.

 

 

Et que penser alors de cette tribune de 124 médecins dénonçant ce qu’ils appellent les fake Médecines; tribune soutenue aujourd’hui par 2387 personnes dont 872 médecins.

L’arrogance de cette tribune et aujourd’hui les soutiens de celle-ci qui se sont répandus dans les médias, trop contents de faire de l’audience et du buzz; m’a profondément attristé.

Car c’est bien ici,l’expression d’une arrogance issue du passé dont il est question.

Arrogance de ceux qui croient détenir la vérité oubliant que la vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain.

Et comme dans les temps anciens, ces médecins signataires veulent sanctionner leurs confrères qui ne soignent pas comme eux.

 

 

 

Dans leurs explications ils oublient que nombres de patients continuent de souffrir et cela malgré leurs thérapeutiques à principes actifs.

Ils oublient que ces patients qui souffrent s’adressent aux médecins et leur demandent de les soulager. Or dans bien des cas, le nombre pourtant impressionnant de médicaments disponibles en pharmacie n’est que de peu d’aide pour ces patients.

Alors que font-ils?

Ils se tournent vers les charlatans, nous disent ces médecins signataires, stigmatisant au passage ceux de leurs confrères qui prescrivent des médicaments homéopathiques. En effet, chaque médecin sait que ces médicaments homéopathiques ne contiennent aucun principe actif et par là même ne peuvent pas prouver leur efficacité dans des études taillées pour prouver l’efficacité d’un médicament à principe actif.

L’effet est donc celui de l’effet placebo.

Cet effet placebo est estimé à 30% de bénéfice.

Mais ces médecins, ces signataires, ces auteurs de cette tribune considèrent qu’une efficacité de 30%, essentiellement dans des soins de maladies qui guériraient seules, n’est pas acceptable.

 

 

 

Apporter du soin et donc du soulagement dans certains cas, avec l’aide de l’effet placebo n’est donc pas acceptable. Et cela parce que ce n’est pas éthique d’utiliser un placebo pour apporter du soin et du soulagement.

Ce n’est pas éthique, d’utiliser une thérapeutique qui n’a pas de preuve d’efficacité au delà de l’effet placebo.

Ces médecins oublient complètement ce que les anglo-saxons appellent le « care », prendre soin.

 

 

A les en croire la médecine se limite à l’obtention de la guérison ou du moins de soins exclusivement apporté par des médicaments à principe actif. Je n’emploie pas à dessein le terme allopathique qui correspond pourtant au terme classique de la prescription de ces médicaments à principe actif, car ces signataires critiquent l’emploi de ce terme à la seule raison qu’il a été inventé par les homéopathes désireux de différentier leurs médicaments de ceux des médecins « traditionnels ». L’arrogance de ces derniers va jusqu’à contester l’emploi de certains termes.

 

 

Cette « guerre » entre médecins amènent ces médecins détenteurs de « la vérité en médecine »,jusqu’à traiter de charlatans leurs confrères qui ont l’outrecuidante d’utiliser des thérapeutiques n’ayant pas fait la preuve de leur efficacité. Or c’est oublier que la médecine ne se résume pas à la prescription. Elle est un tout qui va de l’écoute, interrogatoire, l’examen clinique, l’hypothèse d’un diagnostic et enfin un traitement. Or même si les médecins homéopathes prescrivent des « granules de sucre », ils ont suivi avant cette prescription la démarche médicale qui leur a été enseigné à la faculté de médecine. Pourquoi alors leur dénier l’exercice de la médecine au seul fait que l’acte final ne correspond pas aux critères « normaux »?

 

 

Par ailleurs que vont penser les patients qui font appel à ces médecins, qui sont traités par d’autres de leurs confrère de médecins pratiquant une médecine ésotérique? Ils ne vont sans doute pas paniquer comme certaines plaintes ordinales le laisse entrevoir, mais ils vont s’interroger, pour le moins, sur la corporation médicale.

 

 

Quelle arrogance de croire détenir la vérité et qui plus est de vouloir imposer comme unique sa propre pratique.

La vie n’est-elle pas complexe et avec elle l’exercice de la médecine?

 

 

Quelle arrogance de vouloir lutter contre nombres de pratiques de confrères surtout quand l’on sait que la majorité des médicaments dont ces médecins défendent l’efficacité est souvent très faible et que les médicaments vraiment efficaces sont un très petit nombre. De plus que penser de tous ces scandales pharmaceutiques qui par le passé ont montré que nombre de médicaments prescrits étaient dangereux pour les patients. Ne faut-il donc pas faire preuve de plus d’humilité dans l’exercice de la profession médicale?

 

 

De plus, quand je vois des médecins urgentistes, cardiologues, neurologues être les leaders de la contestation d’une médecine pratiquée presque exclusivement par des médecins généralistes, je m’interroge.

Et ce n’est pas le soutien de certains de mes confrères généralistes qui effacent mes questionnements.

En effet, la médecine générale est contestée depuis plusieurs dizaines d’années.

Et ce n’est pas le fait qu’elle soit devenue une spécialité soi-disant à part entière, enseignée à l’hôpital qui change quoique ce soit.

Comment d’ailleurs peut-on enseigner la médecine générale à l’hôpital et par des professeurs agrégés hospitaliers alors que cette médecine après les bases acquises à la facultés, s’apprend exclusivement en dehors de l’hôpital. Mais là est un autre débat.

 

 

Je ne comprends donc pas que des confrères généralistes peuvent ainsi soutenir une tribune et applaudir des confrères qui ne sont jamais confrontés aux patients qui fréquentent les cabinets de médecine générale.

Et cela ne peut pas se résumer à une question d’éthique de prescription d’un placebo.

En effet, la médecine est complexe.

Cette tribune est pour moi, un mauvais coup porté à la médecine, à la médecine générale et aux patients qui souffrent. Les signataires n’ont sans doute pas compris la portée de leur tribune en se drapant ainsi dans la défense de l’éthique médicale de la médecine par les preuves, elle même très corrompue.

Jamais aucun patient n’a tiré bénéfice des « guerres » entre médecins, ni hier, ni aujourd’hui, alors pourquoi avoir « allumer cette guerre »?

A été publié dans le journal Le MONDE daté du 7 mars 2018, un article remarquable sur le vaccin contre la dengue que SANOFI a commercialisé depuis 2015, en Asie et au Mexique.

Cet article est un éclairage rare, du comportement de l’industriel pharmaceutique SANOFI et de ses relations avec le monde politique et les autorités chargées de la santé. Mais compte tenu de ce qui est déjà connu des comportements de l’industrie pharmaceutique dans son ensemble, il n’est pas illusoire de pouvoir généraliser ce qui s’est passé chez SANOFI, à l’ensemble de l’industrie pharmaceutique.

 

Cet article commence par rapporter une manifestation aux Philippines où l’on peut lire : « Les enfants philippins ne sont pas des cobayes ».

C’est pourtant la façon dont SANOFI, avec son vaccin appelé « DENGVAXIA », s’est comporté avec les enfants aux PHILIPPINES. L’industriel a réalisé une expérimentation en grandeur réelle dans ce pays.

Comment se fait-il que cela ait pu avoir lieu?

Dès lors qu’un vaccin est commercialisé, il doit normalement répondre à un cahier des charges qui en fait un produit utile et sans danger pour celui à qui il est administré.

L’exemple de ce qui s’est passé avec ce vaccin n’est-il pas l’arbre qui cache la foret des pratiques « délictueuses » de l’industrie pharmaceutique?

N’y-a-t-il pas, par cet exemple, une mise en lumière de pratiques opaques de l’industrie pharmaceutique?

 

 

C’est fin 2017, que nous avions appris que la commercialisation de ce nouveau vaccin de SANOFI était arrêtée. D’après mon souvenir, les médias se sont faits, à l’époque, l’écho de cette information mais sans y insister outre mesure.

Or l’information de l’arrêt de la commercialisation d’un vaccin appelé à se généraliser, est un fait rare, dans une industrie réputée pour son marketing, son opacité, et ses liens étroits avec les autorités sanitaires publiques. Cette information peu médiatisée a malgré tout donné lieu à quelques publications dans des journaux médicaux prestigieux.

Pourquoi cette information est-elle si importante à mes yeux et a une portée capitale?

Car elle démontre que l’industrie pharmaceutique n’a comme objectif que le développement de son chiffre d’affaire et cela même si la vie des personnes et même des enfants, est en jeu.

Que les autorités sanitaires ne jouent en rien le rôle de filtre pour protéger les citoyens.

Au contraire même, car la proximité avec l’industrie pharmaceutique, des dirigeants nationaux, des élites et des autorités sanitaires; favorise les bénéfices de cette industrie au détriment de la santé des populations.

 

 

Quelles sont donc ces informations mises en lumière dans le journal Le Monde?

Dès le départ, vers 2009, SANOFI a été alerté de la survenue de possibles problèmes avec son nouveau vaccin : « Mais des chercheurs s’inquiètent déjà. « Lorsque Sanofi a lancé les essais cliniques chez l’homme, nous l’avons alerté sur différents risques potentiels, comme celui d’une interférence possible entre les différentes souches de dengue, mais surtout celui d’une réaction immunitaire spécifique qui permet au virus d’entrer encore plus facilement dans les cellules cibles après une première exposition », rappelle Frédéric Tangy, chef de l’unité de génomique virale et vaccination à l’Institut Pasteur. »

En d’autres termes, SANOFI n’est pas sans savoir, dès les premières phases de tests, que son futur vaccin interroge. Ce sont ces craintes émises dès le départ qui viennent d’être confirmées en situation réelle.

SANOFI nie alors le problème en ces termes : »« Les chercheurs de Sanofi nous répondaient qu’il s’agissait là d’un risque théorique, d’une connerie de laboratoire. Ils n’y croyaient pas », poursuit Frédéric Tangy, »

Non content de nier ces possibles risques, SANOFI poursuit le développement du vaccin, comme si de rien n’était et se lance très tôt (mai 2009) dans la construction de l’usine à le produire.  Je rappelle que le vaccin n’est alors, qu’en phase de test à petite échelle.

A cette époque (2009) la seconde phase de tests cliniques vient d’être lancée et les résultats ne sont attendus qu’en 2012.

« « Si l’on avait attendu d’être certain d’avoir un vaccin avant de construire une unité de production, cela aurait trop retardé les choses. Il faut cinq à sept ans pour construire une unité comme celle-ci », commente Vincent Hingot, directeur de la production chez Sanofi-Pasteur, la branche vaccin de Sanofi »

 

 

C’est donc le profit à venir, et cela le plus rapidement possible, qui motive toute l’entreprise avant même de savoir si son vaccin est vraiment efficace.

Les résultats des tests sont publiés en septembre 2012, ils sont très décevants quand à l’efficacité du vaccin mais aucun danger n’est mis en évidence, « « Le vaccin était moins performant que nous le souhaitions, mais il n’était pas dangereux pour autant », modère un des chercheurs impliqués dans le développement du vaccin ».

Pas dangereux?

Mais, pour affirmer cela, est-ce que les tests ont été pensés pour mettre en évidence la dangerosité du vaccin et pas seulement son efficacité?

Sur cette interrogation nous avons une indication  : « Par conséquent, l’efficacité et la sécurité du vaccin pour les enfants séronégatifs ne sont basées que sur 2 % des participants », admettent les chercheurs du laboratoire dans une publication de 2015. « Une population insuffisante pour détecter des effets indésirables de façon significative. »

 

 

« En 2011, Sanofi lance la troisième phase des essais cliniques, la dernière avant la commercialisation. Elle est conçue sans attendre les résultats de l’essai thaïlandais. Sanofi assure que ce choix a été fait en concertation avec la communauté scientifique, l’OMS et les autorités de santé concernées. »

Que l’on lance une dernière phase avant d’attendre les résultats de la phase précédente, montre l’impatience de SANOFI à commercialiser son vaccin. Et cela au mépris des règles scientifiques de bon sens.

 

 

C’est à partir de ce moment que l’on voit apparaître les rôles et responsabilités des autorités sanitaires et de l’OMS présenté souvent comme le garant de la santé mondiale des populations. A la lumière de cette information l’on peut raisonnablement se demander l’intérêt de l’OMS à vouloir garantir la sortie rapide de ce vaccin.

Je rappelle que si la dengue a un impact très fort sur les populations de certaines parties du monde, ce n’est pas très différent de l’impact qu’à la grippe chez nous. Impact qui est géré depuis de nombreuses années et sans augmentation notable. Pourquoi donc participer à cette urgence?

 

 

Les résultats tombent ensuite, les uns à la suite des autres :

« En septembre 2015, les premières données de suivi sur trois ans sont rendues publiques. Dans
l’essai mené en Asie, le groupe des 2 à 5 ans montre un risque d’hospitalisation pour dengue sévère 7,45 fois plus élevé chez les vaccinés que chez les non-vaccinés. »

Comme l’écrit une spécialiste :

« « la preuve indiscutable que les choses pourraient ne pas du tout se passer comme prévu. Ceci aurait peut-être pu être évité s’ils avaient attendu les résultats de la phase 2 avant de lancer la phase 3 ».

Que croyez vous qu’il se passe?

SANOFI ne modifie pas son calendrier de sortie de son vaccin, il met uniquement une restriction à son vaccin avant l’âge de 9 ans.

Pourtant des voix s’élèvent à nouveau :

« « Le fait qu’ils aient établi un âge limite pour justifier le lancement du vaccin était aussi problématique que les incertitudes sur l’origine de ce qui se passait », poursuit Isabel Rodriguez-Barraquer. »

 

 

Le vaccin est commercialisé dans un premier, pays, au MEXIQUE en décembre 2015.

Que les études préalables aient montrées que c’est dans ce pays que l’efficacité du vaccin soit la plus faible (30%) n’y change rien.

Mais pourquoi ce pays qui semble, pour quelqu’un de bon sens, le plus mauvais choix, est-il choisi pour inaugurer la commercialisation de ce vaccin?

Les journalistes auteures de cet article apportent une hypothèse :

« « Mais les dés étaient déjà jetés », estime Hugo López-Gatell, de l’Institut national de santé publique. Le Mexique s’était engagé dès avril 2014, lors d’une visite du président François Hollande, à soutenir l’introduction du vaccin. Une déclaration d’intention confidentielle, à laquelle Le Monde a eu accès, révèle que cet engagement a été renouvelé en juillet 2015. »

Et voilà donc l’entrée dans le jeu de SANOFI des autorités françaises. Et non des moindres.

Ainsi Marisol TOURAINE alors ministre de la santé, en visite de la nouvelle usine de SANOFI,  disait à cette époque, tout le bien qu’elle pensait de ce nouveau vaccin.

 

 

Cette information confirme les intérêts financiers en jeu, et met en lumière les liens d’intérêt avec SANOFI de nos dirigeants et des autorités . Là non plus, aucune place pour l’intérêt des citoyens de tous les âges.

« « Les messages envoyés par nos responsables politiques à nos agences de régulation censées
évaluer de manière indépendante les médicaments étaient clairs et forts », remarque Mauricio
Hernández-Ávila, à l’époque directeur de l’Institut national de santé publique du Mexique. »

 

 

Tout se poursuit suivant le plan de commercialisation élaboré par SANOFI :

« Après le Mexique, c’est au tour des Philippines d’approuver le Dengvaxia, le 22 décembre 2015. »

« Le Brésil est le troisième pays à autoriser le Dengvaxia, en décembre 2015. « Ce vaccin n’est
pas très bon et nous ne l’aurions pas autorisé si nous avions eu une alternative », raconte un
ancien dirigeant de l’agence de santé brésilienne. »

Pas très bon ce vaccin et pourquoi pas d’alternative?

Y avait-il une nécessité impérieuse à utiliser ce vaccin? Est-ce parce qu’il était le premier contre la dengue et qu’il n’en existait pas d’autres?

 

 

Tout se passe donc pour le mieux pour SANOFI .

La commercialisation de ce vaccin promis à plus d’1 milliards d’euros de bénéfice par an, poursuit sa route.

« Au même moment démarrait la première vaccination de masse aux Philippines chez 830 000 enfants. »

 

 

Mais comme je l’ai évoqué, beaucoup s’interrogent :

« « Je n’ai pas compris comment les choses ont pu aller si vite après les résultats des essais cliniques de phase 3, s’interroge encore aujourd’hui Scott Halstead, spécialiste américain de la dengue. Et j’ai été choqué également par le feu vert donné par l’OMS en avril 2016. » »

Je rappelle que la première inquiétude et alerte remontent à 2009!

 

 

Cette « belle histoire » peuplée de milliards s’arrête brutalement le 29 novembre 2017 par le communiqué de SANOFI où les responsables nous expliquent :

« « Ces nouvelles informations viennent d’une réanalyse du suivi à long terme des participants aux essais cliniques, cinq à six ans après leur vaccination », indique Su-Peing Ng. Dans la foulée, les Philippines suspendent leur campagne de vaccination. »

2 ans de commercialisation pour des effets suspectés puis confirmés dès septembre 2015  mais ignorés  par l’industriel et les autorités.

Combien de morts pourrait-on dire en plagiant le sous-titre du livre qui a lancé chez nous l’affaire Médator?

 

 

Pour terminer, une question est également posée:

Pourquoi les territoires d’Outre-Mer français où sévissent des épidémies de dengue, n’ont-ils pas bénéficié dès fin 2015 du vaccins DENGVAXIA, pourtant produit par une firme française?

Les philippins s’interrogent aussi sur ce sujet :

« Si la France, pays fabricant du Dengvaxia, n’en veut pas pour sa propre population, c’est bien qu’il y a un problème avec ce vaccin et que Sanofi nous prend pour ses cobayes ! » L’accusation revient en boucle dans les médias et sur les réseaux sociaux philippins. »

Cette question est très pertinente.

Dès fin 2016, le Haut Comité de Santé Public, ne recommandait pas ce vaccin dans les territoires français d’outre-mer.

Cette décision ne manque pas de surprendre quand on sait la propension de cet organisme à recommander tous les vaccins qui sont disponibles sur le marché.

Mais justement ce vaccin n’a jamais obtenu son autorisation de mise sur le marché, tant en Europe qu’aux USA, malgré une demande faite dès 2015. Ce fait, lui aussi ne manque pas, lui non plus d’interrogations.

 

 

Enfin que penser, à la lumière de ce cas,  des affirmations de la ministre de la santé, des autorités sanitaires et de nombres de médecins, affirmant que les vaccins sont sûr et sans danger? En effet, cette histoire nous montre que les fabricants ne cherchent pas à tester les effets délétères des nouveaux vaccins mais seulement leur efficacité.

 

 

PS : Je voudrais dire un grand merci aux deux journalistes, Lise BARNEOUD et Chloé HECKETSWEILER qui ont menées l’enquête et qui l’ont publiée dans les pages du journal Le Monde. Elles font honneur à leur profession si souvent décriée.

De plus leur travail redore le blason de pages santé de ce journal  où une rubrique nommée pompeusement « Les décodeurs, venons en au fait » a produit des articles sur la vaccination et les vaccins d’une rare médiocrité.

PS 2 : vous pouvez lire l’article intégral en le téléchargeant ici.

 

Une année de plus de passée.

Je souhaiterai, alors que la nouvelle année commence,revenir sur cette année 2017.

Que s’est-il passé en cette année écoulée, qui soit notable dans l’évolution de la santé? Jetons un coup d’œil dans le « rétroviseur ».

 

Dès le début de l’année, les décisions et comportement du Conseil de l’Ordre des Médecins m’interpellait . Toute l’année 2017, me verra m’interroger à plusieurs reprises sur cette institution avec en point d’orgue, la menace du président national de l’Ordre des Médecins, vis à vis des médecins qui oseraient s’interroger sur l’obligation vaccinale.

 

Dans la droite ligne de ce qui sous-tend le comportement de l’Ordre des médecins: l’obéissance à l’ordre établi, l’obéissance aux autorités, la remise en cause d’une pensée critique;  la contestation de la différence et jusqu’à l’interdiction même de penser différemment s’exprimait dans les écrits de 2017 de confrères. Je m’en étonnais.

 

Peu de temps après ces réflexions, la « saga » de l’obligation vaccinale commençait. Ce sera un des grands sujets de santé qui agitera la fin de l’année 2017. Preuve s’il en est, ce sera même un sujet d’actualité car le quotidien le Monde en fera sa Une du 31 décembre 2017 comme avec lui Le Figaro. Les sujets santé sont dans mon souvenir, rarement à la Une des quotidiens nationaux. Il est donc clair que cette problématique de l’obligation soulève un questionnement qui va au delà de la seule santé.

 

Une autre « saga » qui semble en ce début d’année 2018 s’être estompée, fut sans nul doute, la « saga » du Lévothyrox. Elle s’étala sur plusieurs semaines, fit couler beaucoup d’encre et montra, une fois de plus l’incompétence de l’ANSM, agence qui succéda à l’ AFSSAPS après l’affaire du Médiator. Mais, il semble que l’incompétence et les liens d’intérêt soient consubstantiels au fonctionnement de nos autorités sanitaires.

 

Les débats sur l’obligation vaccinale feront les beaux jours de la fin d’année. Ils nous montreront à quel point, le dogme et l’autoritarisme médical est plus fort que la réalité scientifique.

Ce qui est malgré tout notable dans cette histoire d’obligation vaccinale, c’est cette volonté de contraindre. La volonté des autorités d’imposer leur vision et cela sur un sujet qui touche l’intimité des familles. C’est la prise de pouvoir de l’état sur le corps des enfants en négation totale de la responsabilité personnelle et parentale mais aussi en contradiction avec les lois de bioéthique qui disent que l’on ne peut pas se passer du consentement quand on « touche » au corps.

 

Les propos pour l’obligation vaccinale n’ont été qu’une succession d’avis d’autorité dont le but est la soumission. A aucun moment, il n’a été fait appel à l’intelligence de tout un chacun. Notre appel en ce sens aux députés avant le vote de cette obligation, est resté lettre morte. A croire que lorsque l’on débat de problème de santé publique, l’intelligence et l’esprit critique pointent aux abonnés absents chez nombres de personnes en particulier dans les hautes sphères décisionnelles.

 

Pourtant de réelles questions se posent, en particulier sur l’innocuité des produits de santé. Mais ce type de questionnement semble complètement ignoré par bon nombre de responsables médicaux avec à leur tête notre actuelle ministre de la santé.

 

Pour terminer l’année 2017, des indicateurs comme quoi la santé est un vaste marché libéral où l’argent est le seul moteur, ont vu le jour. Faire de chaque personne en bonne santé des malades soumis à un traitement, suivre la bonne observance du traitement prescrit, en un mot, la main mise par les autorités médicales sur notre vie, est semble-t-il le chemin qui s’annonce.

 

Cette analyse ne serait pas exhaustive ( mais l’est-elle vraiment?) sans évoquer la publication de l’INCA « Dépistage des cancers du sein, s’informer et décider ». Ce livret est paru en août 2017. « Son objet est de délivrer à chacune toutes les informations utiles pour décider de réaliser un dépistage. Il explique aussi les risques à ne pas se faire dépister et indique par ailleurs quelques conseils de prévention des cancers du sein. Ce livret a vocation à être joint au courrier d’invitation. » Venant d’une autorité de l’état, l’on en attendait une position « neutre » et informative sur le sujet.

Ce livret est tout sauf un document indépendant et qui délivre une information équilibrée sur le sujet. Malgré des publications de plus en plus nombreuses , ce livret est encore une fois un livret de propagande pour la mammographie de dépistage. Le collectif Cancer-Rose l’a analysé, comme il le fait de toutes les publications qui sortent sur le sujet. En se basant sur une grille de lecture de la qualité de l’information Cancer-Rose a noté la qualité de ce document. Il reçoit la note de 6/20.

6/20 pour la qualité d’une publication d’une agence de l’état !!!!

Comment l’état peut-il publier un document d’une qualité si médiocre?

Ici encore, le dogme, la croyance, les liens d’intérêt et les avis d’autorité ont plus de poids que l’analyse critique et indépendante des publications scientifiques.

 

 

 

Je m’interroge donc sur ce que sera l’année 2018.

L’obligation vaccinale ouvre la boite de Pandore de la contrainte. Divers articles indépendants ont montré à quel point cette obligation n’a aucune justification quand on réfléchit en terme de science médicale en interrogeant la balance bénéfice/risque. Seul le dogme dans la croyance d’un bénéfice par définition non démontré est le moteur de nos autorités et de nombres de médecins.

En effet, comme le montre le sujet sur la vaccination, mais aussi le dépistage du cancer du sein; l’analyse critique, les connaissances, les études scientifiques indépendantes, tout est balayé au profit de croyances qui laissent de coté tout ce qui dérange. Les mensonges souvent par approximation et simplification extrême se retrouvent dans la bouche des autorités et tous ceux qui les soutiennent. La communication et le marketing ont largement pris la place de l’information. Nous nous moquons des États Unis et de leur président avec ses « fake news ». Mais nos autorités sanitaires n’ont pas de discours différents quand ils affirment sans sourciller que « l’obligation c’est la confiance » juste après avoir nié qu’il puisse exister des effets secondaires avec par exemple les vaccins. Et que penser de notre ministre de la santé qui dans une interview récente parle de bénéfice énorme (49mn21s) pour des traitements récents et cela en reprenant les mots même de l’industrie pharmaceutique, son discours marketing complètement déconnecté de la réalité. L’industrie pharmaceutique n’a, en effet, pas produit ces 25 dernières années la moindre molécule vraiment innovante et indispensable comme ont pu l’être les antibiotiques ou les neuroleptiques.

 

Cette obligation votée sans réelle opposition ni manifestation du plus grand nombre, va rendre possible l’extension de l’obligation pour un vaccin comme le Gardasil, pour les filles comme pour les garçons. Pas besoin là non plus de preuves scientifiques, la conviction des autorités suffira, associé aux lobbys de toutes sortes.

L’obligation de la vaccination antigrippale pour les professionnels de santé verra aussi sans doute le jour dans un contexte identique : pas de preuve scientifique de son intérêt, dogme et toute puissance.

Et quoi d’autre encore?

L’avenir nous le dira.

La réelle gravité de ce qui s’est passé en 2017 est d’initier la contrainte en matière de santé non sur des faits scientifiques indiscutables mais sur des croyances.

Dans ce cas, le pire peut être à craindre.

 

 

 

Après ces mots pleins d’inquiétudes, je voudrais malgré tout terminer ce premier billet de l’année sur des mots d’espoir.

« soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres » Cette maxime de La Boétie est aujourd’hui d’une actualité criante.

Et ces quelques dessins que je trouve personnellement  plus inspirant que de longs discours

 

Il y a quelques semaines, je posais la question de savoir si l’obligation vaccinale n’était que le début de la marche en avant vers la dictature médicale.

L’actualité me fournit un nouvel élément qui va dans ce sens :

La mise sur le marché du premier médicament connecté.

 

Un certain nombre de professionnels vont se réjouir de cette innovation.

Comme le signale l’article des Échos, le but annoncé est que l’observance d’un traitement permette de faire de substantielles économies.

Ce sont des fonds de capital risque, des assureurs qui sont les plus enthousiastes dans cette nouveauté. L’industrie pharmaceutique est elle aussi partie prenante avec  NOVARTIS un des géants du secteur.

C’est donc l’argent qui motive.

La santé ne semble que tout au plus, un prétexte. Ce n’est sûrement pas un hasard si cette « innovation » est présentée dans un journal économique et non dans une publication médicale.

 

Ce qui n’apparaît pas dans cet article c’est que peu de médicaments sont absolument indispensables pour la santé. Je veux dire pas là que nombre de médicaments prescrits le sont plus par la pression du lobby pharmaceutique et la volonté de toute puissance de beaucoup de médecins que parce qu’ils sont justifiés par la balance bénéfice/risque de ceux-ci. Pour être encore plus simple, nombre de médicaments présentés comme indispensables par les prescripteurs, ne le sont pas.

Chacun sait que les médecins ne sont pas tous d’accord sur les thérapeutiques à suivre.

Qui déterminera alors quel médicament  est indispensable? Les autorités comme dans l’obligation vaccinale? Après ce premier médicament, quel sera le suivant et les autres qui suivront?

 

Les patients ne seront alors plus libres de prendre ou pas le médicament prescrit, quand la prise de celui-ci sera surveillé. Quelles seront les sanctions pour ceux qui ne se conformeront pas à l’injonction médicale?

 

Par ailleurs avec ces nouveaux médicaments connectés, les médecins ne seront plus uniquement des prescripteurs, mais aussi des « contrôleurs » de la bonne observance des traitements prescrits.

N’est-ce pas un pas supplémentaire vers la perte de liberté de disposer de son corps?

Ce sera, à n’en pas douter, plus de contraintes et donc un pas de plus vers « la police médicale ».

 

 

 

Une commentatrice a cité, sur le blog d’un confrère,  une étude scientifique qui m’a interpellé.

Je la remercie pour sa veille scientifique.

 

Je suis allé lire cet article.

Il est publié dans une revue d’immunologie, revue très spécialisée. Cet article pose le problème de réactions croisées entre les gènes des virus utilisés dans certaines vaccinations et les gènes humains.

Le titre de cet article est le suivant :

From HBV to HPV: Designing vaccines for extensive and intensive vaccination campaigns worldwide.

Ce qui signifie : « Du HBV (virus de l’hépatite B) au HPV ( Papilloma virus humain) : conception de vaccins pour des campagnes de vaccination  intensives et à grande échelle dans le monde entier. » Plus »

Le Lévothyrox ancienne formule est annoncé pour le 2 octobre dans toutes les pharmacies. D’autres formes seront aussi disponibles dès octobre.

Est-ce la fin de « l’affaire Lévothyrox »?

Rien n’est moins sûr.

En tout cas, l’actualité médicale sur le sujet n’est plus aussi « active » que les jours derniers. C’est maintenant le temps de la justice qui va s’ouvrir. Et l’on sait que le temps judiciaire n’a rien à voir avec le temps médiatique. Ainsi bien que révélée en 2007 par le Dr Irène FRACHON, l’affaire Médiator, ne se trouvera devant la justice qu’au mieux l’année prochaine.

Mais là n’est pas mon propos. Plus »