« La question la plus importante quand on a un cancer est de savoir quand dire non à la chimiothérapie. »

« Les gens – y compris la plupart des médecins – disent souvent qu’un petit avantage moyen peut être utile parce que certains patients en bénéficient plus que d’autres.

Peut-être serai-je l’un de ceux qui auront la chance d’ajouter de 6 à 12 mois à ma vie, et non la moyenne de 1 à 3 mois ?

Parfois, les patients se réfèrent à d’autres personnes qui ont vécu de nombreuses années après la polychimiothérapie.

C’est un faux espoir. »

 

« Le fait que la chimiothérapie soit administrée de façon intensive – même au cours des dernières semaines avant le décès du patient – a été documenté à de nombreuses reprises. 15

Mettre fin à nos vies en passant du temps avec nos proches serait beaucoup mieux que d’être harcelé par les effets toxiques de la chimiothérapie et des fréquents séjours à l’hôpital.

Mourir dans un lit d’hôpital est le pire de tous. »

 

« Au Danemark, d’éminents médecins ont déclaré publiquement qu’ils s’abstiendraient de toute chimiothérapie qui prolongerait leur vie s’ils étaient atteints d’un cancer mortel, et peu d’oncologues et d’infirmières sont prêts à accepter la chimio que subissent leurs patients pour un bénéfice minimal.

Je me demande pourquoi nous n’offrons pas aux patients les mêmes privilèges que les professionnels de la santé« .

 

Peter GOTZSCHE termine son chapitre en relatant l’expérience de deux membres de sa famille atteint de cancer incurable. Ces témoignages sont très importants.

Je pense que nombre d’entre nous ont des expériences similaires.

Il termine son chapitre par la conclusion suivante :

« À toute cette misère s’ajoute le fait que nous avons des organismes de réglementation des médicaments qui n’ont aucun scrupule à approuver de nouveaux médicaments contre le cancer sans savoir s’ils sont meilleurs ou pires que ceux que nous avons déjà. 

Ce système brisé a entraîné d’énormes dépenses en médicaments anticancéreux dont la toxicité est certaine, mais dont les bienfaits sont incertains.

Même lorsque des essais randomisés ont été réalisés et que des avantages marginaux ont été obtenus, ces insignifiantes différences peuvent disparaître lorsque les médicaments sont utilisés dans la vie réelle, les patients souffrant de comorbidités »

 

Peter GOTZSCHE nous explique ensuite différents éléments à prendre en compte pour une analyse indépendante.

Le premier est la mortalité spécifique du cancer étudié.

« Lorsqu’une personne a reçu un diagnostic de cancer, il y a un risque que le diagnostic soit également considéré comme la cause du décès si cette personne meurt dans un état de dénutrition.

Mais la cause du décès pourrait être un autre cancer ou une maladie cardiaque non reconnue. L’inverse peut aussi se produire. »

Cette mortalité spécifique n’est donc pas un bon indicateur de la réalité des choses. Donc une baisse de mortalité spécifique peut être remise en question.

 

Un autre critère qui est souvent mis en avant pour justifier la pertinence et le bénéfice d’une intervention médicale comme les dépistages, est la survie à 5 ans.

« …le biais dans ce cas (NDLR : la survie à 5 ans) conduit presque toujours à des surestimations des résultats du dépistage et du traitement du cancer.

Le biais peut facilement être si important que les interventions n’ayant aucun effet paraissent être très efficaces. »

Peter GOTZSCHE explique avec l’exemple du dépistage du cancer du sein, pourquoi cette survie à 5 ans, très largement utilisée pour convaincre, est un mauvais indicateur.

Une phrase résume cette explication :

« Les patients ne vivent pas plus longtemps ; ils vivent plus longtemps avec le fait de savoir qu’ils ont un cancer parce que l’horloge a commencé plus tôt. »

 

Il explique ensuite que comparer la mortalité spécifique avec la survie à 5 ans est encore un mauvais procédé, même s’il est régulièrement utilisé. Chacun pourra maintenant le comprendre, utiliser deux mauvais indicateurs amène rarement à une compréhension optimale!

Que faudrait-il faire alors?

« La meilleure chose que nous puissions faire pour savoir si un traitement contre le cancer a un quelconque avantage est de faire un essai randomisé. Si nous faisons un essai randomisé, il n’y a aucun problème à utiliser la survie à 5 ans parce que tout le monde a un cancer au départ, et la randomisation assure que les deux groupes sont comparables pour les facteurs pronostiques. »

 

Il nous décrit ensuite longuement son cheminement de pensée à partir d’une étude (méta-analyse) de 2004 qui étudie 250000 patients atteints de cancer et traités par chimiothérapie.

« Je savais que la chimiothérapie augmentait la survie et je pensais qu’il s’agissait d’un effet important, et je l’ai même recommandée à un patient inquiet des dommages graves. C’était avant que j’écrive ce livre. Quand j’ai regardé les preuves, j’ai été choqué. »

Ce long passage nous apprends :

« L’American Cancer Society a un jour, annoncé que la détection précoce du cancer du sein permettait de guérir « près de cent pour cent des cas ». Or ceci est faux : « C’était une erreur importante », puisque le dépistage par mammographie ne mène pas à la guérison. » L’étude des partenaires en particulier industriels (mais pas que) éclaire la raison d’un tel mensonge.

 

Peter GOTZSCHE continue son étude par une méta-analyse de Cochrane portant sur l’étude des effets de la chimiothérapie dans le traitement du cancer du sein, avancé ou non.

« Il n’y a pas de données suffisamment probantes pour déterminer un effet sur la survie globale ou la durée de la progression de la maladie. »

 

Il étudie ensuite une nouvelle méta-analyse de 2005 . Il s’agit d’une grande méta-analyse qui ici s’intéresse au cancer du sein au stade précoce et à son traitement. C’est une étude publiée dans le LANCET, grand journal médical et qui s’étend sur 31 pages ! De plus elle est faite par des scientifiques indépendants.

Son véritable « parcours du combattant » dans l’analyse de cette étude est particulièrement intéressant.

Il écrit :

« Pourquoi n’y avait-il pas de données sur le seul résultat non biaisé – la mortalité totale – dans le rapport de 31 pages de l’article du Lancet  ?

Et pourquoi ces données étaient-elles si bien cachées que seules des personnes aussi têtues que moi pouvaient le faire les trouver ? »

Sa réponse :

« …le milieu universitaire peut être tout aussi partial que l’industrie pharmaceutique et tout aussi « habile » à cacher les faits les plus importants. »

Et d’un point de vue pratique :

« Si cette femme atteinte d’un cancer du sein me le demandait aujourd’hui, je lui dirais que je ne recommanderais pas la polychimothérapie, et probablement pas non plus un médicament chimiothérapeutique individuel, en tenant compte de la méta-analyse du traitement des différents cancers mentionnés ci-dessus. »

« Par conséquent, la façon la plus facile d’aller de l’avant sera de demander à votre médecin si l’effet précis est comparé à l’absence de traitement.

Le médecin devrait être en mesure de répondre. »

 

A suivre

 

 

Cette phrase est de Peter GOTZSCHE.

Elle est tirée de son ouvrage « Survival in an Overmedicated World: Look Up the Evidence Yourself » qui pourrait se traduire par « Survivre dans un monde surmédicalisé, rechercher vous-même les preuves »

Peter GOTZSCHE a mis en ligne sur son blog, le chapitre 10 de cet ouvrage.

Je vous engage à le lire (ceux qui veulent la traduction en français que j’ai effectuée avec l’aide des outils disponibles sur le web, qu’ils me le signalent).

Ce livre est présenté de la façon suivante : « nous permettons volontiers à nos médecins de nous soumettre à divers examens diagnostiques et traitements qui peuvent être financièrement avantageux pour eux-mêmes. Les soins de santé sont truffés de conflits d’intérêts financiers, et même lorsque votre médecin n’en bénéficie pas directement, il y a de nombreuses autres raisons pour lesquelles vous devriez être sur vos gardes. En toute bonne foi, les médecins utilisent de nombreux traitements qui ne fonctionnent pas, et puisque tous les traitements causeront du tort à certains patients, les médecins font du tort à de nombreuses personnes. »

« Ce livre se veut un guide d’auto-assistance pour trouver les preuves les plus fiables sur les méthodes diagnostiques et les traitements médicaux. »

Que nous dit Peter GOTZSCHE dans le chapitre 10 de son ouvrage ?

« La question la plus importante quand on a un cancer, est de savoir quand dire non à la chimiothérapie. »

En effet, contrairement à ce que pensent les patient(e)s à qui le médecin propose un traitement à la suite de la découverte d’un cancer, les bénéfices que peut tirer un patient(e) d’une chimiothérapie ne sont pas garantis à 100%. Nous sommes très loin d’ailleurs de ce chiffre. Il est donc important d’être informé du fait que les médecins surestiment grandement l’efficacité des traitements qu’ils vont proposer (imposer?) et sous estiment encore plus gravement les effets secondaires de ces mêmes traitements. Si le patient ne sait pas dire non, il subira le contre-coup des traitements qui au mieux lui augmenteront sa vie de quelques mois mais au prix d’une qualité de vie gâchée et parfois une mort prématurée.

Peter GOTZSCHE ne dit pas que les traitements anticancéreux sont inutiles comme l’étaient le Médiator, mais juste qu’ils ne sont pas aussi efficaces et sans effets secondaires comme le laisse croire de nombreux médecins et qu’il faut savoir s’en passer pour une meilleure qualité de vie.

Il écrit :

« Malheureusement, la chimiothérapie est administrée de façon intensive – même au cours des dernières semaines avant la mort du patient. »

« Au Danemark, d’éminents médecins ont déclaré publiquement qu’ils s’abstiendraient de toute chimiothérapie qui prolongerait leur vie s’ils étaient atteints d’un cancer mortel, et peu d’oncologues et d’infirmières sont prêts à accepter la chimio que subissent leurs patients pour un bénéfice minimal. »

« Je me demande pourquoi nous n’offrons pas aux patients les mêmes privilèges qu’ont les professionnels de la santé. »

« Utiliser la fin de nos jours en passant du temps avec nos proches serait beaucoup mieux que d’être soumis quotidiennement aux effets toxiques de la chimiothérapie, devoir être hospitalisé fréquemment, et peut-être même de mourir dans un lit d’hôpital plutôt qu’à la maison. »

Il ajoute :

« …peu de progrès ont été réalisés, ce qui n’est pas l’impression que vous donnent les journaux et la télévision, qui diffusent souvent de manière assez peu critique des informations très trompeuses de la part des associations de lutte contre le cancer. »

 

 

 

Je présenterai ce texte de Peter GOZTSCHE en 3 parties. Ceci est la première partie.

 

 

 

Je suis triste à propos de la mort de ce nourrisson de 10 jours suite à l’ingestion de gouttes d’Uvéstérol.

Je suis triste en pensant à ses deux parents qui sont dans la douleur et la souffrance peu de temps après la joie de la naissance. Mes pensées les accompagnent dans cette épreuve redoutable.

 

Je suis en colère car ce bébé n’aurait jamais du mourir.

Il est mort parce que ses parents ont fait confiance au médecin ou à la sage-femme qui ont prescrit ce médicament.

Je suis en colère car ces professionnels de santé n’auraient jamais dû prescrire à ce bébé de l’Uvestérol.

Le danger et les risques étaient connus depuis plus de 10 ans. Il y avait une surveillance renforcée de ce médicament car les signaux de pharmacovigilance étaient sans contestation.

De plus, il y a d’autres spécialités pour la même indication qui n’ont jamais montré le moindre problème. Pourquoi alors continuer à prescrire Uvéstérol jusqu’à ce drame ? Plus »

Cette question volontairement provocatrice, je me la pose.

« S’il est difficile de déterminer avec précision l’exacte part de responsabilité de la grippe dans ces 18.300 décès, les experts s’accordent pour dire qu’elle est grande. »

Cette phrase est reprise de l’article du Figaro qui affirme sans nuance qu’il y a eu une surmortalité record due à la grippe.

Elle est en contradiction avec l’affirmation péremptoire du titre. En effet les experts sont incapables de prouver cette surmortalité, ils ne font que l’estimer. Plus »

Les médias se sont fait largement l’écho de la révélation de 2 cas mortels après vaccination contre la gastro-entérite par Rotarix® et Rota Teq®.

 

Cette exemple montre, s’il en était besoin que tout traitement ( et la vaccination en est un ) expose à des risques .

Il faut donc peser le pour et le contre ce que l’on appelle la balance bénéfice/risque. Plus »

Cette affirmation fait suite à ce que j’ai pu lire dernièrement dans la presse : la grippe est devenue un problème politique. Ce n’est donc plus un problème médical puisqu’il est politique.

Qui a déjà vu un politique s’inquiéter d’appendicite ?

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