Tous les vaccins qui sont mis sur le marché sont-ils efficaces, indispensables ?

A en croire les autorités, c’est le cas.

Pourtant, le bon sens, le simple bon sens ne peut que douter que cela soit vrai. Qui pourrait penser que tous les médicaments sont utiles, que tous les médicaments ont un rapport bénéfice/risque favorable ? Personne car chacun sait qu’il y a des médicaments plus utiles que d’autres. Cela parait une évidence.

Et pourtant, il semble que les vaccins bénéficient d’un statut particulier en France qui fait dire à notre ministre de la santé la chose suivante :

« La vaccination : cela ne se discute pas » Marisol Touraine , ministre de la santé 29 mai 2015.

Suivant cette affirmation, aucun débat sur ce sujet n’est possible. En effet, dire que « cela ne se discute pas » exclut de fait toute possibilité de dialogue.

Pourtant comme me disait encore récemment une maman : « Comment justifier la vaccination de nourrissons contre l’hépatite B qui est une maladie à transmission sexuelle et sanguine ? »

En France, le dialogue sur la vaccination est impossible. Chacun aura pu le vérifier. Il y a 2 camps : les provaccinalistes ( dans lequel se range la ministre de la santé et derrière elle les autorités sanitaires) et de l’autre les antivaccinalistes. Aucune place entre ces deux extrêmes. C’est soit « blanc » soit « noir ». Pas de place entre .

Or chacun sait que rien dans ce monde n’est blanc ou noir.

Pourtant c’est le cas, en France sur le sujet des vaccins.

Pour ma part, comme vous l’aurez sans doute compris, je me situe entre ces deux positions : je considère qu’il existe des vaccins utiles , voire indispensables et des vaccins peu utiles voire complètement inutiles.

Cette position « entre », est intenable dans l’exercice de la médecine, en France. Si, on émet la moindre interrogation contre le moindre vaccin, on est immédiatement classé comme anti-vaccinaliste. Or beaucoup de patient(e)s se posent des questions, fort légitimes sur certains vaccins.

Que faire ?

Que répondre à des interrogations légitimes ?

Que dire, à ces patient(e)s quand les autorités envoient un message fort vous indiquant que si vous avez le « malheur » de ne pas suivre la position officielle et que simplement vous vous posez des questions sur les vaccins, vous risquez une interdiction d’exercer ?

Voilà la position dans laquelle se trouve chaque médecin, quand il s’agit de vaccination.

Interdiction de penser, interdiction d’être critique.

Qui plus est, vous serez là aussi l’objet de pression, de menaces, de « sanctions » si vous osez vous opposer aux autorités de santé publique et aux médecins qui travaillent pour eux. Je parle d’expérience.

C’est donc un nouveau thème sur lequel je me suis trouvé en porte à faux. Mais même aujourd’hui, je subis encore des interrogations sur ce sujet et ma position « hors norme » me pose problème. Toujours le même positionnement : qui suis-je moi médecin généraliste « de base » pour oser tenir une position opposée aux autorités ? Comment pouvoir être crédible face à toutes ces autorités toutes plus importantes les unes que les autres et à sa tête rien moins que la ministre de la santé?

Intenable, je vous dis !!!!!

 

5 commentaires

  1. Merci pour votre vision de praticien. En tant que patient « lambda », je suis comme vous : ni pour ni contre bien au contraire. J’ai bien sur compris que certains vaccins sont vitaux pour notre société, mais pour d’autres, souvent lancés recemment, je suis très très sceptique, chose qui n’était pas le cas il y a encore quelques années. Et tout nouveau vaccins me parait suspect. C’est triste ! Pourtant la vaccination a permis d’eradiquer tant de maladies graves dont mes grands-parents me parlaient car ils avaient souvent été touchés. L’industrie à mes yeux a les yeux plus gros que le ventre et est en partie responsable. Dommage que les ministères renforcent ce discours totalitaire, pourquoi ne pas expliquer que certains vaccins sont vitaux pour l’ensemble du groupe et laisser libre à chacun de choisir pour les autres vaccins plus « personnels » ? Pour finir, jeune maman, j’avoue avoir été soulagée d’avoir un garçon : qu’aurais-je fait face à la décision de vacciner (ou pas) une fille contre le papillomavirus ? je me suis aussi posée la question sur l’Hépatite B, comme vous le mentionnez. Et là les pédiatres ont été assez fermés sur mes questions et mes interrogations. Soupir …

  2. Salut,
    Ne t’inquiète pas, notre position sera peut-être bientôt tenable, lorsqu’on shuntera la case médecin entre BigVaccine et le patient comme semblent le souhaiter certains grands penseurs histoire de faire gagner tu temps médical aux médecins. Je commence à comprendre que l’ironie passe mal par écrit, donc je précise ma pensée, on entend que pour faire gagner du temps médical, on voudrait déléguer l’acte vaccinal à d’autres soignants, je ne suis pas contre, mais à condition que la prescription reste médicale, sinon c’est pitoyable.

    • Et oui, bientôt plus aucun médecin pour plus de vaccinations.
      Quand les médecins qui sont septiques seront éliminés, il n’y aura plus que les médecins pro-vaccinalistes.
      Et encore comme tu le soulignes, une vaccination en dehors de tout cadre médical sera alors adoptée.
      Des médicaments sans médecins, n’est-ce pas le rêve ultime des fabricants de médicaments.
      Un accès sans filtre, que rêver de plus?
      Nous y viendrons, n’en doutons pas. La « santé » n’est plus qu’un produit commercial comme un autre.

  3. Et en temps que citoyen lambda même pas médecin, je vous laisse imaginer ce qu’on entend lorsqu’on ose argumenter hors des positions officielles.
    Ça vaut pour les vaccinations, les dépistages… et la sur-médicalisation de la société occidentale en général !
    Alors qu’on ne fait que réfléchir et se documenter sur les incohérences que pouvoirs publics et lobbies industriels veulent nous faire avaler en nous cachant leurs objectifs consuméristes.

    • Je sais bien que c’est difficile pour le « citoyen lambda » .
      Cependant, au delà de ces difficultés et des pressions multiples, vous ne risquez pas de sanctions professionnelles.

      En tout cas, lire, se renseigner et décider pour soi, c’est ce que devrait être la ligne de chacun.

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