Comme vous le savez, je suis médecin généraliste, c’est ma profession et les différents billets que j’ai publié jusqu’à ce jour montre à quel point je suis triste de l’évolution de l’exercice de la médecine.

Mais à coté de cette profession que j’exerce toujours avec passion, je suis aussi un homme avec une vie privé.

Dans celle-ci, la pratique d’une activité physique tient une place importante.

Cette place est importante car je sais à quel point la pratique d’une activité physique est bénéfique pour la santé mais aussi et surtout parce que je prends plaisir à pratiquer.

Ainsi, je cours environ 2 à 3 fois par semaine.

C’est une habitude que je tâche de conserver au fil du temps même si parfois je dois me faire « violence ».

 

J’ai donc été courir ce matin, comme chaque week-end.

La différence avec les autres jours c’est que j’ai croisé beaucoup moins de monde que d’habitude. Le fait que ce dimanche soit le 25 décembre est certainement la raison.

 

Je cours sans  écouteurs vissés dans mes oreilles, je cours en observant ce qui m’entoure en ayant conscience de mon cœur qui bat, de ma respiration régulière, de mes jambes, de mes genoux, de mon corps qui « fonctionne ».

Quand je cours ainsi chaque semaine, à chaque séance, je regarde les gens que je croise et je souris, je leur souris, je leur dis bonjour.

Les personnes que je croise, ont la plupart du temps le visage fermé, il regarde droit devant eux, regarde le sol, souvent je remarque qu’elles fuient mon regard et mon sourire en regardant ailleurs quand je les croise.

Je suis toujours surpris par ces comportements.

Il est vrai que beaucoup de personnes que je croise ont des écouteurs dans les oreilles ce qui les isolent encore plus du monde extérieur.

Mais même quand ils n’en ont pas, leur comportement est peu différent : indifférence aux autres, à moi, sans doute au monde qui les entoure.

Ils sont dans leur « bulle », dans leurs pensées sans doute, indifférent à ce monde dans lequel ils évoluent. Ils sont « seuls au monde ».

Il y a bien des exceptions, des personnes qui me sourient en retour, qui répondent à mon bonjour, mais c’est rare et souvent je note une pointe de surprise.

 

Je ne comprends pas cette indifférence de ceux qui m’entourent.

Cette indifférence est la règle et je suis l’exception.

Dans mes séances régulières et répétitives j’ai remarqué une femme qui fait du vélo. Cela fait maintenant au moins deux ou trois ans que je la croise presque une fois par semaine. Je lui ai dit bonjour au début, elle m’a répondu une fois ou deux puis ne l’a plus fait et j’ai aussi arrêté de lui dire bonjour. Je l’ai croisé à nouveau ce matin, je l’ai regardé en souriant comme à chaque fois, et comme à chaque fois, elle m’a ignoré. Ce comportement est, somme toute,  la « norme ».

 

Je suis triste de cette indifférence généralisée

dont ce que je viens de rapporter n’est qu’un petit élément.

 

Je me sens seul dans cet « océan » d’indifférence, je me sens « à part », comme un étranger dans ma propre vie, dans le monde qui est le mien.

Je suis un Homme parmi les Hommes mais si différent.

J’ai bien perçu depuis longtemps cette différence entre ma vision du monde et celle de mes « semblables ». C’est une réalité avec laquelle je dois vivre.

 

Fort heureusement, je sais que je ne suis pas seul dans mon cas, qu’il y en a d’autres comme moi, mais une minorité qu’une amie a chiffrée à 1 à 3% des Hommes. C’est peu mais c’est déjà cela. Je ne suis pas seul.

 

La vie est pourtant belle.

 

 

 

 

 

 

 

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder autour de soi.

Nos médias sont remplis d’informations tristes, « noires », dramatiques.

Cependant, le soleil se lève chaque matin, la nature qui nous entoure est fantastique quand nous ne la détruisons pas.

Gardons à l’esprit ce qui fait la beauté de la vie et laissons de coté tout ce qui est « sombre ».

Sourions à la vie, nous n’en avons qu’une et elle est « éphémère ».

 

 

20 commentaires

  1. Hypothèse du diable.

    Peut-être que ces gens que vous croisez ont eux, une vie sociale assez riche pour se permettre d’ignorer de fait les faibles contacts que permettent deux secondes et un croisement en course. Parce que moi, personnellement, je ne courre pas, mais causer aux gens dans la rue m’ennuie, parce que bon, la pluie, le beau temps, c’est chiant. Peut-être qu’ils ont de meilleurs contacts, et de meilleures chances de parler aux autres; ailleurs. Par là j’entends, des chances plus riches, plus productives de dialogues longs et ouverts?

    En somme, vous vous plaignez que des gens refusent de consacrer leur temps dédiés à un sport à échanger avec vous des âneries, sans vous douter qu’ils échangent sans doute mieux ailleurs.Et après, vous en tirez la conclusion que ces gens sont obtus, alors que c’est vous qui êtes en demande d’un contact trop étroit. Je ne comprends pas.

    Mais il faut dire que je suis l’avocat du diable.

    • Bonjour Maître Kerowynn,

      Que voilà une belle réaction épidermique et une belle erreur d’interprétation : il ne s’agissait pas dans cet échange de « causer aux gens », mais de les saluer en les croisant, ce que vous trouvez peu « productif »…

      Et pour faire bonne mesure, vous rajoutez un procès d’intention : personne n’a traité personne d' »obtus ».

      Mais ce n’est peut-être pas à moi de vous répondre, n’étant pas à l’origine de cet échange ?

      Je promets de me censurer.

      • Merci Aude d’avoir répondu à Kerowynn. J’ai hésité à le faire.

        J’aurais écrit la même chose.

        C’est toujours intéressant de voir comment un texte peut être interprété.
        Il est clair comme vous l’écrivez que ce commentateur voit et interprète bien autre chose que ce qui est réellement écrit.
        Mais ne pas oublier non plus qu’il se positionne comme « avocat du diable » ce qui peut signifier que ce qu’il écrit n’est pas ce qu’il pense au fond de lui mais comment alors savoir s’il ne s’agit pas simplement d’une figure de rhétorique?

        On « effleure » ici, la difficulté qu’il y a à communiquer quand on écrit une chose, on décrit une réalité et que l’interprétation qui en est faite est à l’opposé de ce que l’auteur ( l’interlocuteur) exprimait.

        Je suis contre toute censure sauf quand l’expression est insultante et non respectueuse.
        Jusqu’à présent je n’ai censuré qu’une personne car elle contrevenait à cette règle.

        Je regrette qu’aujourd’hui il soit de plus en plus impossible d’échanger sans animosité.
        Celui qui apporte sa vision, surtout si elle est différente permet de réfléchir à son propre positionnement mais aussi s’ouvrir sur « le monde » car le plus souvent nous ne voyons que « midi à notre porte ».

        Bonne année 2017 à tous

  2. Bonjour,

    On peut saluer des inconnus sans attendre un retour et avoir cependant, en cas de non-réponse, l’impression d’être « chosifié ».

    On peut également (avec une marge d’erreur bien sûr), en cas de non-réponse, distinguer chez autrui ce qui relève de l’auto-protection, de la frilosité relationnelle et ce qui relève de l’indifférence à l’Autre (les 2 aussi « légitimables » ).

    Je continue cependant à saluer, car c’est une façon d’être et, sans que ça tourne à l’automatisme, quand bien même je voudrais m’en empêcher (pour éviter une non-réponse), le naturel revient au galop (« naturel » d’origine plurifactorielle).

    Sans vouloir cultiver absolument la pensée positive, j’y trouve même un certain plaisir quand il y a connection : la réciprocité devenant rare, quel bonheur quand elle se manifeste et qu’un fugace moment de complicité passe !

    Je lis dans le regard de ceux qui répondent comme un signe de reconnaissance : malgré un contexte délétère, il y a encore de la place pour l’Humain.

    Bonne semaine !

    • Je suis en phase avec ce que vous écrivez.

      En souriant pendant que je cours, j’ai conscience d’être « à part », d’être « différent ».
      Et je suis content de cette différence.

      Je prends ainsi plaisir aux différentes réactions : indifférence, regard qui fuie, surprise, etc.

      Je me faisais la réflexion que le sourire réponse est le premier réflexe qui apparaît chez le nouveaux né quand il atteint quelques semaines.
      C’est un réflexe « archaïque « de développement.
      Cependant il semble en rester des traces chez certains mais pas chez tout le monde.

      Sourire ainsi, est-ce retrouver son âme d’enfant ?

  3. Bonjour,
    Je pense que regarder les autres ( et les saluer) , regarder et ressentir le monde, nous permet aussi de ne pas nous enfermer nous même.

    Merci pour ces échanges et bonne continuation

  4. Re-bonjour
    Pour rééquilibrer la balance de la communication, il y a quelques années j’ai pris l’habitude de saluer les vigiles et gardiens, et chauffeurs de bus, et également les personnes près de qui je m’installe dans les restaurants ou au cinéma. Bien sur si je rentre dans une salle dattente. Je dis aussi bonjour avec le sourire lorsque je m’assois pres de quelqu’un en transports en commun. Et au revoir quand je descends.
    Curieusement, je trouve cela assez gratifiant même avec très peu de réponses.

    • Apporter de « l’humanité » dans un monde de plus en plus « déshumanisé » est d’une grande utilité.

      Par ailleurs, notre société libérale où tout a un prix, finit par nous « imposer l’idée » que la gratuité est « le mal ».
      J’exagère mais le geste gratuit n’a hélas plus de place dans notre société.
      Or le geste gratuit est sûrement celui qui est le plus « gratifiant ».

  5. Bonjour,

    Je suis interpellée par ce que vous écrivez. Faisant souvent partie des personnes au visage fermé dans la rue, je voudrais vous apporter mon point de vue.
    Personnellement, je vis l’espace public comme une agression permanente. Et un mécanisme de défense bien naturel contre ça ce sont les écouteurs et le regard fermé qui évite le regard de l’autre. Je vis à Paris, ville que j’aime profondément par ailleurs et ne quitterait pour rien au monde, mais son principal défaut est d’être pleine de gens, de bruits, d’agitation. C’est extrêmement fatiguant pour les personnes comme moi.
    Il faut aussi noter que quand on est une femme les écouteurs sont un moyen de protection très efficace contre les relous. On peut refuser un sourire aussi par crainte que cela ne soit pris comme un signal d’acceptation de drague. Personnellement j’ai horreur de ça, même quand le dragueur n’est pas malpoli ou rentre-dedans. Alors par défaut, je me protège aussi.
    Dans mes écouteurs, j’écoute des podcasts : des tas de gens parlent des merveilles et des horreurs de la vie, parlent d’autres gens célèbres ou non, parlent de science, de philo ou de jeux vidéos. Je préfère.
    Par ailleurs, quand on m’adresse la parole poliment, par exemple pour me demander le chemin, je suis toujours cordiale, faisant l’effort de parler en anglais quand c’est nécessaire et de renseigner du mieux que je peux. Il m’est arrivé d’aider un aveugle perdu au milieu de la chaussée. Il m’est arrivé de donner des tickets restau à des SDF, de donner ma tartine à une famille syrienne dans le couloir du métro et d’avoir à peine la force de leur souhaiter bon courage tellement l’émotion me submergeait.
    Je ne suis pas indifférente, je me protège contre le monde extérieur parce que ma survie mentale si je puis dire reste plus importante à mes yeux que de sourire à des inconnus dans la rue. Je me mets dans ma bulle, pour faire abstraction du monde extérieur parce que le monde extérieur s’avère agressant envers moi, sans nécessairement le vouloir je suis consciente que c’est ma personnalité et mon passé qui me le fait voir comme ça.
    Je n’ai pas l’impression de faire quelque chose de mal. Je ne suis pas responsable de la déception de celui qui se prend un vent. C’est lui qui décide de ses attentes dans cet essai de contact.
    Ça ne fait pas de moi quelqu’un d’indifférent et mon introversion ne m’empêche pas de voir la beauté de la vie par ailleurs.
    S’il existe des personnes qui sont sciemment désagréables ou je m’en foutiste, je me plais néanmoins à croire que la majorité de mes contemporains sont plutôt sympas et que s’ils ne regardent pas les gens dans la rue ou ne répondent pas à un bonjour, c’est peut être qu’ils ont leurs raisons.
    J’espère que mes propos vous donneront un aperçu de ce qui se passe de l’autre côté de la barrière, même si je ne prétends pas être une digne représentante de cette drôle d’espèce (forcément on n’a pas eu beaucoup l’occasion d’en parler entre nous).
    A une autre occasion vous pourrez peut-être nous raconter les expériences positives que vous avez rencontrées en disant bonjour aux gens lorsque vous courez (je suppose que vous n’êtes pas non plus confronté à un mur de silence en permanence), cela donnera peut-être envie à d’autres de vous imiter ou à d’autres de vous rendre vos bonjours.

    En vous souhaitant de bonnes fêtes et bonne continuation pour votre blog que je suis agréablement depuis quelques semaines maintenant.

    • Merci pour votre témoignage

      Il est clair que ce que je raconte est ma vision et qu’en ce sens elle ne peut pas être généralisée.
      je vous remercie vivement d’avoir détaillé votre ressenti que je comprends parfaitement.

      Vous écrivez :
      « Personnellement, je vis l’espace public comme une agression permanente. »
      Il est probable que ce ressenti soit celui d’une majorité.
      La question que je me pose est la suivante :
      « Comment en sommes nous arrivé là? »

      En effet, nous vivons dans un pays en paix même si la violence est malgré tout présente.
      Mais sur quelle échelle?
      Quelle est l’échelle de la violence réelle par rapport à celle d’autres pays?
      Dans la réalité elle est faible par rapport à ce qui est ressenti.
      Et notre ressenti est quelque part « forgé » par les médias et les images dont on nous « abreuve » et bien d’autres choses comme notre éducation, et j’en passe.

      Le ressenti n’a rien à voir avec la réalité.
      Je ne peux pas m’empêcher de faire le lien avec la médecine.
      Les femmes ressentent le bénéfice de la mammographie de dépistage 70 fois supérieur à ce qu’il est.
      Le ressenti du bénéfice de la vaccination est grandement favorisé par ce que j’appelle le « marketing de la peur ».

      Nous ressentons la réalité de façon complètement biaisée, mais c’est « notre carte ».
      La réalité est tout autre que celle issue de notre ressenti.

      Dans ce billet j’ai voulu exprimer mon ressenti et décrire mon comportement en opposition avec celui des autres.

      Vous écrivez :
      « Je n’ai pas l’impression de faire quelque chose de mal »
      Mais évidemment, vous ne faites rien de mal.

      Le bien et le mal sont des notions morales et dans ce que je décris, comme dans beaucoup de situations de la vie, nous sommes par delà le bien et le mal.
      C’est la société qui juge, c’est « les gens » qui jugent avec leurs propres critères et qui qualifient : cela est bien, cela est mal.
      Je ne suis pas du tout dans cette dynamique.

      J’espère que vous percevez un peu mieux le pourquoi de ce billet: l’étonnement devant cet « enfermement » de beaucoup et cette « fuite » des « relations sociales » qui sont pourtant consubstantielles à nous en tant qu’animaux sociaux.

  6. Mon hypothèse sur la femme en vélo qui ne te répond plus. Au début tu pouvais remarquer sa réponse mais depuis, tu t’es tellement amélioré, tu cours si vite qu’elle te répond lorsque tu es sous la douche 😉
    Sur ce, joyeux Noël et prépare-toi pour le jour où je te défierai à la course à pied !

  7. Bonjour !
    Je souris à la vie,à ceux qui m’entourent, je n’attends rien en retour.( Les autres sont autres et bien souvent ailleurs) je dis bonjour

    Bonjour, ça peut toujours faire du bien.

    Parfois …une réponse !
    Et un jour, un échange, comme un cadeau.

  8. Bonjour,

    Même ressenti.

    Un exemple : psychologue exerçant dans une clinique privée, je me faisais un plaisir de recevoir le nouveau personnel avec le sourire, en me mettant à sa disposition pour lui faciliter l’adaptation.

    Un animateur m’avait avoué qu’il avait trouvé bizarre ma façon de l’accueillir, avait trouvé mon sourire et ma disponibilité suspects : que répondre à ça ?

    Ce n’était même pas de la parano : dans cette clinique, plus personne ne salue personne.

    Je n’ai jamais trouvé la bise matinale indispensable mais un serrement de mains ou un simple « bonjour » ou « salut » me paraissaient le minimum.

    J’ai l’impression que le phénomène s’est accentué depuis l’arrivée de « managers ».

    Le comble dans un lieu où devrait régner « l’humanitude » (ceux qui se gargarisent de ce terme n’en font pas toujours preuve, loin de là ! ).

    Quant à « la vie civile » : la relation à l’autre régresse à grands pas…

    Cordialement.

    • Ce qui est « terrible » dans votre témoignage c’est que ce qui est naturel, humain soit devenu « suspect »
      Il faut s’interroger alors sur le « formatage » de notre société sans doute par les médias, mais pas que.
      C’est un peu ce que je fais.

      Comme Dominique, je n’attends rien en retour.
      Je continue donc à sourire aux autres, quitte à passer pour le « ravi de la crèche ».
      L’époque est de circonstances ;-))

      • J’avais oublié ce procès fait parfois aux personnes qui sourient et saluent, envers et contre tout (s) : soit c’est suspect, « ça doit cacher quelque chose » soit, comme vous le soulignez, c’est vécu comme une particularité de mauvais aloi (le ravi….).

        J’ai bien ri !

  9. Cher ami,
    Cela fait des années que je me fais cette réflexion. Au point que je ne dis plus du tout bonjour aux personnes qui courent et que je rencontre : ils me prennent pour un extra terrestre.
    J’ai donc renoncé.
    (J’ajoute que je cours sans casque, sans musique, sans iphone accroché sur le bras).
    Mais cela ne veut pas forcément dire quelque chose.
    L’été, je fais de la ballade en montagne et la règle, en se croisant, est de dire bonjour.
    Cela m’énerve tout autant parce que le bonjour est automatique, presque forcé, c’est un code, on se dit bonjour en regrettant presque de l’avoir fait.
    Pour en revenir à la médecine, cela me rappelle ceci : quand j’ai commencé mes études de médecine on ne disait jamais la vérité aux malades, surtout à ceux qui allaient mourir. Et maintenant les consultations d’annonce disent, théoriquement, la vérité aux malades. Même à eux qui vont mourir.
    Il y a aussi peu d’empathie dans le fait de mentir que de « dire la vérité ».
    Je te souhaite de bonnes fêtes de fin d’année dans ce monde où il est difficile de comprendre quelque chose.
    Amitiés.

    • Merci pour ce témoignage.

      Nous faisons donc partie de la même minorité.
      J’ai souri en lisant « extraterrestre » car c’est un terme que j’avais prévu d’employer pour me qualifier.

      Merci pour tes vœux.

      Je crois moi que ce monde n’est pas si difficile à comprendre.
      C’est un monde d’individualités où l’autre n’a plus sa place.
      Je crois que c’est aussi simple que cela.

      • Vous dites « Je crois moi que ce monde n’est pas si difficile à comprendre.
        C’est un monde d’individualités où l’autre n’a plus sa place.
        Je crois que c’est aussi simple que cela. »
        Vous faites une erreur de description tautologique lourde de conséquences.
        Individu ≠ Autre donc Si Individu Alors pas d’Autre(s)
        Vous avez raison , c’est « aussi simple que cela » mais c’est totalement faux ! A moins de considérer que seule votre description compte….
        Conséquences auto-prédictives, feedback positif de l’isolement nihiliste, ego-terrorisme…

        Heureusement le réel est beaucoup plus riche !!! La vie est belle. Joyeux Noël

        • Je décris mon « vécu » et j’exprime un ressenti.
          Il est le mien.
          Vous pouvez ne pas être d’accord.

          J’ai souvenir d’avoir il y a quelques années parcouru les Fidji.
          Chaque rencontre, chaque personne croisée donne lieu à un « Boula Boula » accompagné d’un grand sourire.
          Autre temps, autre lieu, autre mœurs ?
          Sans doute, mais notre « monde », celui dans lequel je vis, a évolué.
          Suis-je le seul à remarquer que plus personne ne se salue, que plus personne ne se sourit, que de plus en plus de personnes sont soit le regard vissé sur leur smartphone soit dans « sa bulle » avec les écouteurs sur les oreilles?

          Je fais peut-être comme vous le dites une « erreur de description tautologique lourde de conséquences » mais c’est « mon erreur » et je l’assume.

          Je suis d’accord avec votre conclusion.
          Portez vous bien et la vie est belle.

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