Le buzz concernant l’effet potentiellement mortel du paracétamol ( Doliprane et autres noms : 93 en tout semble-t-il !!!) pris sur le long terme, ne pouvait pas m’échapper.

Tout est parti d’un reportage sur la télévision publique qui faisait référence à une étude récente .

Les médias traditionnels s’en sont emparés. Les médecins journalistes et médiatiques en sont allés de leurs explications. Le Quotidien du médecin en a parlé.

Cependant, un certain nombre de problématiques n’ont, semble-t-il pas été ou peu évoquées:

Ce n’est pas parce qu’un médicament est en vente libre qu’il est sans danger. Mais la facilité de l’obtenir, la publicité faite à son propos peut légitiment le faire croire .

Qui s’émeut de cette publicité ?

Ce médicament est le médicament le plus vendu en France .

Qui parle aussi de cette “frénésie” de consommation de médicaments telle qu’elle est en France et ne se retrouve pas dans les autres pays ?

Il existe une promotion de l’automédication pour le plus grand bénéfice des fabricants.

Qui aborde la problématique de cette promotion ?

La surconsommation et le  mésusage sont inévitables.

Il est rappelé qu’au delà de 4g le risque sur le foie est très bien connu.

Mais qui évoque que ses effets graves liés aux prises de plus de 4 g par 24h ont “explosé” depuis que le paracétamol n’est plus en prise de 500mg uniquement mais atteint 1g par prise ?

Qui évoque que c’est Sanofi et son Doliprane 1g qui en a été le promoteur ?

Qui rappelle que le paracétamol est un médicament de confort ( plus ou moins efficace en fonction des personnes) et non un médicament qui soigne et guéri ?

Qui de ce fait évoque la fameuse balance bénéfice/risque ?

Prendre un risque lié à la prise d’un médicament pour un confort est une question que chacun devrait se poser . Qui le fait ?

Les patients en sont-ils même informés ?

Enfin, qui s’insurge contre le fait que les problèmes de santé sont devenus un sujet médiatique pour faire parler, pour faire le buzz au même titre que la chute d’une star de la chanson ?

L’annonce faite par une ministre de la santé de résultats préliminaires d’une étude sur un médicament antiviral contre le virus Ebola suit la même logique . Les médias se sont-ils fait alors l’écho de l’indignation provoqué par cette annonce ministérielle ?

 

Faire du buzz, faire du buzz, faire du buzz.

Aujourd’hui il faut faire parler , vendre , la communication est plus importante que tout le reste .

Quand il s’agit de vendre un produit de consommation , cela peut se comprendre .

Mais pour la santé cela est problématique .

 

A moins que la santé soit devenu un produit de consommation courante .

 

Oui, je pense que c’est cela , la santé est devenu un bien de consommation .

Ce n’est pourtant pas ce que j’ai appris .

 

2 commentaires

  1. Je me souviens avoir été étonnée par une réplique du film « Les intouchables », où un personnage se moquait d’un autre qui voulait se suicider au doliprane, comme si ce ‘n’était pas possible.

  2. « la santé est devenu un bien de consommation .
    Ce n’est pourtant pas ce que j’ai appris . »
    Si tous les labos pharmaceutiques et les hautes instances gouvernementales gravitant autour du milieux médical pouvait tenir le même discours…
    Hélas, la vente de médicaments est un business comme un autre, avec des gros profits à faire et des actionnaires à rémunérer et lorsque de plus ça devient un bien de consommation, il est de bon ton d’éviter de parler des effets secondaires afin de ne pas perturber les ventes…
    Après le consommateur est lui-même même un peu coupable pour vouloir ignorer que tout médicament possèdes immanquablement des effets secondaires plus ou moins graves.

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