Je voudrai compléter les deux précédents billets que j’ai publié sur « l’affaire Lévothyrox ».

 

 

Tout d’abord, revenir sur l’article de mon confrère le Dr Dominique DUPAGNE

En suivant le fil des commentaires sous son article, il apparaît que pour la mise sur le marché d’un nouveau médicament en général et pour ce nouveau Lévothyrox en particulier; il n’y a pas de recherches concernant la véritable biodisponibilité du médicament, la biodisponibilité individuelle.

Ce problème de biodisponibilité est connu depuis longtemps. Plus »

A la lueur des dernières publications et réactions, je publie la réponse que j’ai faite à un confrère, réponse qui approfondit mes réflexions sur le sujet.

 

Vous trouverez ici l’article de blog de ce  confrère.

J’ai écrit ceci :

« Vous rappelez et synthétisez les éléments scientifiques et je ne peux être que d’accord avec vous.

Cependant le problème qui fait tant de buzz est ailleurs et vos dernières copies d’écran de la Voix du Nord en témoignent : écouter les patients. Plus »

Il a beaucoup été écrit sur la « problématique » actuelle du Lévothyrox.

Je ne reviendrai donc pas sur ce qu’un certain nombre de mes confrères ont écrit, car sur ce sujet, et d’un point de vue « scientifique », je n’ai rien à rajouter de pertinent.

Je voudrais juste revenir sur ce qu’a dit la ministre de la santé dans son point de presse du 6 septembre 2017, sur le sujet. Plus »

Aujourd’hui c’est le député du Finistère Richard FERRAND qui est épinglé par le Canard Enchaîné pour l’emploi d’un de ses enfants et un contrat avec la société de sa compagne quand il dirigeait les mutuelles de Bretagne.

Comme dans un passé proche pour François FILLON, la réponse est : mais c’est légal.

Mais la question est de savoir si c’est moral et non pas légal. La légalité n’a rien à voir avec la moralité. Plus »

Je m’interroge aujourd’hui sur l’acceptation d’une opinion qui soit différente.

Chacun d’entre vous a pu faire l’expérience de la difficulté d’échanger. Plus »

Je suis triste à propos de la mort de ce nourrisson de 10 jours suite à l’ingestion de gouttes d’Uvéstérol.

Je suis triste en pensant à ses deux parents qui sont dans la douleur et la souffrance peu de temps après la joie de la naissance. Mes pensées les accompagnent dans cette épreuve redoutable.

 

Je suis en colère car ce bébé n’aurait jamais du mourir.

Il est mort parce que ses parents ont fait confiance au médecin ou à la sage-femme qui ont prescrit ce médicament.

Je suis en colère car ces professionnels de santé n’auraient jamais dû prescrire à ce bébé de l’Uvestérol.

Le danger et les risques étaient connus depuis plus de 10 ans. Il y avait une surveillance renforcée de ce médicament car les signaux de pharmacovigilance étaient sans contestation.

De plus, il y a d’autres spécialités pour la même indication qui n’ont jamais montré le moindre problème. Pourquoi alors continuer à prescrire Uvéstérol jusqu’à ce drame ? Plus »

Cette notion de risque relatif et de risque absolu ne vous dit sans doute rien de prime abord.

Et pourtant vous y êtes confrontés en permanence.

Dès que l’on vous cite un pourcentage de bénéfice ou de risque, il ne vous est jamais précisé s’il s’agit de risque absolu ou de risque relatif.

En fait il s’agit toujours de risque relatif car celui-ci est « plus vendeur ».

Pour être plus compréhensible, je vais tâcher de vous expliquer la différence avec deux exemples. En effet, faire la différence est capital pour avoir une vision la plus « fiable » possible de la réalité. Plus »

Il existe dans les médias, des interrogations sur pas mal d’institutions, des enquêtes, des réflexions, mais il n’existe pas grand monde pour s’interroger sur le rôle et le fonctionnement du Conseil de l’Ordre des médecins. Il est vrai que cette institution ne concerne pas tout un chacun. Je voudrais malgré tout partager mes réflexions.

Ainsi, je voudrais mettre en parallèle 3 événements de l’actualité récente et essayer de réfléchir de façon transversale  pour essayer de répondre à la question que je pose dans le titre.

Tout d’abord, le dictionnaire Larousse dans sa définition de la justice fait apparaître la notion d’équité. Le Conseil de l’Ordre des médecins possède une chambre disciplinaire qui juge et sanctionne. Cet organisme ne juge ni ne sanctionne que les médecins. Chacun pourrait donc croire que cette « justice » ne s’applique que pour tout ce qui a trait à l’exercice de la médecine. C’est en effet, ce qui serait « logique ». Plus »

De plus en plus le médecin est confronté dans sa pratique aux « exigences » des patients.

L’exercice de la médecine, comme je l’ai appris et comme elle s’enseigne sans doute encore aujourd’hui doit se pratiquer de la façon suivante :

Un patient vient avec des signes, symptômes, qui le plus souvent l’inquiètent et qu’il relate au médecin. Celui-ci après avoir écouté, pose des questions pour « affiner » les éléments recueillis par le patient, c’est ce qui constitue l’interrogatoire qui est le premier temps d’un acte médical.

Le deuxième temps est constitué par l’examen clinique. Dans cet examen, le médecin recherche des signes qui vont s’ajouter aux éléments de l’interrogatoire.medecin-patient

A partir de là, le médecin émet une hypothèse diagnostique. C’est à dire qu’il va évoquer une maladie qui « colle » avec les éléments de l’interrogatoire et ceux de l’examen clinique. Plus »

Bonjour

Comme je l’ai déjà écrit, une étude a montré que le patient français sortait de sa consultation médicale avec une ordonnance dans 91% des cas.

En effet, faire acte médical, c’est agir.call-to-action-social-media

C’est donc prescrire : des médicaments bien sur, mais aussi des bilans biologiques, des radiographies, mais aussi des actes de kinésithérapie etc.

Il ne faut pas oublier que quand la personne n’est pas malade, qu’aucun examen complémentaire n’est utile pour faire un diagnostic, il reste encore les dépistages car comme chacun sait, tout bien portant est un malade qui s’ignore et tout vivant est un mort en sursis. Plus »