Le professeur Floret est le président du Comité Technique des Vaccinations ( CTV ) qui dépend du Haut Conseil de la Santé Publique ( HCSP ) dont le directeur est le professeur Roger Salamon.

L’ APM qui est une agence de presse spécialisée dans le monde médical, dans une de ses dernières dépêches écrivait ceci :

« PARIS, 3 juillet 2015 (APM) – Le directeur du Haut conseil de la santé publique (HCSP) et le directeur du Comité technique des vaccinations (CTV) ont qualifié le rapport du centre régional de pharmacovigilance de Tours, portant notamment sur deux décès associés aux vaccins contre les infections à rotavirus, de rapport « à charge contre la vaccination rotavirus », dans un courrier adressé en juin notamment au directeur général de la santé (DGS), Benoît Vallet, et consulté par l’APM… »

Ce type de mise en cause d’un rapport de pharmacovigilance était aujourd’hui l’exclusivité des laboratoires producteurs de médicaments ou de vaccins.

Pourquoi le président du CTV et le directeur du HCSP agissent-ils ainsi ? Défendent-ils les patients ou les industriels producteurs des vaccins?

Dans le cas des vaccins contre la gastro-entérite à rotavirus, les complications que le centre régional de pharmacovigilance de Tours a mis en évidence, sont connues. Elles sont parfaitement inscrites dans les complications possibles de ces vaccins. Pourquoi alors cette « attaque ».

De plus, c’est bien le HCSP et le CTV qui récemment ont revu ses recommandations en ne recommandant plus ce type de vaccination. Leurs présidents remettent donc en question le travail de leurs services. Est-ce à dire que ces recommandations ont été publiés sans la validation de leurs présidents? Ils expliquent plus loin dans la dépêche que la décision a été prise dans la précipitation. « Le CTV estime avoir été mis en situation de prendre, en quasi-urgence, des décisions graves et difficiles sur la base d’un dossier à charge contre la vaccination rotavirus », écrivent les Prs Floret et Salamon ». Est-ce une excuse acceptable? Sûrement pas. Ou alors cela montre que ces institutions sont incapables de recul et de réflexion au point de décider dans l’urgence. Cela est alors particulièrement grave.

Vraiment un tel positionnement de hauts personnages, décideurs de la santé publique,  peut paraître incompréhensible. D’autant que comme je l’ai montré dans de précédents billets, ces vaccins n’ont aucun intérêt, autre que financier.

Quels sont donc leurs motivations pour agir ainsi ? Et si leurs motivations étaient autres que celles qui prévalent à leurs responsabilités ?

J’aimerai qu’ils s’expliquent .

Il est peu probable qu’ils le fassent.

Il n’empêche qu’il y a là une incohérence majeure entre cette position récente de présidents d’institutions et la position officielle des organismes qu’ils président.

 

 

2 commentaires

  1. Mrs Floret, Bricaire, et autres… sont les idiots utiles d’une technostructure débranchée de la vie réelle, une technostructure monstrueuse, qui a « échappé au gouvernement des hommes pour ne plus respecter que la loi de l’engrenage », instrumentalisé par la classe politique dénuée de courage, de compétence, et qui ont abandonné leurs pouvoirs régaliens au mains des multinationales.
    Mais , était ce mieux en 1986, lorsque les autorités avaient affirmé que le nuage radioactif venue de l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl n’avait pas franchi les frontières de la France?
    Ou dans l’affaire du sang contaminé, de la vache folle?
    Avec la signature prochaine à l’automne – sans accord des peuples européens – du traité transtlantique et son mécanisme de réglement des différents entre Etats et multinationales, le pire reste à venir.
    Parfois , on déspeère : et si les peuples n’aspiraient qu’à la soumission, les épargnant la réflexion ?

  2. Ce que Daniel Floret, président du Comité technique de vaccination, qui émet des avis sur les recommandations vaccinales, reproche au centre de pharmacovigilance de Tours c’est tout simplement d’avoir fait son travail.
    Dans un monde idéal, celui dont rêve Daniel Floret, les vaccins n’ont pas d’effets secondaires (du moins il faut que la population ait l’illusion qu’ils n’en ont pas) et leur coût pour les budgets publics ne doit jamais être mis en balance avec d’autres interventions plus pertinentes pour la santé des populations, de même que le rapport coût bénéfice ne devrait plus être pris en compte par les autorités de santé. En effet le rapport coût/bénéfice des derniers vaccins introduits est tout simplement très mauvais, donc le prendre en compte reviendrait à renoncer à les introduire et ça, ce n’est pas envisageable pour Daniel Floret.
    En ma présence, et devant une vaste audience de médecins interloqués, Daniel Floret a reconnu avoir beaucoup de conflits d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique et cela a été mis en relief par le sociologue qui siège au sein du CTV, Didier Torny. Il a des conflits d’intérêts simplement il se fiche totalement de l’influence que cela peut avoir sur ses décisions concernant les vaccins tant que sa position lui permet d’avoir des pouvoirs extraordinaires et les attentions des gros laboratoires. Et aussi de décider, pratiquement seul, de la manière dont seront dépensés des centaines de millions d’euros du budget de la sécurité sociale.
    Les vaccins contre le rotavirus, Rotarix du laboratoire GSK et RotaTeq de Sanofi, ont été introduits sur le marché français depuis 2006. Compte tenu du coût astronomique de ces vaccins, approximativement 150 euros pour une vaccination complète, seuls des parents aisés ont vacciné leurs enfants. Qui dit parents aisés dit parents plus informés que les autres.
    Plus informés ? Mais est-ce que plus informés veut dire bien informés ? Par qui l’ont-ils été ?
    Par les pédiatres, dont la formation en matière de vaccination est faite exclusivement pas les laboratoires pharmaceutiques ?
    Quel type d’information ont-ils reçu, les parents des 491 000 enfants vaccinés jusqu’ à ce que le comité de pharmacovigilance fasse le point, en décembre 2014 ?
    Leur a-t-on laissé entendre que leur enfant allait être débarrassé du risque de faire des gastro-entérites pour ce prix ?
    Leur a-t-on expliqué que le rotavirus n’était responsable que de la minorité des gastro-entérites vues chez les médecins en ville chez les enfants de moins de 3 ans ?seulement 30% d’après le HCSP qui se plaint maintenant du travail du service pharmacovigilance ?
    Leur a-t-on dit qu’il y a plusieurs virus et bactéries qui peuvent causer des gastro-entérites et que ceux qui provoquent les épidémies en collectivité ne sont pas des rotavirus, notamment ?
    Leur a-t-on expliqué qu’il y avait des mesures d’hygiène et de prévention simples qui pouvaient prévenir la totalité des gastro-entérites, comme le lavage des mains et des aliments ? Que le principal risque d’une gastro-entérite virale du nourrisson était la déshydratation et que celle-ci était prévenue par l’utilisation des solutés de réhydratation orale (SRO) en cas de diarrhée ? Que c’étaient surtout les milieux précaires qui étaient touchés par le risque d’hospitalisation liée à une GE virale et que ce risque était lié à l’utilisation des SRO ? Que la mortalité des nourrissons liée aux rotavirus, était quasiment inexistante en France (7 à 17 décès)? Que les risques d’hospitalisation et de décès avaient notablement diminué depuis que le SRO avait été remboursé, en 2003 ?
    Leur ont-ils dit que la majorité des infections à rotavirus étaient asymptomatiques et provoquaient une immunité durable ? D’où la diminution, avec l’âge, du risque de GE à rotavirus ?
    Que les petits nourrissons étaient généralement protégés par les anticorps maternels ?
    Les pédiatres leur ont-ils expliqué qu’une vaccination représente toujours un risque et qu’un vaccin semblable, le Rotashield avait été retiré, peu d’années auparavant, en raison du risque accru d’invagination intestinale ?
    Un décès de nourrisson a été notifié au service de pharmacovigilance de Tours en octobre 2014.
    Le comité national de pharmacovigilance s’est alors réuni en urgence. Ils ont aussi demandé aux laboratoires, GSK et Sanofi, de fournir la totalité des effets indésirables qui leur avaient été notifiés directement par des médecins ou patients. Les laboratoires pharmaceutiques gèrent, en effet, leurs propres services de pharmacovigilance. Ils ont les moyens et sont bien plus efficaces pour les recueils d’effets indésirables auprès des médecins en leur faisant perdre peu de temps. En revanche, ils se servent de cet avantage pour gérer les risques commerciaux plutôt que les risques sanitaires. Bernard Dalbergue, ancien cadre de l’industrie pharmaceutique, explique, dans le livre intitulé « Omerta dans les labos pharmaceutiques » , que « la mission secrète de la petite équipe de pharmaciens discrets consiste à « aveugler » l’autorité du médicament ». En interpelant les laboratoires sur les éléments en leur possession, le service de pharmacovigilance de Tours s’est alors aperçu que GSK avait occulté un décès de nourrisson survenu en 2012.
    Au total, outre deux décès dus à des invaginations intestinales post-vaccinales et un décès dû à une entérocolite nécrosante post-vaccinale suspecte. Au total, le comité de pharmacovigilance a recensé Sur 491 000 nourrissons, les deux vaccins confondus, vaccinés jusqu’à octobre 2014, 201 effets indésirables graves déclarés (il s’agit de pharmacoviglance passive).161 pour le Rotarix, 40 pour le Rotateq Soit 40 pour 100 000 nourrissons vaccinés, effets indésirables bien plus fréquents que ceux rencontrés avec les autres vaccins pédiatriques
    Parmi ces effets indésirables graves :

    47 cas d’invaginations intestinales (35 pour Rotarix, dont un plus grand nombre de doses a été distribué , et 12 pour Rotateq). Ces invaginations intestinales, surviennent en majorité pendant les 7 jours suivant la vaccination, et présentent la caractéristique d’être particulièrement graves, notamment à cause du jeune âge des nourrissons vaccinés, car les invaginations intestinales spontanées surviennent plus tard. Mais peut-être aussi en raison d’un retard de la prise en charge. Les risques d’invagination étaient connus. Le HCSP en avait minimisé la gravité (HCSP :
    d’une évaluation désormais précise du risque de survenue d’invaginations intestinales aiguës post-vaccination, pour les deux vaccins. Comparé à la fréquence des IIA spontanées, ce risque est faible (1 à 6 cas pour 100 000 enfants vaccinés) essentiellement limité à la période de 7 jours suivant l’administration de la première dose. L’information des familles par le vaccinateur sur ce risque ainsi que sur les manifestations cliniques d’invagination intestinale aiguë et la nécessité de consulter sans délai doivent permettre une prise en charge précoce de cette affection, par ailleurs traitée le plus souvent de manière simple dans le contexte de notre système hospitalier » ;

    – Des rectorrhagies graves (perte de sang par l’anus) (13 pour le Rotarix, 2 pour le Rotateq)
    – Gastro-entérites et diarrhées graves (44 pour le Rotarix et 3 pour le Rotateq). A signaler que pendant les essais cliniques les diarrhées étaient un effet indésirable fréquent concernant 1 à 10% des nourrissons
    – Malaises graves dus à des fausser routes (3 pour le Rotarix et 2 pour le Rotateq)
    Le reste étant composé d’EI cutanés, de l’inefficacité du vaccin, et de ‘EI hématologiques.

    Il s’agit donc d’effets indésirables déclarés passivement. C’est donc une fourchette basse et il se peut que ces effets indésirables graves soient beaucoup plus nombreux. Ces effets, notamment les effets digestifs, peuvent difficilement être attribués à autre chose qu’au vaccin.
    Ces effets graves déclarés passivement sont particulièrement fréquents
    40 pour 100 000.
    A titre de comparaison, pour le Gardasil, le taux d’effets indésirables graves était de l’ordre de 9 pour 100 000 http://ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Gardasil-actualisation-des-donnees-de-securite-sur-le-vaccin-contre-les-papillomavirus-humains-Point-d-information .
    Il faut savoir aussi que lors des essais cliniques aucun de ces vaccins n’a démontré de capacité à diminuer la mortalité due au rotavirus.
    D’autre part, concenrnant le rapport coût bénéfice, cela concerne moins les parents, mais cela concerne les autorités, il avait été estimé que le coût global de la prise en charge des enfants ayant des gastro-entérites à rotavirus était de l’ordre de 26 millions d’euros en France. Si l’on devait vacciner 800 000 nourrissons avec des vaccins à 140 euros, le coût du vaccin seul, sans compter les coûts associés serait de 112 millions d’euros.
    Au total, le centre de pharmacovigilance de Tours a fait son travail. GSK a protégé ses intérêts plutôt que la santé des nourrissons, comme cela est habituel. Le CTV et le HCSP ne font pas leur travail, car ils ne régulent pas les vaccins mais servent de relais aux intérêts des laboratoires et essaient de faire pression pour que le remboursement des vaccins soit accepté.
    Les conclusions sont que les parents feraient mieux de moins se fier aux avis des pédiatres conditionnés par les laboratoires en matière de vaccination. Et les médecins ne devraient pas déclarer les effets indésirables à leur visiteur médical mais bien à la pharmacovigilance publique.

    On attend une publication du service de pharmacovigilance de Tours. Plusieurs pays européens dont la Grande-Bretagne et la Belgique vaccinent en routine les nourrissons contre les rotavirus et les médecins et parents ne sont pas informés des effets indésirables graves potentiels ni du peu d’intérêt du vaccin.

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