Le Quotidien du Médecin titre : « Les médecins pro-baclofène contre-attaquent après l’avis négatif du comité scientifique temporaire de l’ANSM ».

La médecine est-elle devenue un guerre avec ses attaques, ses contre-attaques?

C’est en effet ce que peut laisser évoquer cet article avec l’emploi de termes guerriers.

Il semble malgré tout que la « bataille » entre médecins est aussi vieille que la profession.

Si l’on remonte dans l’histoire, les « polémiques » entre les médecins ont toujours existé. Par contre il ne faut pas croire que les tenants de la médecine « académique », ceux qui défendent les connaissances propres à chaque époque, ont eu à chaque fois raison, ce serait plutôt le contraire. En effet les vérités d’aujourd’hui sont rarement celles de demain. Le  docteur SEMMELWEIS est l’exemple parfait et son rejet par l’institution médicale symptomatique du fonctionnement de celle-ci.

Cependant, de tout temps, l’arrogance des médecins a fait partie du comportement le plus habituel de la société médicale. Défendre avec véhémence, les connaissances de son temps et critiquer voir menacer les autres membres de la profession qui ne pensaient ou n’agissaient pas suivant les « règles » de l’époque; a été, de tout temps le comportement courant de la profession.

L’arrogance dans la certitude de détenir la vérité et le manque d’humilité a toujours été l’une des caractéristiques de nombres de médecins.

Les comédies de MOLIÈRE ou le Dr KNOCK de Jules ROMAIN  sont là pour attester de ce que les médecins ont été moqués dans notre histoire plus ou moins récente.

 

 

Mais jusqu’à une époque récente, les médecins disposaient de peu d’outils thérapeutiques performants.

C’est l’avènement de la chimie et à sa suite le développement de médicaments par l’industrie pharmaceutique qui a donné aux médecins des « outils » efficaces comme les antibiotiques.

 

 

Il n’empêche, que bien que nous disposions aujourd’hui de médicaments efficaces, de techniques chirurgicales avancées, d’outils technologiques performants, force est de constater que la santé de tout un chacun n’a pas fait les progrès espérés et que même si notre vie humaine a été allongée, elle est encore limitée et de plus en plus nous atteignons l’âge de notre mort avec des handicaps de plus importants quand nous ne sommes pas complètement dépendants et cela grâce aux fameux progrès de la médecine.

Mais qu’attend-on  de la médecine? De vivre le plus vieux possible mais pas dément et grabataire, bien évidemment. Or ce n’est pas ce qui se profile à l’horizon? J’ai le sentiment que la médecine produit plus de patients dépendants d’elle que de patients autonomes. Et cela pour le plus grand bénéfice de ceux qui tirent profit de l’allongement de la durée de vie.

 

 

Malgré ce constat de l’efficacité, somme tout très relative de la médecine et des médecins, ces derniers continuent de manquer, pour le plus grand nombre, d’humilité et font, pour une grande majorité d’entre eux preuve d’une arrogance rare en laissant penser que la médecine est toute puissante et peut tout.

 

 

L’exemple aujourd’hui du Baclofène, montre que le patient est peu pris en compte surtout par nos autorités sanitaires. Ainsi 41 cliniciens se sont levés contre la récente analyse d’inefficacité du médicament et la publication par l’ANSM des conclusions de son comité d’expert. Comme le dit l’article, ces « polémiques » entre experts, médecins, autorités sanitaires n’aident pas les patients qui souffrent. Si le Baclofène coûtait des milliers d’euros chaque mois de traitement, je suis persuadé que les autorités, avec les même données le traiterait très différemment.Mais voilà c’est un traitement qui ne rapporte rien ou presque.

 

 

Et que penser alors de cette tribune de 124 médecins dénonçant ce qu’ils appellent les fake Médecines; tribune soutenue aujourd’hui par 2387 personnes dont 872 médecins.

L’arrogance de cette tribune et aujourd’hui les soutiens de celle-ci qui se sont répandus dans les médias, trop contents de faire de l’audience et du buzz; m’a profondément attristé.

Car c’est bien ici,l’expression d’une arrogance issue du passé dont il est question.

Arrogance de ceux qui croient détenir la vérité oubliant que la vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain.

Et comme dans les temps anciens, ces médecins signataires veulent sanctionner leurs confrères qui ne soignent pas comme eux.

 

 

 

Dans leurs explications ils oublient que nombres de patients continuent de souffrir et cela malgré leurs thérapeutiques à principes actifs.

Ils oublient que ces patients qui souffrent s’adressent aux médecins et leur demandent de les soulager. Or dans bien des cas, le nombre pourtant impressionnant de médicaments disponibles en pharmacie n’est que de peu d’aide pour ces patients.

Alors que font-ils?

Ils se tournent vers les charlatans, nous disent ces médecins signataires, stigmatisant au passage ceux de leurs confrères qui prescrivent des médicaments homéopathiques. En effet, chaque médecin sait que ces médicaments homéopathiques ne contiennent aucun principe actif et par là même ne peuvent pas prouver leur efficacité dans des études taillées pour prouver l’efficacité d’un médicament à principe actif.

L’effet est donc celui de l’effet placebo.

Cet effet placebo est estimé à 30% de bénéfice.

Mais ces médecins, ces signataires, ces auteurs de cette tribune considèrent qu’une efficacité de 30%, essentiellement dans des soins de maladies qui guériraient seules, n’est pas acceptable.

 

 

 

Apporter du soin et donc du soulagement dans certains cas, avec l’aide de l’effet placebo n’est donc pas acceptable. Et cela parce que ce n’est pas éthique d’utiliser un placebo pour apporter du soin et du soulagement.

Ce n’est pas éthique, d’utiliser une thérapeutique qui n’a pas de preuve d’efficacité au delà de l’effet placebo.

Ces médecins oublient complètement ce que les anglo-saxons appellent le « care », prendre soin.

 

 

A les en croire la médecine se limite à l’obtention de la guérison ou du moins de soins exclusivement apporté par des médicaments à principe actif. Je n’emploie pas à dessein le terme allopathique qui correspond pourtant au terme classique de la prescription de ces médicaments à principe actif, car ces signataires critiquent l’emploi de ce terme à la seule raison qu’il a été inventé par les homéopathes désireux de différentier leurs médicaments de ceux des médecins « traditionnels ». L’arrogance de ces derniers va jusqu’à contester l’emploi de certains termes.

 

 

Cette « guerre » entre médecins amènent ces médecins détenteurs de « la vérité en médecine »,jusqu’à traiter de charlatans leurs confrères qui ont l’outrecuidante d’utiliser des thérapeutiques n’ayant pas fait la preuve de leur efficacité. Or c’est oublier que la médecine ne se résume pas à la prescription. Elle est un tout qui va de l’écoute, interrogatoire, l’examen clinique, l’hypothèse d’un diagnostic et enfin un traitement. Or même si les médecins homéopathes prescrivent des « granules de sucre », ils ont suivi avant cette prescription la démarche médicale qui leur a été enseigné à la faculté de médecine. Pourquoi alors leur dénier l’exercice de la médecine au seul fait que l’acte final ne correspond pas aux critères « normaux »?

 

 

Par ailleurs que vont penser les patients qui font appel à ces médecins, qui sont traités par d’autres de leurs confrère de médecins pratiquant une médecine ésotérique? Ils ne vont sans doute pas paniquer comme certaines plaintes ordinales le laisse entrevoir, mais ils vont s’interroger, pour le moins, sur la corporation médicale.

 

 

Quelle arrogance de croire détenir la vérité et qui plus est de vouloir imposer comme unique sa propre pratique.

La vie n’est-elle pas complexe et avec elle l’exercice de la médecine?

 

 

Quelle arrogance de vouloir lutter contre nombres de pratiques de confrères surtout quand l’on sait que la majorité des médicaments dont ces médecins défendent l’efficacité est souvent très faible et que les médicaments vraiment efficaces sont un très petit nombre. De plus que penser de tous ces scandales pharmaceutiques qui par le passé ont montré que nombre de médicaments prescrits étaient dangereux pour les patients. Ne faut-il donc pas faire preuve de plus d’humilité dans l’exercice de la profession médicale?

 

 

De plus, quand je vois des médecins urgentistes, cardiologues, neurologues être les leaders de la contestation d’une médecine pratiquée presque exclusivement par des médecins généralistes, je m’interroge.

Et ce n’est pas le soutien de certains de mes confrères généralistes qui effacent mes questionnements.

En effet, la médecine générale est contestée depuis plusieurs dizaines d’années.

Et ce n’est pas le fait qu’elle soit devenue une spécialité soi-disant à part entière, enseignée à l’hôpital qui change quoique ce soit.

Comment d’ailleurs peut-on enseigner la médecine générale à l’hôpital et par des professeurs agrégés hospitaliers alors que cette médecine après les bases acquises à la facultés, s’apprend exclusivement en dehors de l’hôpital. Mais là est un autre débat.

 

 

Je ne comprends donc pas que des confrères généralistes peuvent ainsi soutenir une tribune et applaudir des confrères qui ne sont jamais confrontés aux patients qui fréquentent les cabinets de médecine générale.

Et cela ne peut pas se résumer à une question d’éthique de prescription d’un placebo.

En effet, la médecine est complexe.

Cette tribune est pour moi, un mauvais coup porté à la médecine, à la médecine générale et aux patients qui souffrent. Les signataires n’ont sans doute pas compris la portée de leur tribune en se drapant ainsi dans la défense de l’éthique médicale de la médecine par les preuves, elle même très corrompue.

Jamais aucun patient n’a tiré bénéfice des « guerres » entre médecins, ni hier, ni aujourd’hui, alors pourquoi avoir « allumer cette guerre »?

13 commentaires

  1. Bonsoir,

    Le site Web du gouvernement étasunien indique :

    Au 31 mars 2018, plus de 89 355 cas de réactions, d’hospitalisations, de blessures et de décès dus à la vaccination contre la rougeole, ont été signalés au Système fédéral de déclaration des effets indésirables des vaccins (VAERS). 445 décès, 6196 hospitalisations et 1657 handicaps sont liés à cette vaccination. Plus de 60% des effets indésirables sont survenus chez les enfants de trois ans et moins.

    http://www.medalerts.org/vaersdb/findfield.php?TABLE=ON&GROUP1=CAT&GROUP2=AGE&EVENTS=ON&VAX%5b%5d=MEA&VAX%5b%5d=MER&VAX%5b%5d=MM&VAX%5b%5d=MMR&VAX%5b%5d=MMRV&VAXTYPES%5b%5d=Measles&SUB_YEAR_HIGH=2018&SUB_MONTH_HIGH=03

    Pauvres petits …….

  2. Ceux qui s’intéressent à l’avenir de l’obligation vaccinale et à la manière dont les ventes de Gardasil pourraient être encouragées devraient lire les derniers commentaires de Floret, vice-président du CTV de la HAS, qui conseille la ministre Agnès Buzyn au sujet de « l’élaboration de la politique de vaccination » :

    https://www.mesvaccins.net/web/news/12273-l-obligation-vaccinale-maintenant-et-apres

    • Vous avez vu la propagande sur l’invasion de la métropole par le moustique tigre ? Avec toujours la petite mention sur le fait que ce moustique refourgue le virus zika, la dengue… (bientôt l’AMM pour dengvaxia en France ?)

      Y a quelque semaines c’était des articles dans toute la presse francophone sur l’importance de vacciner les garçons conte le HPV.

      • @ dreamer

        Oui, ce qui me désole c’est justement que tous ces médecins des « No Fake medecine » se focalisent sur l’homéopathie pendant que tranquillement la propagande bat son plein et que la dictature médicale s’installe. Que ces médecins nous parlent de biais cognitifs alors qu’ils sont manifestement incapables de voir leurs propres travers, leurs propres croyances.
        Mais tout cela permet de détourner l’attention générale des vrais problèmes, comme d’habitude.
        Est-ce un hasard? Je commence à me le demander.

        Combien sommes-nous à être vraiment lucides??

        • Il est en effet très surprenant que quand quelqu’un les interpelle sur les priorités, ils le prennent le plus souvent très mal.
          Je pense que cette question les agace.
          Observant ce phénomène des Fakemeds depuis le début, il me parait clair qu’ils voient leur mouvement comme très important. Pour eux que l’on puisse prescrire de l’homéopathie dépasse l’entendement.
          Il ne faut pas chercher plus loin : la critique de leur mouvement est incompréhensible pour eux.
          Ils ne voient tout simplement leur mouvement que par le prisme du fait qu’exercer la médecine n’est pas compatible avec la prescription d’autres choses que des médicaments qui ont fait la preuve de leur efficacité dans des études.
          Que ces preuves soient suspectes à cause du comportement de l’industrie pharmaceutique, c’est un fait qu’ils ne prennent absolument pas en compte car ils mettent en avant que le laboratoire BOIRON est un laboratoire pharmaceutique identique aux autres. Ils contestent le fait que BOIRON soit différent des autres laboratoires au prétexte qu’il fait lui aussi des bénéfices, qu’il fait lui aussi du marketing pour développer son activité, qui pour eux ne devrait pas exister.

          Donc pour résumer : leur mouvement est plus important que tous les autres ( dont beaucoup d’autres s’occupent déjà Formindep, Cancer-Rose etc) car il touche une question éthique : on ne fait pas de la médecine en prescrivant des granules de sucre sans principe actif et sans preuve d’efficacité.
          C’est une vision fermée de la médecine, qui exclut toute autre approche.
          La notion de « care » est incompatible avec leur tribune et leur façon de concevoir la médecine ou du moins l’exercice médical de la médecine.

          Et comme beaucoup de mouvement, sûr de son combat, toute critique est vécue comme une attaque et donc la réaction est le plus souvent violente.
          De plus ils considèrent leur combat comme essentiel pour le bien des patients et s’étonnent donc que ni la ministre de la santé, ni l’Ordre des médecins, ni dernièrement les sociétés savantes, ne les soutiennent.
          Ils se présentent donc maintenant dans la situation de « lanceurs d’alerte » injustement poursuivis en particulier devant la justice ordinale.
          Ils présentent à chaque fois cette attaque du syndicat des homéopathes comme l’attaque de ceux qui défendent « la science » face à ceux qui défendent « l’ésotérisme » passant sous silence à chaque fois, que la plainte se base sur la non respect de la confraternité de leur tribune qui demandait des sanctions à l’encontre des homéopathes; et non parce qu’ils défendent une médecine scientifique.
          Cet aveuglement sur les raisons de la plainte, mais aussi toutes les autres, sont caractéristiques de leur enfermement cognitif.

  3. Bonjour,
    Je souscris totalement à votre billet
    amicalement,

  4. Bonjour

    Concernant le baclofène, la « guerre » dure depuis 2009 et en effet les patients en souffrent puisqu’ils ne sont pas soignés de façon correcte …
    Ce traitement représente un espoir pour eux, beaucoup disent que c’est efficace, mais il y a toujours quelqu’un pour rétorquer qu’il n’y a pas de preuves, qu’il faut des études, blabli blabla

    Et quand des études sortent positives, on critique encore. Oui mais il n’y avait pas assez de patients (Baclad), oui mais elle n’est pas publiée (Bacloville), oui mais d’autres sont négatives. Sans, bien sûr, chercher à comprendre le pourquoi de la disparité des résultats.

    Et puis l’argument choc, méfiez vous le baclofène peut vous tuer !
    Les malades qui veulent du baclofène se fichent bien des risques, ils savent l’alcool bien plus dangereux …

  5. L’arrogance tant évoquée dans cet article se trouve pourtant plus dans des pratiques qui prétendent posséder une efficacité spécifique sans avoir à en faire la démonstration plutôt que dans une tribune qui les dénonce…

    Affirmer sans preuve c’est de l’arrogance et confondre anecdotes et preuves de la mauvaise science. Le faire de bonne foi est excusable mais doit appeler à une difficile remise en question, le faire sciemment c’est prendre ses patients pour des billes (en sucre, vendues au prix du diamant et en partie remboursées par la solidarité nationale). Et lorsque l’un des tenants de ces pratiques, qu’il soit médecin ou non, détourne une personne malade d’une thérapie éprouvée pour une pratique qui n’a pas fait ses preuves, ou pire, fait croire à une personne non-malade qu’elle l’est, on se situe clairement dans la mise en danger d’autrui… tout ça conforté dans l’espace publique par une complaisance naïve et un relativisme béat qui préfèrent fermer les yeux à grand coup de sophismes (saurez-vous retrouver toutes les occurrences du sophisme du « faux dilemme » dans votre texte ?) sur les dangers bien réels qu’il y a à ne pas marquer une distinction claire entre croyance raisonnable (fondée sur des preuves) et déraisonnable (fondée sur des anecdotes). Bref, peut-être que jamais un patient n’a tiré de bénéfice d’une guerre entre médecins (affirmation gratuite sans preuve), mais il faudrait peut-être s’interroger déjà sur le fait de savoir si les patients tirent bénéfice de l’absence de guerre (et en l’occurrence un seul contre-exemple suffirait à infirmer une telle affirmation).

    Bisous (qui guérit) bienveillant !

  6. Bonjour

    Je partage une partie de l’analyse de ce billet. La critique de l’homéopathie était maladroite, l’image d’une médecine scientiste réduisant le soin à la chimie. C’est d’ailleurs la même critique que l’on peut adresser aux homéopathes au lieu de revendiquer la place trop souvent négligée du médecin dans le soin et dans l’effet des traitements, les homéopathes ont construit une théorie quasi mystique pour expliquer l’effet de leur prescription. Ils se placent ainsi dans la même posture scientiste que les médecins non homéopathes.
    Par contre la tribune a raison sur un point. A une période où le psychologue, le nutritionniste, les soins de stimulation des troubles cognitifs ne sont pas remboursés, voir des substances sans aucun effet propre démontré être remboursées est dérangeant. Voir des médecins argumenter l’efficacité de leur prescription sur des arguments d’expérience personnelle l’est tout autant. L’homéopathie n’est qu’un avatar d’une médecine scientiste mais la tribune focalise sur cette pratique tous les maux, pourtant partagés par le dépistage systématique, la vaccination obligatoire, les anticholinéstérasiques, les nouveaux traitements anticancéreux et bien d’autres.

  7. billet archaïque qui nie la réalité: 200 ans que l’on cherche une preuve de ces granules de sucre qui n’ajoutent rien à l’effet placebo. Archaïque car refuse de voir ce qui se passe dans d’autres pays évolués qui rejettent ou interdisent la prescription de ces billes. Archaïque car refuse de voir l’absurdité de la pensée sous jacente à cette pipeauthérapie. Archaïque car vous ne retenez pas les avis des académies des sciences, médecine à travers le monde. Archaïque car la pensée magique associée à cette confiserie inquiète sur la porosité intellectuelle des médecins qui la prescrivent face à des pratiques charlatanesques. Archaïque car c’est mettre sur un pied d’égalité faits prouvés et croyance. Archaïque car croire que la compétence d’un médecin est annihilée parce qu’il ne pourra plus prescrire ce gadget thérapeutique. Surprenant, vos billets sont en général meilleurs, la tribune a du toucher une de vos croyances et cela vous génère un problème de dissonance cognitive.

    • Une partie de vos arguments sont ineptes :

      « 200 ans que l’on cherche une preuve de ces granules de sucre qui n’ajoutent rien à l’effet placebo »

      – ben faudrait peut être les chercher sérieusement. Faut faire des études (financées par qui ? auditées par qui ? sur quelles indications ? avec quelle puissance statistique ?), en espérant qu’elles ne soient pas frauduleuses comme 50% de ce qui est publié quoi (sans parler de ce qui n’est pas publié parce que ça ne va pas dans le sens du vent).

      « l’absurdité de la pensée sous jacente à cette pipeauthérapie »

      – on peut très bien avoir des effets sans en comprendre les mécanismes sous jacents. Je crois d’ailleurs que l’histoire du médicament (comme de certaines branches de la médecine d’ailleurs) à travers le monde et l’histoire le montre aisément

      « les avis des académies des sciences, médecine »

      – l’argument d’autorité. S’il fallait ressortir toutes les conneries proférées par les fameuses académies sus mentionnées, sur des choses aussi basiques que la nutrition…

      Juste pour rire, faites-vous preuve de la même exigence en matière de fourniture de preuves scientifiques avec des sujets comme la vaccination ou le cholestérol ?

      • Je pense que « les avis des académies des sciences, médecine à travers le monde », est le meilleur des arguments inventoriés par notre ami signataire.

        Concernant la question vaccinale sur laquelle j’ai passé un certain on va dire, je cherche toujours cette bonne vieille EBM dont les signataires des NoFakemed se gargarisent à tout bout de champs.
        Où sont les essais randomisés en double aveugle contre vrai placebo?
        Bizarrement, il n’y en a jamais un pour répondre à cette simple question.

        Pour donner l’exemple du Gardasil, à 135 euros l’injection (à multiplier par 3 bien sûr) et vaccin remboursé par la SS de surplus, je cherche toujours les preuves de son efficacité. Procédure de Fast-track, bien sûr! Marc Girard (désolée pour Admin qui n’est pas un fan de Marco) a fait un beau billet à ce sujet.
        Il y a aussi le Pandemrix et ltous ces cas de narcolepsie (oups, désolée, je remue le couteau dans la plaie)
        Archaique tout ça, non? Ou plutôt moderne puisqu’il semble que notre belle médecine scientifique ait de plus en plus tendance à déraper et sans nécessité de justification, après tout, faut pas se gêner…

        Alors, voilà; pour l’homéopathie, il faut des vraies preuves scientifiques et le simple fait de prononcer le mot entraine à tous ces pourfendeurs de vérité une crise d’urticaire (de stress).
        Pour les vaccins, c’est pas pareil car c’est de la vraie science on vous dit, même sans preuve.

        On pourrait citer aussi les statines et ce bon vieux dogme du cholestérol.
        Et tant d’autres…

        Pensée magique dites-vous?

        • En fait quand j’ai lu ce passage

          « les avis des académies des sciences, médecine à travers le monde »

          ma première pensée a été de me dire que si les académies disent que ce n’est pas efficace, c’est qu’en fait l’homéopathie l’est probablement.

          Les mêmes académies qui ont expliqué pendant des décennies que les graisses c’était pas bien et que les sucres (glucides) c’était par contre très bien. Les mêmes qui nous expliquaient que la grippe H1N1 allait anéantir l’humanité si on ne vaccinait pas la terre entière etc… Je vais pas faire la liste, on pourrait remplir un bouquin avec.

          ps : moi aussi je lis Marc Girard. Il y a beaucoup d’humour derrière le style quelque peu invectif.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.