Dans mon précédent billet j’attirais votre attention sur la problématique des liens d’intérêts dans l’histoire du Solvadi, traitement « miracle » de l’ hépatite C.

Je souhaiterai compléter le sujet.

La problématique des liens d’intérêts en médecine est un sujet qui est préoccupant. Il interroge le milieu médical depuis pas mal d’années. Beaucoup de facultés de médecine anglo-saxonnes prennent en compte le sujet en ayant une politique de gestion des liens d’intérêts. Un enseignement sur le sujet est aussi au programme des études de médecine de ces facultés, depuis plus de 10 ans .

Chez nous en France, c’est le « désert ». Quelques heures au mieux dans quelques facultés. Dans la majorité de celles-ci, l’industrie pharmaceutique est chez elle, sans que les doyens n’y voient rien à redire.

Pourtant ce sujet des liens d’intérêts des médecins est un sujet qui fait débat dans les publications médicales les plus prestigieuses.

Le journaliste médecin Jean Yves Nau s’en est fait l’écho très récemment dans un billet .

Qui entend parler de ces débats, chez nous en France ?

Pas grand monde .

Seul ( ou presque ) un autre médecin publie régulièrement sur son blog, les problématiques de la publication scientifique en particulier médicale . C’est Hervé Maisonneuve dont j’ai eu l’occasion de citer plusieurs de ces billets.

Quand enfin, en France, les autorités , les facultés de médecine prendront ils en compte ce problème?

Il n’est question nullement de morale.

On en cherche pas à classer les médecins en bons et en mauvais. C’est uniquement  un problème de santé publique qui impacte directement la santé des patients.

Pour terminer je voudrais citer un confrère helvétique dont j’ai pu lire l’excellent billet grâce à Jean Yves Nau :

« Nous avons besoin d’experts libres, capables de prendre en compte l’ensemble des données à disposition, et de faire les choix en faveur des patients. Les spécialistes et chercheurs travaillant avec l’industrie ou payés par elle sont importants, mais leur rôle ne peut être de première ligne, lorsqu’il s’agit de définir des guidelines. En d’autres mots, nous avons besoin de spécialistes qui pratiquent leur métier et aident l’industrie à faire le sien. Mais ces spécialistes ne sont pas les bonnes personnes pour décider des attitudes pratiques de la communauté. Nul ne peut être juge et partie. »

 

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