Bonjour

Comme je l’ai déjà écrit, une étude a montré que le patient français sortait de sa consultation médicale avec une ordonnance dans 91% des cas.

En effet, faire acte médical, c’est agir.call-to-action-social-media

C’est donc prescrire : des médicaments bien sur, mais aussi des bilans biologiques, des radiographies, mais aussi des actes de kinésithérapie etc.

Il ne faut pas oublier que quand la personne n’est pas malade, qu’aucun examen complémentaire n’est utile pour faire un diagnostic, il reste encore les dépistages car comme chacun sait, tout bien portant est un malade qui s’ignore et tout vivant est un mort en sursis.

Même si les dépistages sont inutiles voire dangereux comme ceux du cancer de la prostate ou du sein, l’objection courante est alors : « Mais vous faites quoi alors ? »

Il faut  donc faire. Même si ne pas faire est meilleur pour la santé, il faut faire. Combien de patients se précipitent chez le médecin dès le moindre fébricule qui guérira seul en quelques heures ou jours ? La majorité des infections sont virales et chacun sait que nous n’avons aucun traitement pour combattre les virus et les antibiotiques ne sont utiles que dans les infections bactériennes qui sont rares. Mais dans ce cas là aussi, beaucoup veulent des antibiotiques, au cas où! Au cas où quoi ? Au cas où une infection bactérienne vienne compliquer l’infection virale. Mais agissons nous de la sorte pour toutes autres circonstances de notre vie? Par exemple, est-ce que nous restons chez nous cloîtré au cas où nous ayons un accident de la circulation ? Ou si nous sortons, c’est revêtu  d’une tenue de protection « tous azimuts » .Non bien sûr. Alors pourquoi tant de gens réclament des médicaments dès qu’ils sont malades?

Car il faut agir.

Quelles que soient les circonstances, il faut agir.

Ne pas faire, ne pas agir est un faute.take_action_icon

Les médecins donc suivent pour la plupart cet impératif : faire. Il le suive d’autant plus facilement qu’ils savent que l’on ne leur reprochera jamais de faire mais qu’au contraire beaucoup de plaintes les visent parce qu’ils n’ont pas fait. Avez vous jamais entendu qu’un médecin avaient été condamné parce qu’il avait prescrit une radio, un bilan biologique, un dépistage ?

Et si justement, le mieux n’était pas de faire, de ne pas suivre ces injonctions.

Si justement, il ne fallait pas « prendre en main sa santé » en faisant. En faisant les dépistages conseillés par beaucoup de médecins : dépistage cancer du sein, dépistage cancer de la prostate, dépistage du cancer colo-rectal, dépistage des troubles de mémoires, dépistage d’un excès de cholestérol, que sais-je de plus ?

Si au lieu de se précipiter chez son médecin ou à la pharmacie pour prendre des médicaments, nous laissions notre corps se défendre seul comme il l’a appris depuis si longtemps. Si nous attendions de voir notre « guérisseur » en action. Si par hasard, ce « guérisseur » est défaillant, il sera alors assez tôt d’aller demander l’aide de la « Médecine ». Car le dogme « plus c’est pris tôt mieux c’est » n’est que très rarement vrai.

Donc, si au lieu de faire , chacun commençait par réfléchir sur sa vie et sur comment elle se déroule?

Si chacun réfléchissait à ses habitudes alimentaires, sa sédentarité,  sa consommation de produits psychoactifs ( alcool, cannabis, médicaments anxiolytiques, etc) sa consommation de tabac.

Et si chacun se prenait en main, sans s’en remettre immédiatement aux médecins, aux consultations, aux bilans de toutes sortes. Car chacun sait ce qu’il faut faire : manger frugalement, pas de consommation d’alcool ou alors très modérée, pas de consommation médicamenteuse pour un oui ou pour un non, activité physique régulière, méditation quotidienne.rondesport

Chacun sait ce que sont les bonnes pratiques. Elles s’étalent sur internet pour celui qui veut se donner la peine de chercher.b_1_q_0_p_0

Ensuite, il suffit de décider pour soi-même de le faire. Rien ne nous en empêche. Il suffit de vouloir le faire, et le faire.

Alors, quand commencez vous à réellement décider pour vous et à vous prendre en charge réellement ? Certains le font, pourquoi pas vous ?

 

PS : Quand vous suivez les « directives » actives d’un professionnel de santé, que se soit pour suivre un dépistage ou prendre un traitement, qui prend des risques ?

Ce n’est en aucun cas le professionnel de santé mais le patient qui « agit ».

Si en suivant les « conseils » du professionnel de santé, les bénéfices ne sont pas assurés ( et dans bien des cas , ils ne le sont pas) , les risques eux sont « certains ». Bien évidemment tous les patients qui suivent une « injonction à agir » ne subiront pas obligatoirement les effets secondaires mais ils y seront exposés à 100% alors qu’ils ne seront pas exposés aux bénéfices de la même façon à 100%. L’affaire récente des médicaments anti-alzheimer sans effet thérapeutique mais avec des effets secondaires graves est un exemple criant qui montre le risque pris par le patient.

5 commentaires

  1. Globalement d’accord mais tu omets l’inquiétude du patient qui a besoin que son Doc lui dise « c’est pas grave » et éventuellement lui confirme la grippe. Après l »examen et ++ la prise de tension j’ai souvent dit : »D’abord les bonnes nouvelles ce n’est pas un infarctus ni un cancer ni une leucémie, etc… mais mauvaise nouvelle c’est….un gros rhume !! »

    • J’ai un certain malaise dans cette présentation des choses.
      N’est-ce pas un peu paternaliste comme présentation ?
      Il me semble que cette formulation est « infantilisante ».
      N’est-ce pas prendre le patient pour un « con » en parlant d’infarctus, de cancer,de leucémie qui sont des maladies graves et potentiellement mortelles alors que l’on est en présence d’une maladie virale bénigne?
      N’est-ce pas participer au « marketing de la peur » en agissant ainsi?

  2. D’un autre côté, la plupart des patients qui sortent de chez leur médecin n’ont pas l’impression d’être correctement soigné s’il ne repartent pas avec une ordonnance longue comme un jour sans pain..

    • Cette remarque est d’autant plus pertinente que le 5ème billet sur la pratique de la médecine, abordera la problématique du patient qui veux.
      #teasing

  3. Entièrement d’accord avec vous, si les patients se prenait réellement en main (ce qui n’est déjà pas gagné…), ils s’en porteraient beaucoup mieux.
    Par contre, si cela se produisait, c’est la mort des industries agroalimentaires, des labos pharmaceutiques et d’analyses en tous genres, bref de tous ceux qui font beaucoup de profits sur le dos de ces même patients. Et il est certain que ces (très puissantes…) industries ne vont pas laissent faire sans réagir, ceci avec la complicité de toutes les hautes instances (gouvernementales, médicales, etc.)… Il n’y a qu’a voir leur acharnement dès que le gouvernement propose n’importe qu’elle réglementation un tant soit peu contraignante (Etiquetage nutritionnel par exemple) qui va dans le sens d’une meilleure protection ou information des consommateurs.

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