Si le dépistage du cancer du sein par mammographie fait débat, l’âge de début de ce dépistage quand il est réalisé; fait lui consensus : pas avant 50 ans.

Pourtant certain s’assoie sur les recommandations et les autorités ne bronchent pas , laissant faire.

Sylvain Fevre vous rappelle ce qui peut être qualifié de honteux :

http://sylvainfevre.blogspot.com/2014/09/les-chiens-aboient-la-caravane-passe.html

Dans ce fait, je vois un problème et un scandale :

Le problème : aucun journaliste santé qu’il soit médecin ou non, qu’il soit de la presse écrite, radiophonique ou télévisuelle ne s’indigne de ce fait.

Le scandale : que les autorités ne fassent pas respecter les règles qu’elles imposent. A croire que le fait que des femmes entre 40 et 50 ans soient mutilées pour rien , les laissent de marbre .

J’en veux pour preuve une déclaration récente de Marisol Touraine reprise par le Quotidien du Médecin du 29/09/14 : «  ……par exemple faire en sorte que dans leur patientèle, il y ait davantage de dépistage de cancer du sein…….. »

Pour d’autres règles , ces même autorités sont très prompts à sanctionner dès que quelqu’un ose à peine franchir « la ligne jaune ». A croire que la santé des femmes les indiffèrent.

2 commentaires

  1. Merci de relayer mon cher confrère. Mais très sincèrement, je pense que nombreux sont ceux qui s’en branlent de ce sujet comme d’autres, sur les blogs, sur Twitter, chez les journalistes, au ministère, on s’en tamponne profond. On est dans une société de l’action, de consommation, alors il faut agir et consommer, dire qu’il ne faut rien faire ou arrêter de faire, c’est pas « in ». Je suis persuadé que le défit à venir en matière de santé dans un pays comme le nôtre, c’est faire un peu de ménage et déprescrire, mais le problème, c’est que ça rapporte pas ça mon gars. Il y avait hier (30/09) une manif à laquelle les toubibs libéraux ont participé. Leur crainte (fondée) : devenir les pantins des mutuelles et compagnies d’assurance. Quand on voit comment ça se passe de nos jours, on peut effectivement craindre le pire si cela arrivait. On risque de dégainer de la mammo très tôt, souvent, partout, mais comme d’autres examens, on va mitrailler du vaccin, du médoc etc… Mais finalement, est-ce si différent là maintenant tout de suite, avec des ministres de la santé qui se suivent, un coup à droite, un coup à gauche, mais tous aussi nullissimes les uns que les autres et avec des instances coûteuses et molles ?
    J’ai récemment vu le film « Hippocrate » dans lequel est dit à un moment : « être médecin, c’est une malédiction ». Je me suis dit, oh quand même, faut pas pousser. Finalement je crois que si tu te mets des œillères, ça va, mais si tu te révoltes un peu contre tous ces excès et que tu constates que tout le monde s’en fout, je suis d’accord, c’est une vraie malédiction d’être médecin. Alors je devrais peut-être me lancer dans les assurances avant d’en devenir un pantin, ça me soignera 😉 En attendant, je crois qu’on est joliment en train de pisser dans un violon avec notre histoire de mammo dès 40 ans. Au moins, on voit ainsi qui pisse le plus loin, et le perdant mériterait bien un petit dosage de PSA. Ce commentaire est bien pessimiste, j’en conviens, mais je le suis.

  2. Bonjour cher H&P, hier j’ai consulté le site de la « cochrane france » pour y relire le dossier dépistage du cancer du sein et là, avec cette manie de toujours regarder qui sont les financeurs, j’observe que la HAS, et le ministère de la santé (entre autres) financent. Donc on peut à la fois financer un organisme afin que celui-ci produisent des travaux de référence et….ne pas tenir compte de ces travaux de référence!!

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