Je reviens sur ce que Mme Marisol Touraine a dit ; «Il y a un mouvement de personnes qui refusent par principe la vaccination au nom de la liberté. La liberté s’arrête là où commence la santé publique et la sécurité de l’ensemble de la population»  

Cette phrase m’a mis très mal à l’aise sans que de prime abord je comprenne pourquoi.

Je viens de comprendre pourquoi :

Le tabagisme est un problème de santé publique . Personne ne le contestera.

Et si on appliquait donc cette volonté ( La liberté s’arrête là où commence la santé publique) aux fumeurs, cela donnerait quoi ?

Ne plus prendre en charge gratuitement les soins induits par les pathologies liés au tabac .

En d’autres termes ce serait de dire à quelqu’un victime d’un cancer du poumon d’origine tabagique : soigner vous à vos frais , la santé publique n’a pas à prendre en charge les conséquences de votre liberté de fumer .

Vu comme cela c’est tout de suite plus problématique non ?

Vous voyez ce qu’une telle position peut ouvrir comme porte ?

Priver de liberté sous prétexte du bien commun. Cela ne vous rappelle rien ?

N’y-a-t-il pas là un parfum de totalitarisme ?

2 commentaires

  1. http://www.franceculture.fr/emission-la-marche-des-sciences-afrique-quand-un-medicament-devient-un-poison-2014-10-02
    et dans le Monde des livres le virus de la bêtise coloniale sur le même sujet -passionnant-
    et on en est encore là: la bienpensance d’un bien commun qui fait plus de mal que de bien et d’autant plus gênante que sous ses beaux aspects elles nourrissent de vils intérêts commerciaux.

    • Merci Martine pour ce lien.
      C’est pour éviter ce genre de « problèmes » que des règles ont été émises . Parmi ces règles , la nécessité des études cliniques sur l’efficacité et l’innocuité des médicaments mis sur le marché.
      Ces dernières années les compagnies pharmaceutiques font tout pour « alléger » ces procédures et vendre ainsi le plus rapidement possible ses médicaments. C’est ce qui s’est ainsi passé pour la mise sur le marché du Gardasil ( procédure allégée). Tout cela est au détriment des patients mais pour le bien du business.

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