Le Conseil de l’Ordre des Médecins « a encore frappé »

Deux condamnations qui interpellent.

Du moins, moi je m’interroge sur cette juridiction que je qualifie « d’exception »car le silence est par ailleurs assourdissant sur cette problématique.

Dans la première, nous apprenons que le Pr EVEN a été radié de l’Ordre des Médecins.

A 84 ans, ne plus pouvoir exercer, car telle est la sanction, il s’en moque.

Cependant, quel est le motif de la radiation ?

Il  « a manqué à ses obligations de moralité et à son devoir de confraternité et  a gravement déconsidéré la profession médicale »

Il est donc radié de l’Ordre des Médecins pour des propos tenus dans un livre où il dénonçait la corruption de la médecine française.

Il est donc intolérable pour le Conseil de l’Ordre des Médecins d’exprimer et de dénoncer des comportements qui sont potentiellement graves pour les patients. Cette corruption est connue, dénoncée et délétère pour la santé des patients.

Cette condamnation est symbolique : condamner un médecin de 84 ans à ne plus exercer, cela ne vous parait pas surprenant?

Car cette condamnation est le symbole de la volonté de « museler » les médecins qui voudraient dénoncer le système. Tous les médecins l’auront analysé ainsi. Le « message » sera passé et « reçu 5/5 ».

Et vous l’avez vous perçu ainsi?

 

La deuxième condamnation est elle aussi très surprenante et interpelle sur le motif ordinal de sanction.

Il s’agit de la condamnation d’un médecin, là aussi lourde condamnation car il n’a plus droit d’exercer son métier pendant quelques mois. Le motif est pour « charlatanisme » ou pour le dire autrement, d’avoir employé pour soigner des « méthodes non conventionnelles » et cela dans le cadre de la maladie de Lyme.

Première remarque : La maladie de Lyme est une maladie où les incertitudes sont plus nombreuses que les certitudes.

Deuxième remarque: depuis quand le Conseil de l’Ordre des Médecins est une instance scientifique médicale?

Troisième remarque : l’utilisation de « méthodes non conventionnelles » sont légions en médecine, cela va de thérapeutiques non « prouvées » scientifiquement, jusqu’à l’utilisation de médicaments pour des indications non conforme. C’est ce que l’on appelle dans le jargon, une utilisation hors AMM ( Autorisation de Mise sur le Marché).

Pourquoi ici, dans ce cas, sanctionner un médecin? Pourquoi lui? Pourquoi sur cette thématique?

Cela montre à quel point le Conseil de l’Ordre des Médecins agit de façon plus que partiale. Et je ne vous parle pas du silence de cette juridiction dans bien des domaines « scientifique » où elle devrait alors  intervenir.

Avez-vous entendu le Conseil de l’Ordre des médecins s’élever contre les prescriptions d’ UVESTEROL ?

Même après la mort d’un bébé suite à une prescription médicale, qu’à fait le Conseil de l’Ordre?

Rien.

Rappelez vous aussi, que de nombreux médecins ont tenté , par l’intermédiaire de plaintes au Conseil de l’Ordre de museler Irène FRACHON qui dénonçait les pratiques mortelles de ses confrères dans le cadre du MEDIATOR.

 

 

Pour terminer, message sur twitter d’un confrère citant un article du site Egora (lecture réservée aux abonnés médecins) :

Soyons clair : je ne défends en rien ce médecin que j’estime être un délinquant social.

Quand j’écris que le Conseil de l’Ordre des Médecins est une justice d’exception, pensez vous que j’exagère?

Quelle a été la sanction de ce même conseil dans l’affaire du Dr CAHUZAC? 3 mois d’interdiction mais pas de radiation. Quelle mansuétude pour des faits bien plus graves. Quelle disproportion dans les sanctions, pourquoi?

Ce dernier exemple montre que le Conseil d’Etat semble penser comme moi : justice injuste, d’exception.

Tous ces faits montrent combien l’affirmation que le Conseil de L’Ordre des Médecins est une « honte pour la démocratie » comme l’écrivait François MITTERRAND, n’est pas excessive.

Qui le dénonce ? Personne.

 

 

Je suis triste à propos de la mort de ce nourrisson de 10 jours suite à l’ingestion de gouttes d’Uvéstérol.

Je suis triste en pensant à ses deux parents qui sont dans la douleur et la souffrance peu de temps après la joie de la naissance. Mes pensées les accompagnent dans cette épreuve redoutable.

 

Je suis en colère car ce bébé n’aurait jamais du mourir.

Il est mort parce que ses parents ont fait confiance au médecin ou à la sage-femme qui ont prescrit ce médicament.

Je suis en colère car ces professionnels de santé n’auraient jamais dû prescrire à ce bébé de l’Uvestérol.

Le danger et les risques étaient connus depuis plus de 10 ans. Il y avait une surveillance renforcée de ce médicament car les signaux de pharmacovigilance étaient sans contestation.

De plus, il y a d’autres spécialités pour la même indication qui n’ont jamais montré le moindre problème. Pourquoi alors continuer à prescrire Uvéstérol jusqu’à ce drame ? Plus »