Je viens de lire un article que je considère comme particulièrement important. Vous n’en avez sans doute pas entendu parlé car beaucoup vont le considérer comme « anecdotique ».

C’est en effet, le récit d’une « anecdote » médicale. Mais il faut aller plus loin que la simple « curiosité » que relate cet article.

Cet article nous interpelle sur 3 éléments :

  1. Aucun médicament quel qu’il soit est sans « danger »
  2. Mais surtout, et c’est pour moi le message le plus important de cet article : toute perturbation de notre flore intestinale, peut avoir des conséquences qui peuvent être dramatiques.
  3. Que savons nous de l’influence sur notre organisme de tous les « produits » que nous incorporons dans notre milieu intérieur?

Ces deux derniers points sont capitaux car ils sont quasiment inconnus de la très grande majorité des médecins et encore plus du grand public. Or cette méconnaissance nous rend aveugle et sourd.

L’article est le suivant :

Quand un antibiotique vous envoie en psychiatrie

Les prescriptions de médicaments ne sont jamais sans risque.

Il faut savoir que la plupart des médecins considèrent les antibiotiques comme les médicaments qui ne présentent quasiment aucun risque en dehors des problèmes d’allergie.Cet article montre qu’il n’en est rien.

Tous les médicaments peuvent être « dangereux », même les antibiotiques.

 

Des 3 hypothèses recensées en fin d’article pour expliquer la raison de cet effet secondaire chez cette patiente; je retiendrai la 3ème qui est pour moi la plus « probable » : l’effet sur le microbiote.

En effet, le microbiote ou encore appelé flore intestinale, est un vrai mystère encore aujourd’hui.

Cela parait incroyable mais nous ignorons quasiment tout de ces micros organismes qui vivent en nous et sans lesquels nous ne pourrions survivre très longtemps.

Ce microbiote est influencé par ce que nous ingérons. Des questions se posent sur la relation entre la perturbation de notre flore intestinale et  des maladies très diverses comme la maladie d’Alzheimer, des maladies chroniques auto-immunes, la maladie de Parkinson, mais aussi l’autisme ou l’obésité.

 

Pour le moment, il n’y a que des questionnements sur la relation entre la flore intestinale et toutes ces pathologies. Ce ne sont aujourd’hui que des interrogations, nous n’avons aucune réponse. Mais ces pistes sont sérieuses et ne manquent pas d’interpeller.

 

Comment fonctionne le système médical actuel?

Notre système médical ignore complètement aujourd’hui ces interrogations.

Le marketing pharmaceutique règne en maître et il amène à croire que pour un problème de santé il existe un médicament qui apporte la solution ou s’il n’existe pas aujourd’hui, l’avenir proche nous l’apportera.

Nombre de médecins ont cette opinion.

Une autre opinion qui a cours dans les milieux médicaux est que le bénéfice du médicament est très supérieur à ses risques.

Or les études indépendantes sont catégoriques : les médecins surévaluent de façon très importantes les bénéfices et sous-évaluent de façon encore plus importante les risques. Et encore je ne parle que des risques qui sont évalués et connus. Ainsi combien de médecins savent que la classe des statines (médicaments qui baissent le cholestérol) provoquent dans 25% des cas l’apparition d’un diabète?

Par ailleurs, de très nombreux effets secondaires « ennuyeux » ne sont connus que des fabricants et non communiqués sous le prétexte de la protection du secret industriel.

Enfin, que savons nous des effets à long terme de la prise de médicaments? Presque rien.

Aucun médicament, quel qu’il soit n’est sans aucun risque pour celui qui le prend, comme cet exemple en témoigne.

 

Nous ignorons tout des effets des composés que nous ingérons ( perturbateurs endocriniens, additifs alimentaires, polluants en tout genre etc).

Comme ces éléments n’ont, la plupart du temps,  aucun effet visible à court terme nous imaginons qu’ils n’en ont aucun. Or nous ne savons rien sur les effets des « petites doses » à moyen et long terme. Nous ne pouvons mettre en évidence que les effets à court terme et encore dans de faibles proportions.

Nous ignorons tout de ce qui se passe dans notre organisme soumis à des xénobiotiques, c’est à dire des substances étrangères à nous et qui entre dans notre organisme.

Or, toutes ces substances ( parmi elles également les médicaments)  qui entrent par ingestion, inhalation mais aussi à travers notre peau, nous ignorons toutes les perturbations qu’elles entraînent. Nous n’avons qu’une connaissance très réduite des effets produits qui pour la plupart peuvent être discrets et aussi très retardés dans le temps. Pour mémoire, combien de temps nous a-t-il fallu pour apprendre les effets nocifs du tabagisme sur la santé?

Nous sommes réduit, dans la plupart des cas à ne constater que des « signaux » sans signification explicite.

Ainsi nous constatons que la fertilité humaine diminue pourquoi? Mystère

Nous constatons l’épidémie d’obésité et de diabète, pourquoi? La sucre et tous ses dérivés, certes apportent une explication mais cela n’explique pas tout. Il est évident qu’il y a d’autres intervenants, mais lesquels? Mystère.

Le nombre de personnes âgées de plus en plus dépendantes, avec une dégradation de leurs facultés supérieures, pourquoi? Le vieillissement de la population n’est qu’un élément mais qui est loin d’expliquer cette « épidémie ».

L’augmentation exponentielle des cancers? Certes le dépistage des cancers qui n’en sont pas n’explique pas l’augmentation de ceux-ci, pas plus que le vieillissement de la population. Alors quoi d’autres? Mystère.

 

Ainsi la question que ne pose pas cet article, est le risque à long terme de la prise d’antibiotiques.

C’est une évidence pour tout un chacun que les antibiotiques « tuent » les bactéries. Quelle est l’influence de la prise d’antibiotiques sur notre flore intestinale, non pas à court terme comme pour la survenue de diarrhée après un traitement, mais à long terme?

Nous l’ignorons complètement mais nous pouvons nous interroger raisonnablement quand nous connaissons le mécanisme d’action des antibiotiques.

Nous pouvons nous interroger quand il est mis en évidence des perturbations de la flore intestinale par certains additifs alimentaires « réputés anodins » et que nous consommons sans même le savoir parfois quotidiennement.

 

Toutes ces perturbations agissent « à bas bruit » sans que nous en ayons même la moindre connaissance. Mais ce n’est pas parce que nous ne constatons rien qu’il ne se passe rien.

 

Cet article est pour moi, un article majeur car il montre de façon exceptionnelle un effet secondaire surprenant mais interrogateur.

Surtout quand on le met en perspective avec certains résultats obtenus dans la recherche en particulier sur la flore intestinale.

Mais qui en parle ?

Qui réfléchit sur le sujet?

Qui alerte?

Sûrement pas certain de mes confrères médiatiques. Cela devrait être pourtant leur rôle, non ?

 

Je suis toujours très surpris de ce que je peux lire dans certains articles de « confrères » médecins. Je voudrais par exemple analyser celui-ci :

NASH : la maladie dite du la « foie gras humain » est en plein essor

Cet article est une représentation « caricaturale » de ce qu’est majoritairement la communication médicale aujourd’hui. Sous un abord factuel, la façon d’écrire fait plus penser à du « marketing médical » qu’à une présentation « neutre » et informative.

Tout d’abord, la description de la maladie sous son appellation anglo-saxonne ignore son appellation française : «  la maladie du ou des sodas« . Pourquoi cette omission?

Il y a juste une petite phrase qui fait le lien entre la maladie et le mode de vie.

« Il faut donc tout faire pour ne pas en arriver là et cela passe par des interventions sur le mode de vie, en privilégiant la perte de poids, action qui n’est pas toujours suffisante. »

Or cette maladie est l’aboutissement ultime d’une hygiène de vie qui fait la part belle aux produits actuels de l’industrie agro-alimentaire en particulier les sodas sucrés.

Au lieu de développer dans l’article ce que le mode de vie actuel a de mauvais pour la santé avec au final cette maladie, l’auteur développe ce qui peut être considéré comme une promotion de la médicalisation à outrance :

« Ce qui est important c’est que la prise en charge se fasse de façon pluridisciplinaire.
Articulée autour du médecin de famille, elle doit impliquer divers intervenants médicaux et paramédicaux et des intervenants autres. »

Presque aucun professionnel de santé n’est oublié. Même les chirurgiens et la chirurgie bariatrique a le droit à son « petit mot ».

Enfin, cerise sur le gâteau, l’annonce de traitements médicamenteux avec une mention particulière pour une société qui est dite de « grande qualité » car elle a défendu ce journaliste médecin qui aurait été « agressé » sur les réseaux sociaux.

 

C’est quand même hallucinant que ce journaliste médecin fasse la promotion du traitement des conséquences de cette maladie sans quasiment évoquer la prévention de cette maladie : l’abus de boissons sucrées.

Pour prendre une image, c’est comme si vous aviez un récipient qui fuit, et que vous fassiez  la promotion du remplissage pour solutionner le problème, sans même parler de la réparation de la fuite?

En quoi est-ce important pour l’auteur que cet article soit écrit de cette façon?

 

Il semble qu’aujourd’hui tout soit bon pour favoriser « le business » . Ici celui des professionnels de santé et celui des laboratoires.

Pas un mot contre l’industrie agro-alimentaire qui par les produits proposés et la promotion de ces même produits, favorise l’émergence du diabète et du NASH. N’est-ce pas surprenant que ce médecin journaliste n’en parle pas ?

D’ailleurs une commentatrice de cet article s’en étonne après avoir vu l’intervention télévisuelle. Elle écrit :

« Je tenais à vous dire que j’ai été très surprise et déçue de vous entendre terminer en disant que de nombreuses molécules médicamenteuses étaient en cours d’étude pour traiter cette maladie. Pourquoi chercher des médicaments pour traiter cette maladie alors qu’ils auront des effets secondaires néfastes et j’en sais quelque chose car je suis pharmacien. Il aurait été plus judicieux de rappeler aux téléspectateurs les règles d’hygiène alimentaire de base et de leur dire que le soda et les hamburgers doivent rester épisodiques dans leur alimentation afin qu’ils ne développent pas cette maladie. »

La réponse de l’auteur : « la chronique fait une minute trente secondes. Et parler 2 minutes d’un aspect me semble donc difficile. »

Il est vrai que quand le temps est compté, il faut aller à l’essentiel. Je vous laisse juge de ce qui est donc essentiel pour l’auteur de l’article et de la chronique télévisuelle.

Comme disait une célèbre publicité : « Nous n’avons pas les même valeurs »

 

 

Voilà donc un exemple caricatural de communication médicale et cela sur une grande chaîne nationale.

 

PS : mise à jour du 21/04/2017

http://www.lerevenu.com/bourse/valeurs-en-vue/genfit-les-big-pharmas-sagitent-dans-la-nash

 

 

 

Je voudrais rebondir aujourd’hui sur une problématique qui semble « enflammer les passions » : comment aborder le problème du surpoids et de l’obésité avec les patients?

J’ai lu avec intérêt le billet du Pr BURTEY.
Je n’ai pas commenté son billet car j’ai un peu le sentiment que c’est un billet : « Voilà ce que je pense et je vous « emmerde » ». En effet, à la différence de ses billets habituels, il n’a pas répondu aux commentateurs. Mais peut-être le fera-t-il?

Un blog est là pour exprimer ce que l’on pense, que cela plaise ou non, mais cela peut se faire sur un ton « apaisé ». Je trouve « bizarre » la tonalité de son billet. J’ai l’expression que l’auteur est irrité sur le fait que l’on puisse contester sa façon de « penser »? Est-ce aussi l’effet « professeur agrégé » qui supporte mal que l’on conteste ses dires? C’est en tout cas, mon sentiment, ce que j’ai ressenti en lisant ce billet.
Tout le monde peut s’exprimer sur tout, mais je trouve que « notre néphrologue préféré » devient nettement moins pertinent quand il s’éloigne de sa spécialité. Je l’ai déjà remarqué à de nombreuses reprises par le passé. J’ai fait le constat qu’il est excellent quand il nous parle de néphrologie, de physiologie, mais nettement moins bon quand il écrit sur d’autres sujets que sa spécialité. Mais c’est aussi le lot de chacun d’entre nous et c’est ce que nous pouvons tous constater chaque jour.

Cependant, son billet a le mérite d’ouvrir le débat et en cela il est utile et intéressant.

Il y a une phrase  dans son billet qui m’a interpellé :
« L’obèse n’est pas une victime, c’est un sujet agissant capable de modifier ses comportements alimentaires. »

Un autre confrère a également réagit à ce billet sur son blog.
J’ai laissé un commentaire qui est l’ossature de ce billet.

 

 

Je rejoins le constat que perdre du poids durablement est quasiment impossible.

Le constat que les méthodes pour maigrir ont des résultats « nuls » sur le moyen et long terme, est un fait incontestable.
Cependant, pour m’être investi sur le sujet depuis des années, je peux témoigner que les patients, si ils ne sont peut-être pas « victimes » au sens où ils ne feraient que « subir » sans action personnelle, sont malgré tout, le plus souvent impuissants à obtenir le poids « idéal » qu’ils souhaitent ou que leur médecin « réclame ».

Parler de leur poids à la consultation médicale comme il semble « nécessaire » pour certains;  est souvent « contre-productif ». Pourtant, il est incontestable que le poids est un facteur de nombreuses maladies chroniques dont le cancer.

 

 

Pourquoi je pense qu’il ne faut-il pas aborder « brutalement » le problème de poids avec un patient ?
Premièrement, parce qu’il sait qu’il est en surpoids. Cela se voit et il n’ est pas « aveugle ». Qui peut méconnaître son surpoids et son obésité? Ce n’est pas quelque chose que l’on peut ignorer comme son taux de cholestérol.
Donc le rappeler est souvent culpabilisant.

C’est d’autant plus culpabilisant que la majorité des patients a essayé de maigrir et n’a pas réussi à le faire. S’ils ont réussi, ils ont, le plus souvent, repris le poids perdu comme chaque médecin peut, soit le constater, soit en être informé.
Deuxièmement, leur parler de leur poids cela revient à leur parler de leur échec, les culpabiliser d’avoir échoué à perdre de ce poids si délétère pour leur santé et cela d’autant plus qu’ils vivent souvent leur reprise de poids avec honte.

Alors comment faire?
Car oui, le poids est un problème de santé qui en amènera d’autres souvent plus grave.

Les inciter à aller consulter une diététicienne, un coach ou même se tourner vers la chirurgie bariatrique comme je le vois écrit de plus en plus souvent ?

Cette dernière solution est, dans la très grande majorité des cas, illusoire. C’est une solution pourtant présentée comme quasi « miraculeuse ». Mais la plupart de ceux qui la proposent, passent sous silence, ou ignorent,  les effets à moyen long terme de cette solution, effets souvent dramatiques. Car comment penser que traiter uniquement les conséquences sans s’attaquer aux causes, peut in fine résoudre le problème? C’est bien ce que l’on fait, pourtant,  avec la chirurgie bariatrique. On mutile souvent gravement et de façon définitive des patients sans avoir le recul nécessaire sur la technique et ses conséquences en particulier psychologiques. Car oui,  cette technique a sans doute un intérêt. Mais comme souvent, comme pour beaucoup de thérapeutiques, cette technique est utile pour un nombre restreint de patient. Et comme souvent, une thérapeutique qui est « une solution » pour quelques patients, on la propose et incite un maximum de patients à y avoir recours.

Ici non plus la chirurgie bariatrique n’est pas LA solution, alors que faire ?

 

 

Peut-être faire le constat que le poids n’est pas seulement la conséquence d’un problème d’alimentation ou de sédentarité. Qu’il y a beaucoup d’autres causes même si elles sont aujourd’hui ignorées.

Il faut sans doute ne pas renvoyer à chaque fois le patient vers les diététiciennes et autres nutritionnistes focalisés sur l’alimentation.
L’alimentation est un facteur important de la prise de poids, c’est indéniable mais ce n’est pas le seul et unique comme cela  semble être la conviction de nombre de professionnels de santé.

 

 

Ainsi, par exemple,  de plus en plus de publications font un lien entre le « sucre » et une possible addiction.
Le sucre et certains aliments se comporteraient comme des « drogues ».
D’ailleurs,  chacun d’entre nous peut porter témoignage que « manger » n’est pas fait uniquement pour se nourrir. Nous mangeons parfois pour d’autres raisons.

Donc pourquoi nous nous « focalisons » ainsi sur l’alimentation quand nous évoquons le problème du poids avec nos patients?

 

 

J’ai bien lu que dans le billet de ce confrère il parle d’activité physique, de son importance, mais là aussi les patients savent bien qu’il faut bouger. C’est donc un message qui « enfonce des portes ouvertes » . C’est typiquement le discours « y-a qu’à, faut qu’on… ».

Donc, OUI le poids est un problème de santé, OUI les médecins doivent le prendre en charge, NON il ne faut pas avoir un discours « simpliste » sous prétexte que nous sommes confrontés à un sujet complexe.

Ce sujet nous renvoie d’ailleurs à nos problématiques de médecin : l’injonction à agir, à prescrire, à faire, et son corollaire : notre impuissance à tout traiter, notre impuissance à apporter à chaque fois « LA solution » .

Cette problématique du poids et de l’obésité  remet en question notre « toute puissance médicale » dans laquelle beaucoup de médecins se complaisent.

Remettre en question cette « toute puissance » médicale est pour beaucoup de médecins inacceptable. Il est tellement plus « confortable » de pointer du doigt la responsabilité du patient que d’admettre notre impuissance à « soigner ».

 

 

Donc pour terminer, arrêtons de faire de l’alimentation mais aussi de l’activité physique les seuls facteurs de la prise de poids et de l’obésité.
Arrêtons de renvoyer ainsi chaque patient obèse et en surpoids, à chaque fois, à sa « responsabilité ».
Si ce problème ne trouve pas de solutions c’est qu’il est complexe et que les solutions sont en dehors du champ de la simplicité.  Arrêtons donc de « proposer » uniquement des solutions simples qui ne marchent pas et qui laissent le patient seul face à sa « détresse »,  face à son poids.

Qui plus est, le médecin envoie souvent aux patients des messages type injonction paradoxale : perdre du poids mais sans lui proposer aucune autre solution en dehors de celles qu’il connaît déjà, et qu’il a essayé, dans la plupart des cas, sans succès.

 

 

Enfin, n’est-il pas possible d’échanger sereinement sans se renvoyer le constat d’une possible « maltraitance »? Car dans ce domaine pourquoi vouloir nier à tout prix le ressenti et l’expression de la souffrance des patients ? Agir ainsi, n’est-ce pas une des caractéristiques de la « toute puissance médicale » et de l’ego souvent surdimensionné d’un certain nombre de médecins? Nous sommes tous perfectibles, même les médecins, et admettre que l’on peut se tromper dans son discours, dans sa façon de conduire une consultation, dans ses idées et croyances, est simplement « être humain ».

 

 

Pour terminer sur une note « positive », que faire alors?
Je pense qu’il faut écouter les patients, les faire exprimer leur souffrance. Les accompagner. Explorer tout le champ des possibles.
Trouver le juste équilibre : ni victimisation ni culpabilisation.
Pas simple en effet.

PS : mise à jour du 12/03/2017, la réaction de mon « confrère » néphrologue à mon billet :

Nourrissons le troll.

Bonjour

Comme je l’ai déjà écrit, une étude a montré que le patient français sortait de sa consultation médicale avec une ordonnance dans 91% des cas.

En effet, faire acte médical, c’est agir.call-to-action-social-media

C’est donc prescrire : des médicaments bien sur, mais aussi des bilans biologiques, des radiographies, mais aussi des actes de kinésithérapie etc.

Il ne faut pas oublier que quand la personne n’est pas malade, qu’aucun examen complémentaire n’est utile pour faire un diagnostic, il reste encore les dépistages car comme chacun sait, tout bien portant est un malade qui s’ignore et tout vivant est un mort en sursis. Plus »

Je viens de lire un article sur l’importance du magnésium dans notre corps.

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Cet article a été écrit par un confrère néphrologue. Il est long, développé, complexe, mais je vais vous résumer l’essentiel ou du moins ce qui m’a interpellé personnellement en tant que médecin généraliste. En effet, cet article est basé sur une conférence que l’auteur a fait au profit de ses confrères néphrologues. Ainsi une grande partie de cet article aborde des problématiques spécifiques de la spécialité comme la dialyse. Plus »