Dans son roman 1984, George ORWELL décrit un régime policier totalitaire.

 

 

Ce régime qui restreint les libertés de ses citoyens possède un ministère qui réécrit l’histoire et les faits réels aussi souvent que nécessaire pour « coller » à la propagande gouvernementale.

Ce ministère se nomme: le ministère de la vérité. C’est un outil de propagande qui n’hésite à faire passer des mensonges pour des réalités vraies.

 

En mettant en perspective, le comportement de notre ministère de la santé qui n’hésite pas à « travestir » la réalité, il m’a paru évident que notre ministère de la santé actuel est très proche par son fonctionnement de ce ministère de la vérité imaginé en son temps par ORWELL.

En voici pour preuves, 2 exemples, mais il y en a d’autres.

 

 

Le premier exemple est la vaccination antigrippale.

Chaque année à la même époque, le ministère de la santé lance la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière.

Sur le site du ministère de la santé,  l’on apprend que :

« La grippe est une maladie grave car responsable d’environ 9000 décès chaque année. »

 » La vaccination réduit néanmoins les risques de complications et de formes graves. Les épidémiologistes ont estimé qu’elle permet ainsi d’éviter 2 000 décès chez les personnes âgées de 65 ans et plus et en éviterait davantage si la couverture vaccinale pour les personnes à risque était plus importante. »

Mais qu’en est-il véritablement?

Le site du syndicat national des jeunes médecins généralistes publie récemment un point particulièrement informatif et détaillé en particulier sur l’intérêt de la vaccination anti-grippale et les connaissances acquises sur le sujet.

On peut y lire :

« Toutes les sources indépendantes disponibles …s’accordent sur la modeste efficacité du vaccin »

« Selon la Collaboration Cochrane (Synthèse de la Cochrane collaboration éditée en 2010 et mise à jour en 2012), si la vaccination permet peut-être d’éviter une grippe sur deux, il n’existe aucune preuve que le vaccin soit efficace sur les complications de la grippe et notamment les décès. »

Comment se fait-il alors que notre ministère de la santé puisse chiffrer le nombre de décès chaque année liés à la grippe et affirmer que la vaccination peut éviter tous les ans 2000 décès?

N’est-ce pas un exemple flagrant de propagande?

Qui plus est, chaque année elle se répète.

Lire aussi l’article du Monde Diplomatique de janvier 2018.

 

 

 

Deuxième exemple : le dépistage du cancer du sein par mammographie et les campagnes d’Octobre Rose.

Un article récent du quotidien Le Monde, posait la question de la pertinence de ce dépistage et des campagnes qui en font la promotion.

Un site français indépendant ( que le Monde cite)  apporte de nombreuses réponses aux femmes qui s’interrogent sur ce dépistage dont elles reçoivent de très nombreuses incitations.

Mais quelle est la position de notre ministre de la santé ?

La réponse :

Renforcer l’information ou la propagande?

 

 

Ces deux exemples illustrent mon propos, mais sur quasiment tous les sujets de santé, le ministère a une position qui interroge.

J’aurai pu détailler d’autres exemples.

 

 

Le problème est qu’en tenant ce type de position il y a une remise en question de plus en plus importante de la confiance que tout un chacun peut accorder à la parole gouvernementale en particulier en santé.

Chacun d’entre nous a accès à internet et peut donc trouver des sujets de réflexion et douter de la fiabilité de l’information gouvernementale.

En agissant ainsi, les autorités sanitaires se comportent comme dans les temps anciens où l’information et la connaissance étaient peu accessibles. Un temps où seuls les experts avaient accès à cette connaissances et exprimaient ce que chacun devait savoir et comprendre.

Mais aujourd’hui, en 2018, les temps ont changé. Nous ne sommes plus comme dans le roman 1984 de George ORWELL où l’information pouvait être manipulée suivant la volonté des gouvernants.

Or j’ai le sentiment, qu’en agissant comme le font nos autorités sanitaires en général et la ministre de la santé en particulier, ils se croient toujours comme dans 1984.

Réveillez vous madame la ministre, arrêtez de prendre les français pour des enfants sans cervelles et  de vous adresser à eux comme s’ils étaient incapables de réflexion.

Vous vous indignez régulièrement de la perte de confiance des français dans les informations santé délivrées, mais la confiance se gagne et aujourd’hui en agissant comme si l’information n’était pas disponible, en agissant comme dans « l’ancien temps », c’est  au système de santé dans son ensemble que vous portez préjudice.

 

 

 

 

 

 

 

 

Une année de plus de passée.

Je souhaiterai, alors que la nouvelle année commence,revenir sur cette année 2017.

Que s’est-il passé en cette année écoulée, qui soit notable dans l’évolution de la santé? Jetons un coup d’œil dans le « rétroviseur ».

 

Dès le début de l’année, les décisions et comportement du Conseil de l’Ordre des Médecins m’interpellait . Toute l’année 2017, me verra m’interroger à plusieurs reprises sur cette institution avec en point d’orgue, la menace du président national de l’Ordre des Médecins, vis à vis des médecins qui oseraient s’interroger sur l’obligation vaccinale.

 

Dans la droite ligne de ce qui sous-tend le comportement de l’Ordre des médecins: l’obéissance à l’ordre établi, l’obéissance aux autorités, la remise en cause d’une pensée critique;  la contestation de la différence et jusqu’à l’interdiction même de penser différemment s’exprimait dans les écrits de 2017 de confrères. Je m’en étonnais.

 

Peu de temps après ces réflexions, la « saga » de l’obligation vaccinale commençait. Ce sera un des grands sujets de santé qui agitera la fin de l’année 2017. Preuve s’il en est, ce sera même un sujet d’actualité car le quotidien le Monde en fera sa Une du 31 décembre 2017 comme avec lui Le Figaro. Les sujets santé sont dans mon souvenir, rarement à la Une des quotidiens nationaux. Il est donc clair que cette problématique de l’obligation soulève un questionnement qui va au delà de la seule santé.

 

Une autre « saga » qui semble en ce début d’année 2018 s’être estompée, fut sans nul doute, la « saga » du Lévothyrox. Elle s’étala sur plusieurs semaines, fit couler beaucoup d’encre et montra, une fois de plus l’incompétence de l’ANSM, agence qui succéda à l’ AFSSAPS après l’affaire du Médiator. Mais, il semble que l’incompétence et les liens d’intérêt soient consubstantiels au fonctionnement de nos autorités sanitaires.

 

Les débats sur l’obligation vaccinale feront les beaux jours de la fin d’année. Ils nous montreront à quel point, le dogme et l’autoritarisme médical est plus fort que la réalité scientifique.

Ce qui est malgré tout notable dans cette histoire d’obligation vaccinale, c’est cette volonté de contraindre. La volonté des autorités d’imposer leur vision et cela sur un sujet qui touche l’intimité des familles. C’est la prise de pouvoir de l’état sur le corps des enfants en négation totale de la responsabilité personnelle et parentale mais aussi en contradiction avec les lois de bioéthique qui disent que l’on ne peut pas se passer du consentement quand on « touche » au corps.

 

Les propos pour l’obligation vaccinale n’ont été qu’une succession d’avis d’autorité dont le but est la soumission. A aucun moment, il n’a été fait appel à l’intelligence de tout un chacun. Notre appel en ce sens aux députés avant le vote de cette obligation, est resté lettre morte. A croire que lorsque l’on débat de problème de santé publique, l’intelligence et l’esprit critique pointent aux abonnés absents chez nombres de personnes en particulier dans les hautes sphères décisionnelles.

 

Pourtant de réelles questions se posent, en particulier sur l’innocuité des produits de santé. Mais ce type de questionnement semble complètement ignoré par bon nombre de responsables médicaux avec à leur tête notre actuelle ministre de la santé.

 

Pour terminer l’année 2017, des indicateurs comme quoi la santé est un vaste marché libéral où l’argent est le seul moteur, ont vu le jour. Faire de chaque personne en bonne santé des malades soumis à un traitement, suivre la bonne observance du traitement prescrit, en un mot, la main mise par les autorités médicales sur notre vie, est semble-t-il le chemin qui s’annonce.

 

Cette analyse ne serait pas exhaustive ( mais l’est-elle vraiment?) sans évoquer la publication de l’INCA « Dépistage des cancers du sein, s’informer et décider ». Ce livret est paru en août 2017. « Son objet est de délivrer à chacune toutes les informations utiles pour décider de réaliser un dépistage. Il explique aussi les risques à ne pas se faire dépister et indique par ailleurs quelques conseils de prévention des cancers du sein. Ce livret a vocation à être joint au courrier d’invitation. » Venant d’une autorité de l’état, l’on en attendait une position « neutre » et informative sur le sujet.

Ce livret est tout sauf un document indépendant et qui délivre une information équilibrée sur le sujet. Malgré des publications de plus en plus nombreuses , ce livret est encore une fois un livret de propagande pour la mammographie de dépistage. Le collectif Cancer-Rose l’a analysé, comme il le fait de toutes les publications qui sortent sur le sujet. En se basant sur une grille de lecture de la qualité de l’information Cancer-Rose a noté la qualité de ce document. Il reçoit la note de 6/20.

6/20 pour la qualité d’une publication d’une agence de l’état !!!!

Comment l’état peut-il publier un document d’une qualité si médiocre?

Ici encore, le dogme, la croyance, les liens d’intérêt et les avis d’autorité ont plus de poids que l’analyse critique et indépendante des publications scientifiques.

 

 

 

Je m’interroge donc sur ce que sera l’année 2018.

L’obligation vaccinale ouvre la boite de Pandore de la contrainte. Divers articles indépendants ont montré à quel point cette obligation n’a aucune justification quand on réfléchit en terme de science médicale en interrogeant la balance bénéfice/risque. Seul le dogme dans la croyance d’un bénéfice par définition non démontré est le moteur de nos autorités et de nombres de médecins.

En effet, comme le montre le sujet sur la vaccination, mais aussi le dépistage du cancer du sein; l’analyse critique, les connaissances, les études scientifiques indépendantes, tout est balayé au profit de croyances qui laissent de coté tout ce qui dérange. Les mensonges souvent par approximation et simplification extrême se retrouvent dans la bouche des autorités et tous ceux qui les soutiennent. La communication et le marketing ont largement pris la place de l’information. Nous nous moquons des États Unis et de leur président avec ses « fake news ». Mais nos autorités sanitaires n’ont pas de discours différents quand ils affirment sans sourciller que « l’obligation c’est la confiance » juste après avoir nié qu’il puisse exister des effets secondaires avec par exemple les vaccins. Et que penser de notre ministre de la santé qui dans une interview récente parle de bénéfice énorme (49mn21s) pour des traitements récents et cela en reprenant les mots même de l’industrie pharmaceutique, son discours marketing complètement déconnecté de la réalité. L’industrie pharmaceutique n’a, en effet, pas produit ces 25 dernières années la moindre molécule vraiment innovante et indispensable comme ont pu l’être les antibiotiques ou les neuroleptiques.

 

Cette obligation votée sans réelle opposition ni manifestation du plus grand nombre, va rendre possible l’extension de l’obligation pour un vaccin comme le Gardasil, pour les filles comme pour les garçons. Pas besoin là non plus de preuves scientifiques, la conviction des autorités suffira, associé aux lobbys de toutes sortes.

L’obligation de la vaccination antigrippale pour les professionnels de santé verra aussi sans doute le jour dans un contexte identique : pas de preuve scientifique de son intérêt, dogme et toute puissance.

Et quoi d’autre encore?

L’avenir nous le dira.

La réelle gravité de ce qui s’est passé en 2017 est d’initier la contrainte en matière de santé non sur des faits scientifiques indiscutables mais sur des croyances.

Dans ce cas, le pire peut être à craindre.

 

 

 

Après ces mots pleins d’inquiétudes, je voudrais malgré tout terminer ce premier billet de l’année sur des mots d’espoir.

« soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres » Cette maxime de La Boétie est aujourd’hui d’une actualité criante.

Et ces quelques dessins que je trouve personnellement  plus inspirant que de longs discours

 

Cette question volontairement provocatrice, je me la pose.

« S’il est difficile de déterminer avec précision l’exacte part de responsabilité de la grippe dans ces 18.300 décès, les experts s’accordent pour dire qu’elle est grande. »

Cette phrase est reprise de l’article du Figaro qui affirme sans nuance qu’il y a eu une surmortalité record due à la grippe.

Elle est en contradiction avec l’affirmation péremptoire du titre. En effet les experts sont incapables de prouver cette surmortalité, ils ne font que l’estimer. Plus »

Cette histoire du nombre de morts dus à la grippe qu’il n’est possible que d’estimer et jamais de prouver, m’interpelle .

J’ai donc lu le bulletin du 11 mars 2015 publié par l’INVS : Plus »

Cette affirmation fait suite à ce que j’ai pu lire dernièrement dans la presse : la grippe est devenue un problème politique. Ce n’est donc plus un problème médical puisqu’il est politique.

Qui a déjà vu un politique s’inquiéter d’appendicite ?

Plus »