Dans le dernier bulletin que l’Ordre des Médecins adresse à chaque médecin, on peut lire à la p27 du n° 55, à la question « Les parents ont-ils le droit de refuser de faire vacciner leur enfant? » ce conseil :

« Le Cnom conseille ainsi aux médecins confrontés à cette situation d’indiquer sur le carnet de santé de l’enfant que c’est à la demande des parents que celui-ci n’est pas vacciné et de porter cette information dans le dossier médical. Le médecin peut par ailleurs contacter la cellule départementale de recueil, de traitement et d’évaluation des informations préoccupantes (CRIP) qui a pour mission d’évaluer la situation d’un mineur et de déterminer les actions de protection et d’aide dont il peut bénéficier. »

Je vous laisser méditer ce conseil et diffuser largement cet écrit au plus grand nombre pour que chacun soit informé du comportement qu’ils doivent pouvoir s’attendre des médecins dans le cadre de l’obligation vaccinale.

 

PS : Merci au Docteurdu16 qui a signalé cette publication sur Twitter.

Le Quotidien du Médecin titre : « Les médecins pro-baclofène contre-attaquent après l’avis négatif du comité scientifique temporaire de l’ANSM ».

La médecine est-elle devenue un guerre avec ses attaques, ses contre-attaques?

C’est en effet ce que peut laisser évoquer cet article avec l’emploi de termes guerriers.

Il semble malgré tout que la « bataille » entre médecins est aussi vieille que la profession.

Si l’on remonte dans l’histoire, les « polémiques » entre les médecins ont toujours existé. Par contre il ne faut pas croire que les tenants de la médecine « académique », ceux qui défendent les connaissances propres à chaque époque, ont eu à chaque fois raison, ce serait plutôt le contraire. En effet les vérités d’aujourd’hui sont rarement celles de demain. Le  docteur SEMMELWEIS est l’exemple parfait et son rejet par l’institution médicale symptomatique du fonctionnement de celle-ci.

Cependant, de tout temps, l’arrogance des médecins a fait partie du comportement le plus habituel de la société médicale. Défendre avec véhémence, les connaissances de son temps et critiquer voir menacer les autres membres de la profession qui ne pensaient ou n’agissaient pas suivant les « règles » de l’époque; a été, de tout temps le comportement courant de la profession.

L’arrogance dans la certitude de détenir la vérité et le manque d’humilité a toujours été l’une des caractéristiques de nombres de médecins.

Les comédies de MOLIÈRE ou le Dr KNOCK de Jules ROMAIN  sont là pour attester de ce que les médecins ont été moqués dans notre histoire plus ou moins récente.

 

 

Mais jusqu’à une époque récente, les médecins disposaient de peu d’outils thérapeutiques performants.

C’est l’avènement de la chimie et à sa suite le développement de médicaments par l’industrie pharmaceutique qui a donné aux médecins des « outils » efficaces comme les antibiotiques.

 

 

Il n’empêche, que bien que nous disposions aujourd’hui de médicaments efficaces, de techniques chirurgicales avancées, d’outils technologiques performants, force est de constater que la santé de tout un chacun n’a pas fait les progrès espérés et que même si notre vie humaine a été allongée, elle est encore limitée et de plus en plus nous atteignons l’âge de notre mort avec des handicaps de plus importants quand nous ne sommes pas complètement dépendants et cela grâce aux fameux progrès de la médecine.

Mais qu’attend-on  de la médecine? De vivre le plus vieux possible mais pas dément et grabataire, bien évidemment. Or ce n’est pas ce qui se profile à l’horizon? J’ai le sentiment que la médecine produit plus de patients dépendants d’elle que de patients autonomes. Et cela pour le plus grand bénéfice de ceux qui tirent profit de l’allongement de la durée de vie.

 

 

Malgré ce constat de l’efficacité, somme tout très relative de la médecine et des médecins, ces derniers continuent de manquer, pour le plus grand nombre, d’humilité et font, pour une grande majorité d’entre eux preuve d’une arrogance rare en laissant penser que la médecine est toute puissante et peut tout.

 

 

L’exemple aujourd’hui du Baclofène, montre que le patient est peu pris en compte surtout par nos autorités sanitaires. Ainsi 41 cliniciens se sont levés contre la récente analyse d’inefficacité du médicament et la publication par l’ANSM des conclusions de son comité d’expert. Comme le dit l’article, ces « polémiques » entre experts, médecins, autorités sanitaires n’aident pas les patients qui souffrent. Si le Baclofène coûtait des milliers d’euros chaque mois de traitement, je suis persuadé que les autorités, avec les même données le traiterait très différemment.Mais voilà c’est un traitement qui ne rapporte rien ou presque.

 

 

Et que penser alors de cette tribune de 124 médecins dénonçant ce qu’ils appellent les fake Médecines; tribune soutenue aujourd’hui par 2387 personnes dont 872 médecins.

L’arrogance de cette tribune et aujourd’hui les soutiens de celle-ci qui se sont répandus dans les médias, trop contents de faire de l’audience et du buzz; m’a profondément attristé.

Car c’est bien ici,l’expression d’une arrogance issue du passé dont il est question.

Arrogance de ceux qui croient détenir la vérité oubliant que la vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain.

Et comme dans les temps anciens, ces médecins signataires veulent sanctionner leurs confrères qui ne soignent pas comme eux.

 

 

 

Dans leurs explications ils oublient que nombres de patients continuent de souffrir et cela malgré leurs thérapeutiques à principes actifs.

Ils oublient que ces patients qui souffrent s’adressent aux médecins et leur demandent de les soulager. Or dans bien des cas, le nombre pourtant impressionnant de médicaments disponibles en pharmacie n’est que de peu d’aide pour ces patients.

Alors que font-ils?

Ils se tournent vers les charlatans, nous disent ces médecins signataires, stigmatisant au passage ceux de leurs confrères qui prescrivent des médicaments homéopathiques. En effet, chaque médecin sait que ces médicaments homéopathiques ne contiennent aucun principe actif et par là même ne peuvent pas prouver leur efficacité dans des études taillées pour prouver l’efficacité d’un médicament à principe actif.

L’effet est donc celui de l’effet placebo.

Cet effet placebo est estimé à 30% de bénéfice.

Mais ces médecins, ces signataires, ces auteurs de cette tribune considèrent qu’une efficacité de 30%, essentiellement dans des soins de maladies qui guériraient seules, n’est pas acceptable.

 

 

 

Apporter du soin et donc du soulagement dans certains cas, avec l’aide de l’effet placebo n’est donc pas acceptable. Et cela parce que ce n’est pas éthique d’utiliser un placebo pour apporter du soin et du soulagement.

Ce n’est pas éthique, d’utiliser une thérapeutique qui n’a pas de preuve d’efficacité au delà de l’effet placebo.

Ces médecins oublient complètement ce que les anglo-saxons appellent le « care », prendre soin.

 

 

A les en croire la médecine se limite à l’obtention de la guérison ou du moins de soins exclusivement apporté par des médicaments à principe actif. Je n’emploie pas à dessein le terme allopathique qui correspond pourtant au terme classique de la prescription de ces médicaments à principe actif, car ces signataires critiquent l’emploi de ce terme à la seule raison qu’il a été inventé par les homéopathes désireux de différentier leurs médicaments de ceux des médecins « traditionnels ». L’arrogance de ces derniers va jusqu’à contester l’emploi de certains termes.

 

 

Cette « guerre » entre médecins amènent ces médecins détenteurs de « la vérité en médecine »,jusqu’à traiter de charlatans leurs confrères qui ont l’outrecuidante d’utiliser des thérapeutiques n’ayant pas fait la preuve de leur efficacité. Or c’est oublier que la médecine ne se résume pas à la prescription. Elle est un tout qui va de l’écoute, interrogatoire, l’examen clinique, l’hypothèse d’un diagnostic et enfin un traitement. Or même si les médecins homéopathes prescrivent des « granules de sucre », ils ont suivi avant cette prescription la démarche médicale qui leur a été enseigné à la faculté de médecine. Pourquoi alors leur dénier l’exercice de la médecine au seul fait que l’acte final ne correspond pas aux critères « normaux »?

 

 

Par ailleurs que vont penser les patients qui font appel à ces médecins, qui sont traités par d’autres de leurs confrère de médecins pratiquant une médecine ésotérique? Ils ne vont sans doute pas paniquer comme certaines plaintes ordinales le laisse entrevoir, mais ils vont s’interroger, pour le moins, sur la corporation médicale.

 

 

Quelle arrogance de croire détenir la vérité et qui plus est de vouloir imposer comme unique sa propre pratique.

La vie n’est-elle pas complexe et avec elle l’exercice de la médecine?

 

 

Quelle arrogance de vouloir lutter contre nombres de pratiques de confrères surtout quand l’on sait que la majorité des médicaments dont ces médecins défendent l’efficacité est souvent très faible et que les médicaments vraiment efficaces sont un très petit nombre. De plus que penser de tous ces scandales pharmaceutiques qui par le passé ont montré que nombre de médicaments prescrits étaient dangereux pour les patients. Ne faut-il donc pas faire preuve de plus d’humilité dans l’exercice de la profession médicale?

 

 

De plus, quand je vois des médecins urgentistes, cardiologues, neurologues être les leaders de la contestation d’une médecine pratiquée presque exclusivement par des médecins généralistes, je m’interroge.

Et ce n’est pas le soutien de certains de mes confrères généralistes qui effacent mes questionnements.

En effet, la médecine générale est contestée depuis plusieurs dizaines d’années.

Et ce n’est pas le fait qu’elle soit devenue une spécialité soi-disant à part entière, enseignée à l’hôpital qui change quoique ce soit.

Comment d’ailleurs peut-on enseigner la médecine générale à l’hôpital et par des professeurs agrégés hospitaliers alors que cette médecine après les bases acquises à la facultés, s’apprend exclusivement en dehors de l’hôpital. Mais là est un autre débat.

 

 

Je ne comprends donc pas que des confrères généralistes peuvent ainsi soutenir une tribune et applaudir des confrères qui ne sont jamais confrontés aux patients qui fréquentent les cabinets de médecine générale.

Et cela ne peut pas se résumer à une question d’éthique de prescription d’un placebo.

En effet, la médecine est complexe.

Cette tribune est pour moi, un mauvais coup porté à la médecine, à la médecine générale et aux patients qui souffrent. Les signataires n’ont sans doute pas compris la portée de leur tribune en se drapant ainsi dans la défense de l’éthique médicale de la médecine par les preuves, elle même très corrompue.

Jamais aucun patient n’a tiré bénéfice des « guerres » entre médecins, ni hier, ni aujourd’hui, alors pourquoi avoir « allumer cette guerre »?

Juste une information sur un conseil départemental de l’ordre des médecins où il se passe des « choses ».
Sommes nous informés de ce qui s’y passe?
Il semble que non.

Or il s’y passe des « choses » :

« « Le dépôt de cette plainte contre un candidat à l’élection ordinale constitue une attitude inadmissible et reflète un fonctionnement basé sur la menace et l’intimidation, que nous ne pouvons pas cautionner. »

La menace et l’intimidation?

Dans un conseil de l’ordre ?

Nous aimerions en savoir plus sur le fonctionnement des conseils de l’ordre.

La transparence est une des composantes de la démocratie.

Or il semble que le fonctionnement de l’ordre des médecins soit particulièrement « opaque ».

 

Je vais aujourd’hui vous raconter une histoire.

Ce n’est pas un conte de Noël, loin s’en faut.

 

C’est l’histoire d’un chef d’une entreprise privée qui est en instance de divorce.

Comme souvent dans de pareils cas, il a fait des rencontres.

Il a même des rapports sexuels avec certaines d’entre elles.

Tout cela se fait dans l’intimité mais a lieu parfois au sein de son entreprise, dans ses propres bureaux mais en dehors de son activité professionnelle. Personne à part sa femme avec laquelle il est en train de divorcer et ses associés professionnels, ne sont au courant de sa ou ses  liaisons. Personne dans son activité professionnelle, ses clients et clientes ne savent quoique se soit. Cela se fait dans la discrétion la plus totale sauf pour ses associés.

Sa femme a eu connaissance de ses agissements en piratant illégalement et à son insu  sa boite mail personnelle.

Tout cela aurait pu s’arrêter là si sa femme accompagnée de ses associés n’avaient saisi la juridiction d’état dont dépend l’exercice professionnel de ce chef d’entreprise. Cette juridiction l’a condamné à 6 mois d’interdiction de l’exercice de sa profession dont 3 mois avec sursis. L’instance qui l’a condamné n’a pourtant rien trouvé à lui reprocher sur le plan de sa pratique professionnelle ni sur ses relations avec les clientes et clients dont il n’a d’ailleurs fait l’objet d’aucune plainte. Le motif de la sanction est « un comportement jugé contraire « au principe de moralité » et « de nature à déconsidérer la profession »

 

Ce monsieur a donc été lourdement condamné, pour une faute jugée immorale et non une faute professionnelle.

 

A la lecture de cette histoire, vous vous dites sûrement qu’elle se passe dans un pays très éloigné de la France. Dans un pays ou la morale en particulier religieuse fait la loi. En effet, l’adultère n’est en aucun cas punissable dans notre législation française. Pas plus que d’avoir des relations sexuelles consenties dans un cadre strictement privé. En effet l’utilisation des locaux d’une entreprise privée, pour une activité non délictueuse, qui plus est en dehors des horaires professionnels,  ne sont pas à mon sens sous le contrôle de quelque organisme que ce soit.

 

Et bien détrompez vous, cette histoire est française.

Elle s’est passée en Ariège et c’est un médecin généraliste libéral qui en a été victime. C’est le Conseil Régional de l’Ordre des Médecins  qui l’a sanctionné sur plainte du Conseil Départemental de L’Ordre des Médecins.

Vous pouvez lire sur le site du Quotidien du Médecin, la retranscription sommaire de l’affaire.

 

Cela montre, une fois de plus combien les médecins sont soumis à l’arbitraire du Conseil de l’Ordre des Médecins.

En effet, que nous apprend cette histoire?

Que la morale peut être une raison invoquée pour sanctionner un médecin.

Pourtant nous sommes en France dans une république laïque où les questions morales n’ont normalement pas lieu de citer. Donc invoquer la morale, ici l’adultère, mais aussi semble-t-il le fait que ce médecin ait eu des relations sexuelles dans son cabinet médical privé, a constitué un faute grave pour les membres de l’instance ordinale.

Mais qui sont-ils pour s’ériger ainsi en « donneurs de leçons » morales? Et cela d’autant plus que ces faits étaient ignorés des patients du cabinet et plus généralement de la population de la région.

De plus il est intéressant de se souvenir de l’affaire AZOUT et du comportement de l’instance ordinale d’alors. Cette affaire concerne un médecin gynécologue célèbre dont les patientes victimes de viols avaient saisi le Conseil de l’Ordre des Médecins de Paris pour ces délits et que celui-ci avait fermé les yeux et blanchi le praticien. Par ailleurs, il est à noter que ce médecin était très en vue sur la place de Paris et bénéficiait de nombreux soutiens dans la profession et ailleurs.

Ce qui est relaté ici est l’opposé de cette histoire : un médecin « lambda » sans notoriété ni soutiens, sanctionné pour des faits où il ne devrait pas l’être.

Mais l’on perçoit ici aussi, le « parfum » des liens d’intérêts de ceux qui ont jugé. On y retrouve ainsi un médecin associé du  médecin condamné; à la plus haute fonction de l’Ordre des Médecins de son département. Effet, parmi ces deux confrères, figure l’actuel président du Conseil départemental de l’Ordre des Médecins de l’Ariège.

Il me parait clairement évident que cette décision est l’expression d’un arbitraire. Comment peut-on penser que la décision de sanctionner ce médecin a une peine très lourde ( interdiction d’exercer) s’est faite sans pression et sans influence? Ce n’est pas parce que le Conseil Régional de l’Ordre des Médecins qui l’a sanctionné affirme que « L’ancienne associée du médecin visé s’était récusée, comme le veut la procédure, et n’a donc pas pris part à ce vote.  » que cela change quelque chose à l’influence de cette personne sur le vote. Chacun sait que dans notre société, il est rare qu’un dirigeant d’un échelon inférieur soit désavoué par l’échelon supérieur.

Les protestations du conseil de l’ordre dans cette affaire comme la précision « Il est par ailleurs important de préciser que l’actuelle présidente du CDOM de l’Ariège a été élue à cette fonction le 5 juillet 2016, soit postérieurement à la décision de porter plainte. Le fait qu’elle ait été l’associée du médecin condamné est donc nul et non avenu pour ce qui concerne cette décision. » ne change rien à l’affaire. Ceux qui connaissent le fonctionnement de l’instance ordinale savent bien que le fait d’être élu postérieurement n’est pas une preuve d’indépendance de l’institution. Au contraire c’est la preuve que l’élue est quelqu’un d’influent. Par ailleurs il est de notoriété dans le milieu médical que ne se présentent à l’élection des conseils de l’ordre, que ceux qui ont un intérêt personnel à le faire. Ainsi la participation à ces élections professionnelles sont très inférieures à 50% des inscrits ( je n’ai pas trouvé de références) car la confiance dans cette instance est « minimale » chez les médecins.

Cette histoire et la mémoire du passé illustre la célèbre maxime de La FONTAINE :

“Selon que vous serez puissant ou misérable Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.”

 

D’ailleurs, cette influence manifeste dans la décision qui a été prise, est confirmée par le fait que le médecin n’a pas souhaité faire appel de la décision de cette institution.

Pourquoi accepte-il cette décision parfaitement arbitraire? Il le dit : « Je souhaite définitivement tourner la page et oublier toute cette affaire ». C’est aussi la preuve qu’il sait qu’il n’obtiendra sans doute jamais justice, même au prix d’un combat long et épuisant, tant le conseil de l’ordre des médecins est tout sauf une institution impartiale et  démocratique.

A ce propos je rappelle souvent que François MITTERRAND candidat à la présidence de la république en 1981, qualifiait le conseil de l’ordre des médecins d’offense à la démocratie et voulait supprimer cette institution. Près de 40 ans plus tard, cette institution est toujours là et rien n’a changé.

 

Pour terminer, le Conseil de l’Ordre des Médecins s’est-il inquiété du sort des patients qui se voient privés de médecin pendant 3 mois?

Il n’est pas impossible de penser que ceux-ci se verront contraint de s’adresser aux médecins à l’origine de l’interdiction d’exercer de leur médecin. Pour le coup, n’y-t-il pas un problème de moralité dans cette décision de l’instance ordinale?

 

Au final, pouvons nous espérer qu’un jour, les médecins soient « libérés » d’une telle « épée de Damoclès »?

C’est peu probable. Le médecin « lambda » sera toujours seul et sans défense  face à la puissance du système.

Mais c’est aussi vrai pour tous les citoyens. C’est une des raisons principales de tant de souffrance au travail.

Cette histoire est anecdotique. Mais les anecdotes nous disent souvent beaucoup sur le fonctionnement de notre société.

 

PS : d’autres exemples du comportement de conseil de l’ordre :

Le Conseil de Ordre des Médecins : une juridiction « d’exception » ? (2)

Et maintenant la menace vis à vis des médecins

PS2 : Je n’ai aucun lien d’intérêt particulier avec le médecin condamné, je ne le connais pas ni ne sais qui il est.

 

 

 

 

 

 

Lors de son interview du 26 septembre au micro de Jean-Jacques BOURDIN, madame la ministre de la santé a parlé, en fin d’émission de l’obligation vaccinale à venir.

Le CNOM, dans un communiqué du 28 septembre, « …se félicite de l’extension prochaine de l’obligation vaccinale à 11 vaccins… »

 

La ministre de la santé

 

Je suis atterré par les propos tenus par la ministre de la santé au sujet de la rougeole et de sa vaccination. Elle est ministre de la santé, qui plus est médecin et elle affirme des éléments qui montrent une méconnaissance totale du sujet. Vous me direz que ce qu’elle dit est aussi exprimé par un certain nombre de confrères ce qui fait que des mensonges répétés deviennent des vérités.

Que dit-elle?

« C’est un enjeu planétaire, les épidémies, ce n’est pas un enjeu français…. dans notre pays reviennent des épidémies qui ont disparu ailleurs dans le monde. Vous vous rendez compte, en Amérique latine ils ont éradiqué la rougeole et nous nous avons eu 10 enfants qui sont morts de la rougeole ces 10 dernières années. En Amérique latine, grâce à la vaccination, il n’y a plus de rougeole. En France grâce à la vaccination, il n’y a plus de variole et dans le monde, grâce à la vaccination il n’y a plus de variole. Il faut éradiquer les maladies. » Plus »

Le Conseil de l’Ordre des Médecins « a encore frappé »

Deux condamnations qui interpellent.

Du moins, moi je m’interroge sur cette juridiction que je qualifie « d’exception »car le silence est par ailleurs assourdissant sur cette problématique. Plus »

Je suis triste à propos de la mort de ce nourrisson de 10 jours suite à l’ingestion de gouttes d’Uvéstérol.

Je suis triste en pensant à ses deux parents qui sont dans la douleur et la souffrance peu de temps après la joie de la naissance. Mes pensées les accompagnent dans cette épreuve redoutable.

 

Je suis en colère car ce bébé n’aurait jamais du mourir.

Il est mort parce que ses parents ont fait confiance au médecin ou à la sage-femme qui ont prescrit ce médicament.

Je suis en colère car ces professionnels de santé n’auraient jamais dû prescrire à ce bébé de l’Uvestérol.

Le danger et les risques étaient connus depuis plus de 10 ans. Il y avait une surveillance renforcée de ce médicament car les signaux de pharmacovigilance étaient sans contestation.

De plus, il y a d’autres spécialités pour la même indication qui n’ont jamais montré le moindre problème. Pourquoi alors continuer à prescrire Uvéstérol jusqu’à ce drame ? Plus »