Je suis tombé sur un article de la nutrition.fr qui se fait l’écho d‘une revue de la littérature qui conclue qu’il n’y a pas de preuve de l’intérêt de tout faire pour avoir une glycémie basse dans le diabète.

C’est très dérangeant comme information. C’est la raison pour laquelle, nos « chers » médias ne s’en sont sans doute pas emparés. Par ailleurs, ce n’est pas un scoop. C’est une conclusion qui circule dans la littérature depuis pas mal de temps.

Par ailleurs, je viens de lire le dernier article d’un confrère endocrinologue qui sur son blog analyse en détail une étude sur un médicament du diabète. A la fin dans sa conclusion, il pose une question :  » pourquoi est-ce aussi difficile de montrer un bénéfice CV en rapport avec la baisse d’HbA1c ?« 

C’est une excellente question et bien que médecin généraliste et donc très loin des connaissances de mon confrère sur le sujet, je vais formuler une hypothèse : Et si nous avions tout faux ? Et si le chemin thérapeutique choisi était mauvais ? Alors logiquement les résultats serait décevants non ?

Tout d’abord, je voudrais rappeler ce que quasiment tout le monde sait : il y a 2 types de diabète ( 3 en fait) , le diabète de type 1 et le diabète de type 2, c’est celui qui nous occupe aujourd’hui. Le diabète de type 2 a été différentié de celui de type 1 en 1936. Le diabète est malgré tout une maladie qui est connue depuis très longtemps. Contrairement à une idée reçue, le diabète de type 2 n’est pas d’apparition récente même si c’est une maladie qui « explose » ces dernières années dans le monde.

Une maladie est déterminée par sa physiopathologie; pour faire simple c’est le pourquoi et le comment d’une maladie.

Le diabète de type 1 est caractérisé par le fait que l’organisme ne produit pas d’insuline et donc le sucre ingéré ne peut pas être utilisé par la cellule. En effet, le rôle de l’insuline est de faire entrer le sucre dans chaque cellule et ainsi permettre à chaque cellule de fonctionner. En absence d’insuline, la glycémie ( sucre dans le sang) monte . Le traitement du diabète de type 1 est donc d’apporter de l’insuline à l’organisme puisque celui-ci n’en produit pas.

Le diabète de type 2 est lui caractérisé par le fait que bien que l’organisme produise de l’insuline,  cette insuline produite ne peut pas faire son rôle du fait d’une résistance du corps à son utilisation. Le traitement ne consiste donc pas à apporter de l’insuline ( il en produit d’ailleurs beaucoup trop pendant longtemps) mais de favoriser son utilisation par le corps, jusqu’à que celui-ci, épuisé, ne puisse plus en produire et on a alors recours à l’insuline pour traiter ce diabète de type 2. C’est ce que l’on appelle parfois, le diabète de type 2 insulinorequérant.

Il est clair que même si la conséquence de ces deux maladies est de faire monter la glycémie, son traitement ne devrait pas être le même. En effet, les causes sont différentes. On peut même considérer que ce sont deux maladies différentes qui ont en commun une conséquence identique : l’hyperglycémie. On aurait donc pu nommer ces deux maladies d’un nom distinct. Mais cela n’a pas été fait, pourquoi ?

Dans les deux cas, la cible thérapeutique est donc la glycémie qu’il faut amener dans une fourchette normale.mme_echelle_glycemie

Si le traitement du diabète de type 1 est évident et sans contestation : pas de production d’insuline, il faut donc fournir cette insuline qui n’est pas produite. C’est la même chose pour toute les maladies qui comportent un dysfonctionnement du corps comme l’hypothyroïdie où là le traitement consiste à apporter, non pas de l’insuline, mais des hormones thyroïdiennes car non produites par le corps.

Pour ce qui est du diabète de type 2, les choses sont beaucoup plus complexes.

Tout d’abord, nous ignorons encore aujourd’hui la physiopathologie du diabète de type 2. Et c’est bien là que le « bas blesse ». Nous ignorons pourquoi une résistance à l’insuline se met en place. Nous savons bien qu’elle a un rapport avec l’obésité et avec l’alimentation, mais c’est à peu près tout. Nous ignorons encore aujourd’hui quels sont les mécanismes en jeu dans le diabète de type 2.

Pourtant les traitements proposés, visent uniquement l’augmentation du sucre dans le sang.5721061-diabetes-sukker

En agissant ainsi, à la différence du diabète de type 1, les traitements proposés ne visent que la conséquence d’un dysfonctionnement de l’organisme et non la cause comme dans le cas du diabète de type 1. Et cette différence est énorme. Traiter une conséquence n’est pas traiter une cause.

Après cette longue digression, j’en viens donc à mon hypothèse : et si on avait tout faux et que traiter l’hyperglycémie n’est pas ce qu’il faut faire.

Chacun sait pourtant que traiter les conséquences et non la cause peut amener une amélioration mais en aucun cas une guérison. Par exemple, il est évident pour chacun que traiter une infection bactérienne par du paracétamol va sans doute faire baisser la fièvre mais en aucun cas  guérir la maladie qui elle a besoin d’antibiotique pour disparaître.

Aujourd’hui dans le cas du diabète de type 2 c’est comme si l’on donnait du paracétamol et pas d’antibiotique. On ne s’étonnera donc pas de ne pas avoir les résultats escomptés

Donc pour répondre à la question de mon confrère : « pourquoi est-ce aussi difficile de montrer un bénéfice CV en rapport avec la baisse d’HbA1c ? » C’est parce que l’on se focalise sur le traitement de la glycémie et que notre cible n’est pas la bonne. Ce n’est pas le sucre que l’on doit chercher à faire baisser, c’est la cause qui doit être traitée et non la conséquence. Que penseriez vous d’un garagiste à qui vous apportez votre voiture parce qu’un voyant c’est allumé au tableau de bord et qui comme traitement enlèverait l’ampoule du voyant?enlever-ampoule Vous seriez furieux de ce « traitement ». Et pourtant c’est ce que l’on fait avec le diabète de type 2 en traitant les conséquences et non la cause.

Le problème est que l’on ignore la cause.

J’entends immédiatement les objections suivantes : « Alors on ne fait rien ? », « On ne peut pas ne rien faire ».

Il faut en effet tâcher de traiter  mais est-ce que s’acharner, comme c’est le cas depuis plusieurs dizaines d’années à faire baisser la glycémie pour qu’elle atteigne les normes fixées, est-ce vraiment la solution ? La preuve semble bien que non avec cette étude présentée au début de ce billet.

Est-ce la solution de passer son temps à discourir sur de nouveaux médicaments qui continuent à avoir comme cible la glycémie? Ne serait-il pas plus pertinent d’en rester aux médicaments anciens que sont la metformine et les hypoglycémiants oraux que de perdre son temps avec tous ces nouveaux médicaments proposés par l’industrie pharmaceutique? Aujourd’hui, à part ce médicament, seul une modification du régime alimentaire et la pratique d’une activité physique ont une efficacité réelle sur cette pathologie. En attendant une vraie thérapeutique qui agit sur la cause, pourquoi ne pas se concentrer pour améliorer ce qui fonctionne bien et non ce qui fonctionne mal ?

Par ailleurs, traiter le diabète est devenu avec les dernières « nouveautés » proposées par l’industrie pharmaceutique, une véritable « usine à gaz » comme en témoigne le billet de ce confrère : https://medicalement-geek.blogspot.fr/2016/06/la-diabeto-cest-rigolo.html.

Il est d’ailleurs intéressant de consulter le document de la Haute Autorité de Santé ( HAS) de janvier 2013, sur les recommandations de bonnes pratiques pour la stratégie thérapeutique dans le diabète de type 2. Il est clairement écrit que seule la metformine ( grade B) possède une présomption thérapeutique. Toutes stratégies qui utilisent les autres classes thérapeutiques ( donc les plus récentes) ne sont que le résultat d’accord d’expert ( grade AE) . En d’autres terme, il n’y a aucune preuve ni présomption de preuve ni même un faible niveau de preuve mais un avis d’expert, c’est à dire un avis d’autorité. Or chacun sait ce que vaut en médecine l’avis d’autorité.

Donc, pour l’écrire clairement, le traitement médicamenteux actuel du diabète de type 2 ne repose, en dehors de la metformine, sur aucune preuve d’efficacité. Car c’est de cela que l’on parle.

Il me parait donc clair qu’aujourd’hui le traitement du diabète de type 2 se fourvoie complètement dans ses objectifs de traitement, raison pour laquelle malgré les millions ( milliards) investis pour le développement de nouvelles thérapeutiques, les résultats sont nuls.

Comment voulez vous atteindre un objectif, si vous vous trompez de cible?

C’est je crois ce qui se passe dans ce cas particulier.

Pourquoi alors passer autant de temps à décortiquer des études qui n’apportent aucune preuve? Ce n’est pas moi qui dit qu’il n’y a pas de preuve mais l’ HAS dont je vous ai mis en lien la dernière recommandation sur le diabète de type 2.

Pourquoi alors, des stratégies thérapeutiques aussi compliquées ? Je vous livre ma réponse : pour cacher notre incapacité à apporter des réponses aux malades mais aussi pour renforcer la toute puissance médicale malgré cette incapacité.

Enfin, pour terminer, je ne peux pas m’empêcher de penser que cela ne dérange pas vraiment l’industrie pharmaceutique qui malgré l’inefficacité de ces traitements ; engrangent chaque année toujours plus de bénéfices. Cependant, ni les médecins et encore moins les patients ne devraient se satisfaire de cet état de fait.

Mais peut être ne se satisfont-ils pas de cela? Alors pourquoi prescrire ces médicaments et les patients les prendre ? Pourquoi toutes ces personnes impliquées ne le disent-elles pas haut et fort aux représentants de l’industrie pharmaceutique ? Peut être parce que cette même industrie pharmaceutique est un partenaire fort, et on ne contrarie pas un partenaire d’autant plus qu’il permet d’exister . Je vous engage ainsi à consulter les partenaires nombreux et variés de l’Association Française des Diabétiques.

Voilà ma réflexion sur ce sujet qu’est le traitement du diabète de type 2.

Et vous, qu’en pensez vous ?

 

 

 

 

 

 

29 commentaires

  1. Merci pour votre article sur le diabète, et merci de cet espace qui me permet d’ apporter mon témoignage :
    – Hémoglobine glyquée à 9,5 il y a 9 ans , obèse, j’ ai perdu presque 30 kgs avec un régime à I.G. bas et suppression des céréales . Car mon médecin me disait qu’ après la metformine, j’ aurai un 2 eme A.D.O., puis un 3 eme, puis de l’ insuline , j’ ai toujours refusé ce programme !
    Ayant repris du poids et pour en finir avec une H.G. à 6,8 j’ ai commencé un régime LCHF/kéto il y a 18 mois, perdu quelques kgs et mon H.G. est maintenant à 5,7 , je suis très contente !
    Je fais aussi un jeûne intermittent de temps à autre : pas de petit-déjeuner . J’ ai bien diminué la consommation de fruits et compensé avec des légumes .
    Enfin, je regrette que les médecins ne nous proposent JAMAIS de régimes efficaces, même les diabétologues en sont restés aux notions erronées de glucides lents ou rapides et que les glucides de l’ alimentation sont indispensables . Avec eux (et les diététiciennes) , c’ est : pain ou pâtes à tous les repas !

    • Bonsoir

      Merci pour votre témoignage. Il est très important.

      Il est important car il montre que le diabète n’est pas une fatalité si toute fois, quand on en est atteint, on le prend en charge avec les moyens actuellement disponibles.
      Le diabète est une maladie où le corps n’est plus capable de gérer « normalement » les glucides qui sont apportés par l’alimentation. Dans ce cas, il n’existe aucun traitement capable de redonner au corps ce qu’il a « perdu ».
      La seule gestion possible est celle des apports et donc la gestion de son alimentation.

      Vous apportez votre témoignage comme quoi c’est possible de gérer son alimentation.
      Oui, mais cela demande un effort personnel en ce sens.
      Or, par expérience, je peux vous affirmer que peu de patients sont capables de cet effort.
      Peu de patients veulent même envisager cette possibilité.
      La majorité des patients ne veut rien changer à sa façon de vivre, même si cette façon de vivre les a amené, là où ils sont arrivés, c’est à dire au diabète.
      La majorité d’entre eux préfèrent donc les traitements médicamenteux, même s’ils constatent qu’ils ne fonctionnent pas mais ils considèrent et leur médecin leur donne raison : il n’y a pas d’autres possibilités.

      Vous vous indignez que les médecins ne proposent JAMAIS de régimes efficaces.
      La raison est très simple : ils ignorent tout de la nutrition qui n’est pas enseignée en faculté de médecine.
      Seule la thérapeutique médicamenteuse est enseignée.
      Or proposer un régime, c’est d’abord savoir comment fonctionne la nutrition.
      Et dans le domaine, comme vous l’avez remarqué, l’on trouve tout et n’importe quoi.
      Donc non content de ne rien connaître en nutrition, ils rapportent le peu qu’ils savent, et ce peu est souvent fautif.
      Car en nutrition comme ailleurs, l’industrie fait la « loi ».
      Il y a peu, nous avons appris que des médecins américains avaient été payés dans les années 1970, pour désigner « le gras » comme la cause de l’obésité. Cette affirmation est encore dans les convictions de la majorité des médecins et cela, alors que l’on sait depuis au moins 20 ans, que c’est l’excès de sucre qui fait grossir.
      Ne vous étonnez donc pas que les médecins en soit encore aux glucides lents et rapides, à la promotion des céréales et ignorent tout de l’index glycémique et de la charge glycémique.

      Je suis malgré tout ravi de voir, que les connaissances progressent et arrivent jusqu’à certains patients.
      Je suis ravi de lire votre témoignage.
      C’est une des qualités de l’internet : on peut acquérir des connaissances pertinentes et utiles.
      Mais pour cela il faut chercher et ne pas s’en tenir à l’avis d’autorité qui toujours aujourd’hui fait la loi.

      Bien à vous

  2. Je m’intéresse au diabète depuis deux ou trois mois parce que des membres de ma famille en sont atteints. C’est de plus une maladie qui touche beaucoup de monde; même les plus jeunes.

    Ce que j’ai compris du diabète c’est qu’on ne connait pas la cause, on ne sait pas le guérir donc on traite la conséquence à savoir le taux de sucre non pas pour guérir (toutes les personnes qui ont le diabète le savent puisqu’on leur dit qu’il faut apprendre à vivre avec) mais pour protéger les organes qui pourraient à terme être endommagés par un taux de sucres trop élevé.

    « on s’attaque aux conséquences et non à la cause », oui ce n’est pas un scoop on le sait tous. « Régime alimentaire et activité physique » oui c’est dit et redit; la Charge glycémique apporte une information supplémentaire et pratique par rapport à l’IG: la quantité.

    Une fois qu’on a défoncé toutes les portes ouvertes, il reste à démontrer soit que l’hyperglycémie n’a pas de conséquence néfaste et donc inutile de la traiter (il y a des diabétiques qui ne prennent aucun médicament, certains qui n’ont même rien changé à leur mode de vie et qui font avec) soit qu’il existe une méthode efficace pour soigner le diabète avec des chiffres et des faits à l’appui. Or le taux de guérison parmi les diabétiques qui pratiquent une activité physique et contrôlent leur alimentation serait malgré tout très très très faible.

    • Votre vision du diabète est juste.
      Cependant, la démonstration que l’hyperglycémie a des conséquences néfastes pour le corps et la santé, a été faite depuis pas mal de temps et régulièrement confirmée.
      C’est la raison pour laquelle la médecine s’attache avec force à faire baisser l’hyperglycémie du diabète.

      Il n’y a cependant, pas aujourd’hui de méthodes efficaces pour soigner et encore moins guérir le diabète.
      Nous savons peu de choses sur les mécanismes intimes en jeu, qui aboutissent au diabète.
      Raison pour laquelle il y a de plus en plus de malades du diabète et cela d’autant plus que notre hygiène de vie est très largement en cause, avec en particulier la consommation de glucides à index glycémique élevé et charge glycémique importante.

      Mais ce n’est pas tout.
      Des pistes montrent également que les aliments ultra-transformés dont nous nous nourrissons de plus en plus quotidiennement en sont une des causes, sans qu’aujourd’hui l’on puisse dire quel aliment ou composé est responsable. Il semble que cela soit la synergie de plusieurs sans qu’aucun seul soit responsable.

      Le microbiote intestinal est lui aussi pointé du doigt, sans que l’on sache aujourd’hui s’il est la cause ou la conséquence de l’obésité et du diabète.

      Nous ignorons donc toujours les mécanismes qui amènent au diabète qui est un dérèglement où le corps ne sait plus gérer les glucides qu’il ingère.
      C’est un dérèglement qui se met en place sur de nombreuses années (diabète de type 2) et qui reste « en dehors des radars de la médecine » très longtemps.

      On sait aussi qu’il existe une « inflammation généralisée ». Mais cette inflammation n’est accessible à aucun traitement, pas même nos médicaments anti-inflammatoire comme on pu le croire certain.

      Ce que l’on peut dire aujourd’hui c’est que le diabète est une maladie de la société moderne (il y a des sociétés qui ne connaissent pas le diabète. sociétés archaïques pour la plupart).
      C’est la raison pour laquelle plus l’on se rapproche de l’hygiène de vie de ces sociétés moins l’on a de risque de développer un diabète et même soigner un diabète qui s’est révélé.

      Ce sont aujourd’hui les seules possibilités.
      Mais chacun sait qu’il est excessivement difficile de changer ses habitudes de vie.
      C’est la raison pour laquelle le diabète va continuer à se développer, être soigné par des médicaments certes efficaces sur l’hyperglycémie mais pas sur le diabète, et cela pour le plus grand bénéfice des industriels du médicaments mais aussi des médecins qui ne risquent pas de manquer de travail.

  3. Peut-être que les traitements sont inefficaces parce qu’ils ne font que déplacer le sucre en trop qui se trouve dans le sang vers les organes en poussant toujours plus sur l’insuline.
    Les cellules deviennent gorgées de sucre et finissent par refuser tout ajout supplémentaire quand ça devient critique.
    C’est la résistance à l’insuline qui ne serait qu’un moyen de défense de l’organisme .
    Le sang est propre, les toubibs sont fiers d’eux, mais les organes pourrissent de sucre, et le cercle vicieux de l’insulinorésistance s’accélère. (toujours plus d’insuline pour forcer et forcer encore)
    C’est la théorie toute simple de Jason Fung qui soigne cette maladie par le jeûne, seul moyen selon lui d’enrayer ce cercle vicieux.
    Ca semble logique.
    Qu’en pensez vous?

    • Je n’en pense que du bien.
      En effet, l’on soigne aujourd’hui les conséquences donc l’hyperglycémie, jamais la cause.
      Le jeûne est la seule intervention qui s’attaque à la cause.
      Mais encore une fois, le jeûne est considéré par beaucoup dont les autorités comme dangereux.
      A cela deux raisons :
      La méconnaissance totale du jeûne.
      Le jeûne va à l’encontre de la promotion de la médecine par les médicaments, médecine qui aujourd’hui est la seule qui soit promue. Ou du moins la médecine par toutes les « techniques » possibles.
      Or justement le jeûne ne fait intervenir aucune « technique ».
      Il est donc rejeté.

  4. Est ce que le diabète de type 2 pourrait venir du foie ? Dans ce cas le régime méditerranéen désengorge le foie en le permettant d’avoir plus de temps pour métaboliser les nutriments . Donc le pancréas ne fait que réagir à ce que fait le foie.
    D’ailleurs le foie produit la betaprophine.

  5. Bonjour,
    Diabètique de type 2, en surpoids, je suis sous insuline (Lantus) à ma demande car je ne supporte pas la metformine. Mon hba1c est passée de plus de 10 en septembre 2016 à 5,8 en septembre 2017 avec une perte de poids grâce à un régime ig bas associé au régime méditerranéen . J’ai baissé considérablement mes injections d’insuline.
    Je lis qu’un taux hba1c trop bas induit une surmortalité. Comment faire alors pour concilier perte de poids, glycémie correcte et rester en vie ? Car, j’avoue que je me sens complètement perdue.
    Bien cordialement

    • Je n’ai jamais vu qu’un hba1c trop bas induisait une surmortalité.
      Je pense que celui qui a écrit cela est dans l’erreur.
      Un hba1c inférieur à 6% correspond à l’hba1c d’un non diabétique et est donc favorable à la santé.

      • Bonsoir,
        J’ai trouvé l’information ici
        https://medicalement-geek.blogspot.fr/2016/06/la-diabeto-cest-rigolo.html
        Peut-être ai-je mal compris
        Bien cordialement,

        • Vous avez raison, il a bien écrit cela.
          Mais en fait, l’interprétation est plus subtile que celle que vous en faites.
          En effet, c’est le traitement intensif du diabète qui est pointé du doigt et qui augmente la mortalité globale. Mais ce traitement intensif obtient des hba1c en dessous de 6%.
          Je comprends que vous ayez pu faire cette confusion d’autant que mon confrère le laisse penser.
          Mais ce n’est pas le fait d’avoir un hba1c en dessous de 6% qui est problématique, c’est la façon d’y arriver avec un traitement intensif.
          Le traitement intensif du diabète avec l’utilisation de médicaments hypoglycémiants ou de l’insuline entraîne de fréquentes hypoglycémies et ce sont ces hypoglycémies qui sont responsables de cette surmortalité.
          Si vous obtenez un hba1c en dessous de 6% sans traitement intensif avec comme vous le signalez un régime adapté avec peu de glucides et des glucides à IG bas, il n’y a pas de surmortalité.
          C’est la raison pour laquelle l’hba1c qui n’est qu’un marqueur ne dit rien sur comment on obtient de bon résultats.
          Par ailleurs, les études qui montrent cette surmortalité avec hba1c en dessous de 6% ont été faites avec des médicaments et un traitement intensif et non comme vous l’avez fait avec votre alimentation.
          C’est donc le traitement intensif qui est pointé du doigt, non pas l’hba1c trop bas qui là n’est que la conséquence de ce traitement intensif.

          • Bonjour,
            Je vous remercie.
            J’ai juste eu un traitement Lantus démarré à 16 doses qui ont augmenté jusqu’à 46 doses avant de redescendre à 28. Pour moi, cela me semblait intensif vu la durée dont on parle, 1 année, et que j’ai cumulé insuline et régime ig bas. C’est ce qui me faisait peur mais je n’ai jamais eu d’hypoglycémie (à moins que j’en ai eu la nuit sans le savoir) mais le matin ma glycémie à jeun était dans les normes. J’ai interprété cela comme un traitement intensif.
            J’avais lu médicaments mais je ne savais pas trop si comment classé l’insuline vu que c’est une hormone que nous savons fabriqué normalement.
            Merci pour vos éclaircissements.
            Bien cordialement,

          • La Lanthus est une insuline qui provoque peu d’hypoglycémie mais il faut malgré tout être prudent car c’est une insuline malgré tout.
            On peut en effet considérer cela comme un traitement intensif.
            C’est pour cette raison que les recommandations sont d’avoir un hba1c à 7% et non 6%.
            L’hypoglycémie est quelque chose qu’il faut éviter à tout prix quand un patient est sous traitement hypoglycémiant.

      • Pourquoi ne vous posez pas les bonnes questions? Reculons de quelques pas et ayons une vue globale sur la manière d’aborder et de  » soigner » le diabète de type 2. Tout le monde – ou presque- s’accorde à dire que c’est un problème d’hyperglycémie. C’est là qu’on doit poser la question- socle: le glucose serait- il moins dangereux dans les cellules et les tissus que dans le sang? Si la réponse est positive, on pourra justifier cet acharnement à réduire le taux de sucre dans le sang, à baisser la hba1c quitte à prescrire une association de médicaments pour, au moins frôler l’objectif thérapeutique. Maintenant, une petite supposition: et si notre corps, à défaut de trouver un endroit de stockage du sucre ( foie, cellules ….. saturés), il le « confie » au sang pour l’évacuer? C’est ce qu’on nomme la « glycosurie ».

        • Bonjour

          J’ai du mal à suivre votre raisonnement.
          Le problème n’est pas l’hyperglycémie comme vous l’écrivez.
          L’hyperglycémie n’est que la conséquence de l’impossibilité des cellules d’utiliser le glucose.
          Le glucose peut entrer dans les cellules pour être utilisé comme carburant que si l’insuline fonctionne bien.
          Or dans le diabète de type 2, il y a une résistance à l’insuline.
          Ainsi quand il y a hyperglycémie, il y a aussi hyperinsulinisme, c’est à dire trop d’insuline produite car un taux normal n’arrive pas à faire entrer suffisamment de glucose dans la cellule. L’organisme produit alors beaucoup d’insuline pour tenter de compenser cette non entrée de glucose dans la cellule.
          C’est comme si l’insuline était inefficace.Le corps ne sait pas la rendre efficace, il ne sait qu’en produire plus, jusqu’à une certaine limite, bien évidemment.
          Et donc plus l’insuline est inefficace même produite en excès, plus la glycémie augmente.
          Il arrive un moment où la production d’insuline est insuffisante, malgré les thérapeutiques et les diabétiques de type 2 ont besoin d’injection d’insuline « exogène » pour que le glucose entre malgré tout dans la cellule.
          Car à la différence de la production par le corps d’insuline, on peut augmenter les doses insulines injectées en les adaptant à la glycémie obtenue.

          Le glucose est dangereux dans le sang car notre organisme ne fonctionne correctement qu’avec une glycémie aux alentour de 1g/l.
          De la même façon que notre organisme ne fonctionne correctement qu’avec un ph aux alentour de 7.
          Ce n’est pas une histoire de « danger » c’est une histoire d’équilibre de fonctionnement et d’homéostasie.
          Si vous mettez trop d’huile dans votre moteur il fonctionnera mal. De la même façon l’hyperglycémie fait mal fonctionner le corps raison des complications dues au diabète.

          Le sang n’est pas un endroit de stockage mais un véhicule.

          Par ailleurs, le sucre dans les urines n’est que l’expression du fonctionnement du rein.
          Jusqu’à une certaine glycémie, le rein n’élimine pas une partie du sucre.
          Il ne le fait que lorsque qu’un certain taux de glycémie est atteint.
          Et encore il ne le fait que très incomplètement car sinon, il pourrait à lui seul maintenir une glycémie normale mais ce n’est pas comme cela qu’il fonctionne.
          Il élimine qu’un « trop plein » mais très au delà d’une glycémie normale.

  6. La perméabilité des intestins et la sensibilité au gluten ont ils une influence sur le diabète de type 2 ?
    Les dysfonctionnement de l’intestin n’ont ils pas une incidence sur l’accumulation excessive de graisses dans le corps?
    Ce que l’industrie agroalimentaire fabrique artificiellement a t’elle une incidence sur le diabète?
    Les graisses trans que l’on trouve dans les produits industriels ont elles un incidence sur le diabète?
    Les produits utilisés par l’agriculture conventionnelle n’a t’elle pas une influence sur les troubles métaboliques et la santé?
    Si on arrêtait de consommer des produits raffinés ou de synthèse, cela aura t’il une incidence sur les troubles métaboliques?

    • Je répondrais OUI a toutes de vos interrogations.

      Le problème du diabète est que l’on « soumet » l’organisme à des aliments qu’il a du mal à « traiter’.
      Les études montrent que les aliments transformés, les graisses trans, les produits raffinés ont une influence sur la survenue de diabète.
      Les raisons en sont encore inconnues car c’est de la chimie et de la physiologie complexe.

      Par ailleurs, pour ce qui est de l’intestin, il semble que l’on s’oriente vers une problématique de microbiote.
      Un microbiote perturbé comme il est mis en évidence chez les obèses et les diabétique est sans doute responsable de perméabilité intestinale accrue qui pose problème.
      Ce microbiote perturbé l’est sans doute par la consommation de produits toujours plus transformé.

      Le problème est complexe.

      Ce qui est par contre prouvé c’est que plus l’on se rapproche d’une alimentation « ancestrale » plus le risque de diabète est faible, voire même « guérir » du diabète.
      Une alimentation ancestrale est celle où il n’y avait aucun aliment transformé car il n’y avait pas d’industrie agro-alimentaire CQFD.

      Donc vous l’avez bien compris, oui en arrêtant de consommer des produits raffinés, les troubles métaboliques disparaîtraient.

  7. C’est très intéressant. Cela fait un moment qu’on sait que pour améliorer les chance d’un diabétique de type 2 l’adoption d’un régime est ce qu’il y a de plus efficace mais aucun médecin n’en propose. Aucun ne prend le risque : tous prescrivent de la metformine. Les diabétiques ont donc besoin de plus d’information. Quel régime adopter ? Il faudrait informer sur le régime à adopter. J’ai une idée de ce que ça peut être mais une erreur est toujours possible.

    • Bonsoir

      Les médecins ne connaissent rien, pour la plupart, en nutrition.
      Il n’y a quasiment aucune formation durant les études de médecine.
      Or c’est un domaine complexe.
      C’est la raison pour laquelle, leur seule possibilité est de prescrire un traitement médicamenteux.

      Pourtant vous avez parfaitement raison.
      Dans la mesure où le diabète de type 2 est une maladie « sociétale », c’est sur ses « habitudes de vie » qu’il faut s’interroger et agir en conséquence.

      Aujourd’hui, le seul régime qui ait montré une efficacité dans le diabète de type 2 est le régime dit à IG bas, c’est à dire un régime basé sur la consommation de glucides à index glycémique bas.
      En effet, le diabète de type 2 est un dysfonctionnement de l’organisme qui ne peut plus « utiliser » les glucides qu’il ingère et surtout les glucides qui arrivent en masse dans son sang.
      Raison pour laquelle il faut tout faire pour que les glucides ingérés arrivent lentement dans le sang.

      Par ailleurs, l’alimentation n’est pas le seul déterminant.
      Il y a aussi l’activité physique.
      Le diabète de type 2 se caractérise par une résistance à l’insuline.
      Or la seule « thérapeutique » qui a fait la preuve de son efficacité sur la diminution de la résistance à l’insuline; c’est la pratique d’une activité physique.
      Or la plupart des patients diabétiques sont sédentaires voire très sédentaires.

      Nous sommes avec ces « thérapeutiques » : régime IG bas, activité physique, très loin des habitudes de prescriptions de mes confrères qui par ailleurs sont comme la majorité de leurs patients : sédentaires et avec une alimentation loin d’être optimale.
      Il ne faut donc pas être surpris que la seule réponse soit « le médicament » d’autant plus que la prescription médicamenteuse fait partie des recommandations des « sociétés savantes » et des autorités.

      Enfin, avez vous déjà entendu un médecin s’indigner de la consommation d’aliments transformés voir excessivement transformés?
      Moi pas.

      Donc, une prise en charge inadaptée du diabète de type 2 avec, ne l’oublions pas, la satisfaction de la majorité des patients qui préfèrent un traitement à base de comprimés que de réfléchir, remettre en cause leur hygiène de vie et prendre en main leur santé en la modifiant.
      D’autant que tout le monde y trouve son compte : le système médical, l’industrie pharmaceutique et l’industrie agro-alimentaire.

  8. Je me souviens de cette plénière du congres du CNGE 2013 ( http://www.cnge.fr/congres/congres_annuels_du_cnge_archives_2012_2015/les_plenieres_clermont_2013/ ) à le fin de laquelle, tous, nous nous regardions l’air un peu perdu: « ok , donc l’HBAc n’est pas le bon critère de jugement et l’abaisser ne réduit pas la morbi mortalité des diabétiques de type 2 voir l’aggrave, ok on arrête d’empiler les traitements inutiles voire délétère , ok… mais on fait quoi?  » J’avais lu une étude il y a un moment qui montrait qu’aux US( et a mon avis c’est du pareil au même ici) l’énergie et l’argent engagés dans la production et la prescription des médicaments antidiabétiques et dans les stratégies d’améliorations des mesures hygiéno diététiques étaient inversement proportionnels à leur efficacité. Il est vrai que faire de l’ETP intégrée au soin pour encourager à changer ( un peu ) son taux d’activité physique prend infiniment plus de temps que rajouter en bas de l’ordonnance un nouveau truc trop bien qui fait si bien baisser l’HBA1c que ce serait trop ballot de s’en passer, même si ça coûte une blinde et que ça augmente le risque de faire un IDM. Peut-être qu’un jour on arrivera à envisager de faire de nos patients des partenaires dans le suivi de leur diabète et qu’on aura des moyens pour les aider à faire ce qui est efficace, avec de très rares effets indésirables, et qui pourrait avoir un coût modéré: manger un peu mieux, bouger un peu plus?
    Je viens de découvrir ce blog et j’en suis ravie
    Cordialement
    LBV

    • Merci pour votre témoignage.
      Il faut absolument sortir du « tout médicament » sur un certain nombre de maladies chroniques en tout cas.
      Comme l’expliquait un autre commentateur, le diabète est connu depuis longtemps comme « une maladie de société ».
      C’est donc le comportement de la société qui est problématique.
      Mais ni vous ni moi ne pouvont changer la société.
      Par contre, essayer d’expliquer les « bonnes pistes » aux patients pour qu’ils se prennent en charge, c’est notre rôle de médecin.
      Mais rien n’est fait pour que nous puissions tenir ce rôle, au contraire tout est fait pour valoriser le « tout médicament ».

      Je suis content que ce que j’écris vous plaise.
      J’ai créé ce blog, il y a maintenant 4 ans pour pouvoir exprimer des « choses » que je ne vois exprimées nulle part.
      Avoir du soutien fait toujours plaisir car cela est rare.

      Je crois malgré tout que l’on peut changer les choses en avançant petit pas par petit pas.
      Mais pour cela chacun d’entre nous doit se prendre en charge et ne pas déléguer cette prise en charge à qui que se soit.

  9. Historiendeservice

    La cause des causes du diabète est la consommation de céréales, légumineuses et autres hydrates de carbone en quantité excessive par rapport à la quantité d’effort physique quotidien nécessaire pour brûler ces « sucres ». Aucun diabète chez les peuples qui pratiquent pas ou très peu l’agriculture. John Rollo a été un des premiers médecins à le comprendre sans pouvoir le théoriser. Dans toutes les civilisations , le diabète a frappé les castes dominantes n’exerçant pas de travaux manuels et vivant, pour leur alimentation, aux crochets de cultivateurs sédentarisés travaillant le sol dans des conditions infernales pour la monoculture de céréales ou légumineuses (infernales jusqu’à l’invention du tracteur à gasoil…). Il existe une tradition de pensée dans la médecine militaire anglaise (XVIII) puis anglo-américaine (XIX et XXeme) qui s’est développée autour de cette théorie depuis John Rollo. La dernière version de cette ancienne théorie s’appelle « régime paleolithique ». Ce régime a été mis au point dans les années 1920-1940 par les diabétologues et cliniciens qui ont refusé la « solution de simplicité » que représentait l’administration d’insuline. Aucun diabète de type 2 ne résiste à un régime paléolithique intégral.

    • Je suis complètement d’accord avec vous.

      Mais le sujet de mon billet était : le traitement du diabète s’attaque au sucre sanguin , nous nous trompons de cible.
      Nous nous trompons d’autant plus de cible que nous ne connaissons pas le mécanisme qui aboutit au diabète.
      Nous savons qu’il est question de glucides ingérés et plus particulièrement de glucides à index glycémique élevé qui ne se trouvent pas dans le régime paléolithique.
      Oui, mais que faire pour traiter aujourd’hui le diabète dans la mesure où faire adopter à tous les diabétiques un régime paléo est « illusoire » ?

  10. J ‘ai des angiomes rubis sur le corps à des endroits clefs de la médecine chinoise.les angiomes rubis sont considérés comme bénin.Avec plus de « 30 ans » d’expérience sur ma santé, et toute les enquêtes faites personnellement sur mon cas surtout et autour de moi je me rend compte que toute démarche pouvant m’amener à la « je pense » guérison à été rompu… Cela pourrait rejoindre le voyant qui s’allume et l’ampoule que l’on change au final… Je précise que j’ai du diabète de type 2 avec un angiome sur le pancréas bien sur toujours bénin soit disant… La seule façon de résoudre se problème selon moi c’est d’épuiser la source mais l’aide apporter pour ma part semble nul jouant sur les émotions très rapidement et évidemment souvent involontairement… les angiomes rubis sont à mon avis des protéines extra fine gonflant comme un bouton et de couleur rouge ou mauve. Elle sont extrêmement encré et joue directement sur le système hormonal. C’est un peu un vortex de protéine auquel il est difficile d’arrêter… En somme de trichez pas…

  11. Bonjour
    Je suis plutôt d’accord avec toi : corriger la glycémie sans corriger la cause est absurde. La metformine étant la seule molécule traitant la cause (à savoir l’insulinorésistance), c’est la seule qui montre une efficacité sur les complications. C’est vrai.
    Pourquoi ne fait-on pas autrement qu’actuellement ? autrement dit pourquoi s’obstine-t-on sur la baisse d’HbA1c ? Si tu as la patience d’attendre, je te propose un billet en 2 parties : anatomie de la glycémie/HbA1c et les méthodes de traitement alternatives, avec des études à l’appui (malheureusement, je ne peux pas faire autrement).
    Sinon, tu as mon email, on peut discuter autant que tu veux, l’échange sera très enrichissant.

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