Un des sujets qui agite la toile est la prochaine décision de la ministre de santé sur l’obligation vaccinale.

 

Nous savons que l’ancienne ministre était pour.

Nous savons aussi que la concertation citoyenne sur le sujet, lancée par Marisol TOURAINE avait abouti à la recommandation de faire passer l’obligation vaccinale de 3 vaccins à 11. Il semble malgré tout, que le Pr FISCHER, président de cette concertation,  ait plus réduit la conclusion qu’il a formulé, à son propre avis qu’à ceux qui en sont ressortis de cette concertation.

Nous croyons savoir que la nouvelle ministre de la santé le Pr Agnès BUSYN penche elle aussi pour l’obligation, mais la décision n’est pas encore prise et communiquée.

 

Sur la toile certains médecins « critiques » ont récemment exprimé ce qu’ils pensaient sur le sujet.

 

Je vous encourage à lire ce qu’a écrit ma consœur le Dr Claudina MICHAL-TEITELBAUM sur le blog du Docteurdu16. C’est une analyse remarquable et référencée.

Mon confrère Dominique DUPAGNE, blogueur et chroniqueur sur France Inter s’est lui aussi exprimé pour dire à quel point rendre obligatoire 11 vaccins est une « fausse bonne idée ».

D’autres se sont également exprimés : Luc PERINO et Sylvain FEVRE.

Ne pouvant ainsi laisser la ministre de la santé seule devant cette « levée de boucliers » contre l’obligation, avec le risque d’obtenir gain de cause, 200 « grands médecins » viennent dans une tribune sur le journal Le Monde, apporter leurs soutiens à notre nouvelle ministre de la santé pour imposer l’obligation.

 

Je ne vais pas dans ce billet reprendre ce qui a été écrit dans ces publications mais apporter mon éclairage sur la forme : l’obligation vaccinale.

 

Obliger, c’est contraindre.

Utiliser la loi pour rendre obligatoire 11 vaccins c’est contraindre.

Pourquoi contraindre? En quoi est-ce important de contraindre? Comme l’a démontré le Dr Sylvain FEVRE, pas pour épargner des vies comme cela nous est pourtant indiqué.

Alors pourquoi?

 

En médecine, la règle qui devrait être celle de tout médecin est la réflexion.

Réfléchir à ce qui est favorable dans la balance bénéfice/risque.

Pour cela, il faut s’appuyer sur ce que la « science » nous dit. Sur ce que les études cliniques nous apprennent.

Point de loi et d’obligation nécessaire ici.

 

Or dans le débat qui nous occupe, les partisans de l’obligation nous disent clairement que nous devons obéir et non réfléchir.

Comment cela est-ce possible, aujourd’hui au 21ème siècle où grâce à internet, tout un chacun peut avoir accès à l’information pour se faire sa propre idée et décider pour lui-même.

L’obligation est quelque chose d’archaïque.

Est-ce une méthode digne d’une démocratie comme la notre ou n’est-ce pas ce que pratiquent d’autres régimes politiques?

 

Il m’apparaît donc que tous les promoteurs de l’obligation sont ceux qui « vénèrent » l’obéissance en opposition à ce qui fait la particularité de l’humain : la réflexion.

Obéir pour éviter de réfléchir.

Obéir par soumission à l’autorité. Ici à l’autorité médicale des « grands professeurs » et médecins hospitaliers comme la tribune du journal Le Monde nous y invite.

Ne pas penser, ne pas réfléchir, d’autres le font pour vous.

Est-ce ainsi que les promoteurs de l’obligation voient l’exercice de la médecine?

Peut-être.

Pour moi dont une des valeurs principales est la liberté, ce type d’attitude est donc intolérable, surtout dans un domaine comme la santé.

 

L’avenir nous dira dans quel « camp » penchera la balance de la décision ministérielle. Le patient au centre de la prise de décision pour sa santé comme les autorités ont plaisir à l’exprimer ou l’avis d’autorité du « mandarinat » médical.

 

12 commentaires

  1. Mon enfant, autiste atypique non-verbale, a subit l’injection d’un vaccin qui avait été retiré 8 mois plutôt par l’HAS,, dans une PMI. Maintenant je montre le crocs dés que l’on me parle de vaccins. On me menace en disant que mon enfant ne sera plus accueillie dans le centre dans lequel elle se trouve. De menaces sen menaces, nous voici acculés à une exclusion en masse des centres de vie en société. Le « vivre ensemble » est devenu le « consommer d’abord », et nous voici réduits à ne plus savoir comment faire pour protéger no enfants.
    Sommes nous donc si peu à élever la voix, ou le bruit que nous faisons est il couvert par le bruit des terminaux de cartes bleues…?

    • Je pense plutôt que nos dirigeants vivent dans un monde qui n’a rien à voir avec le notre.

      Mme la nouvelle ministre de la santé est issue d’un monde qui ne connait pas les difficultés de la vie au quotidien.
      De plus, elle a monté tous les échelons de la société médicale jusqu’au titre de professeur d’université.
      Dans ce milieu de mandarin, l’avis d’autorité est la règle.
      Quand je lis les titres et responsabilités des 200 « grands médecins » qui ont signé la tribune dans le monde pour défendre l’obligation vaccinale, il est clairement évidemment que la très grande majorité d’entre eux n’a aucune expertise dans le domaine des vaccins. Cela ne les empêche pas de prendre position et de mettre en avant leurs titres.
      En fait tous ces personnes voient « le monde » avec leurs yeux de « privilégiés » et disent le réel alors qu’ils ne le connaissent pas.
      Ils considèrent que la réalité de ce monde est réductible à « leur monde ».
      Tout le monde fait ainsi mais quand ce sont des personnes qui ne connaissent rien aux difficultés du plus grand nombre et qui décident pour l’ensemble, cela pose problème.

      Mme le le professeur Agnes BUZYN, ministre de la santé continue ce que son prédécesseur avait « mis sur les rails ».
      Or en temps que médecin, nous aurions pu penser qu’elle aurait une façon d’agir différente.
      Force est de constater qu’elle s’en remet elle aussi aux même avis d’experts qu’elle cite et met en valeur, qu’elle utilise les mêmes arguments qui n’ont pas de bases scientifiques.
      L’on retrouve les mêmes arguments qui sont de la croyance car basés sur aucune réalité scientifique.

      Car le problème est bien là : la réalité, le réel.
      Le réel n’existe pas ou même n’a pas eu lieu.
      C’est ce qu’explique Michel ONFRAY dans un essai de 2014:
      http://www.lexpress.fr/culture/livre/le-reel-n-a-pas-eu-lieu-soutient-michel-onfray_1510776.html

      En fait, aujourd’hui tous ces dirigeants sont, je pense, pour la plupart convaincus de la justesse de leurs décisions.
      En effet, ils ne connaissent rien à la réalité réelle mais la considère par le prisme de leur vie.
      Cela fait toute la différence et explique le décalage entre les décisions politiques et le ressenti d’une majorité de personnes.
      Ce que chacun appelle la réalité n’a rien à voir entre celle des dirigeants et celle des citoyens.
      Qui plus est, les dirigeants imposent leurs réalités par l’intermédiaire d’obligation qu’ils considèrent comme la meilleure façon de faire car ils agissent selon eux, pour le mieux, pour la santé publique, dans le débat qui nous occupent, et cela en accord avec leurs visions de la réalité.

      Mais en fait, cette réalité qu’ils affirment n’est, bien souvent de la croyance.
      Comment peut-on croire que rendre obligatoire par exemple, la vaccination contre la rougeole de tous les enfants français, va pouvoir épargner 1 vie chaque année ( 10 mort en 10 ans) dans notre pays?
      Cela n’a pas de sens, du moins quand se réfère au « bon sens ».
      Mais le bon sens qui n’est souvent pas éloigné de la réalité réelle, ne guide pas l’action des politiques de santé. Seul compte les avis d’autorité de professeurs agrégés habitués à dire « LA médecine ».

      Je ne sais pas si je me fais bien comprendre mais il me parait évident que nous ne sommes pas dans la « bêtise » comme disait un confrère médecin l’autre jour sur twitter à propos de la positions des 200 « grands médecins » mais dans de la croyance, des convictions où tous autres termes.
      Et donc il est normal de se sentir en colère devant des obligations quand celles-ci sont basées sur des croyances qui ne sont pas les siennes surtout quand ces croyances sont habillés d’autres termes comme « l’avis majoritaire » ou autres affirmations plus que problématiques.

      En tout cas, je vous souhaite beaucoup de courage pour affronter les difficultés de la vie.
      Il ne faut jamais oublier que la vie est belle et il faut continuer à s’émerveiller de choses aussi banales que le soleil qui brille dans le ciel bleu comme je l’ai observé ce matin en marchant le long d’un canal.

        • Bonjour
          Chouette enfin un article en faveur des citoyens et des médecins. …pourvu qu’il y en ait d’autres. ..J’ai lu avec attention les textes de Claudina michal-teitelbaum. ..C’est très riches en infos…
          J’avais à la naissance de ma seconde fille lu le livre de Virginie belle dans lequel claudina michal-teitelbaum fait un état des lieux des différents vaccins. ..Un autre regard sur la vaccination et surtout une légitimité donné aux parents de s’interroger sur le fait de faire ou pas tel vaccin. .Je me suis aussi confronté à quelques professionnels de la santé avec qui il nétait pas possible d’échanger. …Je pensais pas que c ‘était un sujet aussi complexe…Et tabou
          J’espère que les parents vont se mobiliser
          Samedi je suis allée à la manifestation..
          Merci pour les infos transmises

  2. thomas françoise

    Dans son discours devant le congrès, le président de la République a mentionné la pétition et l’importance à lui accorder. Il nous reste cette voie-là à ne pas négliger. Et ensuite la résistance de chacun…

    • Je crois aussi à la résistance et l’action de chacun.

      Je ne crois pas au pouvoir de la pétition même si le président a annoncé qu’elle avait de l’importance.
      En effet, combien de promesses, d’annonces faites par des politiques ont été suivi d’effets?
      Combien de décisions ont été prises suite à de la concertation?

      Quand je lis ce qu’a été le discours de la ministre de la santé pour justifier l’obligation vaccinale, je ne retrouve que les mêmes arguments répétés depuis des années, arguments qui pour la plupart ne sont que des croyances car n’ayant qu’une lointaine réalité avec ce qui existe vraiment ( couverture vaccinale importante, une dizaine de morts en 10 ans pour la rougeole avec un vaccin non obligatoire, aucune preuve que l’obligation répondra aux attentes formulées etc).Or tous les arguments répétés par madame la ministre sont contestés par des articles, dont certains très documentés comme j’ai pu en donner les liens, avec le sentiment que nos dirigeants ne lisent rien sur le sujet mais se conforment à l’avis d’experts et de « grands médecins » dont je me demande si eux aussi lisent ce que je peux moi-même lire, lectures qui me conduisent à une conclusion opposée à ces autorités.

      Comme écrivait une commentatrice, on peut raisonnablement s’interroger sur ce qui motive nos gouvernants dans leurs choix de santé publique.
      Dire par exemple que l’obligation est motivée par les morts inadmissibles, d’enfants par la rougeole alors que les chiffres sont de 10 morts en 10 ans, et de laisser entendre que vacciner des milliers d’enfants permettra d’éviter ces quelques morts, c’est de la pure croyance ou alors ce qui serait plus grave du cynisme.

      J’avoue que personnellement je suis fatigué de voir ainsi la médecine que j’exerce depuis plus de 30 ans, évoluer chaque année vers plus d’autoritarisme et de dogmatisme avec une prise sur le réel de plus en plus faible.

  3. Je crois que vous aviez raison. ..Ma lueur d’espoir s’est envolée. ..J’ai mal dormi j’ai peine à croire que nous soyons aussi peu considéré. .Je l’ais regarder dormir mon bébé de 7 mois et je lui ais promis que j’irais manifester..Pour lui pour tous les autres pris dans l’engrenage du système. ..ou son leurs parents ? Ne s’inquiétent-ils donc pas pour la santé de leurs enfants ?

  4. Bonjour
    En tant que maman je suis très en colère …De ce qui pourrait advenir dans les semaines qui viennent..parce que il me sera impossible ..De répondre à toutes ces obligations. .parCe que l’idée même que l’on puisse m’imposer un panel de vaccins qui n’ont pas tous le même interet me sidére..On peut quand même pas à ce point nous EMPÊCHER DE PENSER…..
    Cordialement

    • Bonjour

      Je partage votre colère, raison de mon billet.

      L’avenir nous dira si nos craintes sont fondées.
      L’avenir nous apprendra plus sur l’évolution de notre société.
      Il y a beaucoup d’inquiétudes à avoir devant cette soumission volontaire « aveugle », vis à vis de l’autorité médicale ( et autres..), de plus en plus de citoyens et de nos ministres de la santé successifs.

      Il y a heureusement de nombreuses voix pour se faire entendre.
      Mais seront-elles entendues?
      Si elles sont entendues, seront-elle écoutées?
      Il est fort à parier que non car ces voix ne sont celles que de simples citoyens et aujourd’hui le simple citoyen semble compter pour peu de choses face aux « puissants » de tous ordres.
      Vous pourrez me rétorquer qu’il en a toujours été ainsi.
      Oui, mais à la différence du passé, nos gouvernants nous font croire que la voix du citoyen compte dans la prise de décision car nous sommes en démocratie.

      Démocratie est le régime où le peuple a le pouvoir : https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie
      Nous verrons si les décisions qui seront prises dans ce domaine seront en accord avec le principe de démocratie où en rapport avec un principe autoritaire en opposition avec celui de la démocratie.

      • J’espère que la démocratie va l’emporter. .
        Si non comment faire pour nos enfants ..Si nous ne voulons pas obéir …Ne pas suivre à la lettre le calendrier vaccimnal. .Ne devrait -il pas être seulement un outil de reflexion entre le patient et le médecin. .
        Imposer sans discuter est une vrai atteinte à la liberté. ..
        Pensez aux générations futures
        …Après 11?
        Combien d autres encore. ..?
        Nous sommes otages d’une santé publique à la dérive. ..
        J’espère que le dernier mots nous apoartiendra à nous parents pas tant par une volonté d’opposition …Mais surtout et avant tout pour avoir l’oeil sur la santé de nos enfants ..parce qu’il me paraît essentiel à nous parents de garder cette place auprès de nos enfants. ..De garder ll’esprit critique..Car les politiques de santé ne sont malheureusement pas toujours au service de la santé.
        Finalement si on pouvait leur faire confiance nous ne serions pas à chercher sur le net et ailleurs d ‘autre forme d’information qu’il faut pouvoir trier…A force de nous dire circuler il y a rien à voir…Le doute devient plus fort

        Merci de votre réponse. ..
        Cordialement
        Une maman toujours très en colère

        • Vous soulevez de vastes sujets :
          La confiance dans ceux qui nous dirigent.
          Le questionnement sur à qui appartiennent nos corps et ceux de nos enfants.

          Pour ce dernier point, naturellement nous dirions : à chacun d’entre nous.
          Or ces débats et la volonté d’obliger ou d’interdire ici pour la vaccination, ailleurs pour des traitements, des dépistages, procréation, IVG etc montrent une autre réalité : nos corps semblent bien appartenir à l’état, aux autorités.

          Mais qui s’en inquiète à part vous, moi et quelques autres?

          La société dérive petit à petit vers de plus en plus d’autoritarisme et de moins en moins de liberté individuelle.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *