Je suis, depuis le début de la semaine, « l’épopée » d’une famille anglaise .

L’histoire est bien résumée par mon confrère journaliste Jean Yves Nau dans cet article :

http://jeanyvesnau.com/2014/09/01/lincroyable-chasse-europeenne-pour-emprisonner-les-parents-dun-enfant-cancereux/

Mon propos n’est pas d’analyser l’attitude des médias mais celle des « autorités ».

Pourquoi un mandat d’arrêt international est-il lancé contre une famille ?

Les membres de cette famille sont-ils des assassins dangereux ?

On pourrait presque le croire .

Mais qu’ont-ils alors fait pour mobiliser toutes les forces de police de l’Europe ?

Ils ont soustrait leur fils de 5 ans des mains des médecins hospitaliers de leur pays.

Là ce sont les faits .

Ainsi présenté , il est clair qu’il y a un malaise .

Qu’en est-il alors ?

Un enfant de 5 ans , atteint d’un cancer qui semble avancé ( il ne marche plus, il est nourrit par sonde) est soigné dans un hôpital britannique.

Les parents ont « enlevé » l’enfant de l’établissement hospitalier car les médecins refusaient qu’il puisse sortir.

Voilà le fond du problème : les parents n’ont pas « obéi » aux médecins qui souhaitait le garder. Qui plus est, ils ont transgressé l’interdiction médicale.

Les médecins ont donc saisi la justice accusant les parents de faire courir à leur enfant un danger mortel.

Qu’y-a-t-il de présupposé dans cette action :

Que l’enfant certes gravement malade allait être guérit par les médecins de cet hôpital et que la soustraction de l’enfant par les parents mettait en péril sa guérison et même sa vie immédiate.

Que les experts médicaux qui ont agi disent la réalité, qu’ils doivent être de ce fait obéi. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait les forces de police.

Or il semble que la réalité soit tout autre.

Le cancer est une maladie souvent mortelle .

Elle l’est d’autant plus souvent qu’elle touche les enfants .

Je ne suis aucunement spécialiste d’oncologie pédiatrique mais je sais que les moyens thérapeutiques anti-cancer ont souvent une efficacité modeste voire très modeste .

Un article récent dont le docteurdu16 s’est fait l’écho sur son blog vient de le rappeler.

http://docteurdu16.blogspot.com/2014/08/breves-medicales-de-vacances.html

Cet article montre que les nouveaux anti-cancéreux des 10 dernières années améliorent l’espérance de vie d’en moyenne 2,1 mois.

Cette histoire n’est-elle pas tout simplement la lutte de parents contre le système médical qui veut imposer son « expertise ».

Les services de police considèrent qu’ils n’ont fait que leur travail, je cite les propos repris dans l’article de J-Y Nau : «Mais je préfère être critiqué sur notre détermination à agir plutôt que d’avoir à expliquer pourquoi un enfant dit-il. Nous avons des experts médicaux qui nous disaient qu’Ashya était en grave danger. Dans ces conditions, je ne vais pas présenter d’excuses

Et ces « experts médicaux » les interroge-t-on ?

Ont-ils quelque chose à expliquer ?

Vont-ils présenter des excuses ? C’est très improbable. Des excuses pour quelles raisons, nous diront-ils.

Et pourtant ne sont-il pas responsable de ce qui s’est passé ?

N’ont-ils pas surestimé les dangers sur la vie de l’enfant ? Et par là même provoqué cette réaction policière . N’ont-ils pas menti par omission ou simplification extrême ?

Ils n’ont sans doute pas admis que des parents s’opposent à leur autorité médicale.

Cet exemple fait que je m’interroge sur l’autoritarisme du milieu médical qui peut aller jusqu’à du « totalitarisme ». Peut-on dire non à des médecins ou s’opposer à leurs décisions ?

Cela n’est pas sans rappeler  le combat que mène chez nous des parents suite à la fermeture du service d’oncologie pédiatrique de l’hôpital de Garches.

25 commentaires

  1. Pingback: Ametist | Affaire Ashya King, une résonance particulière

  2. J’ai lu rapidement les commentaires… Je suis choquée par tant de médisances sur la médecine. Oui effectivement, elle ne peut pas tout et a ses limites mais permet de sauver des vies, voire d’en prolonger dans des conditions correctes… Là, on ne se pose même pas la question « et si effectivement, pour une idéologie particulière », les parents privaient leur enfant de soins (je parle d’idéologie car je ne peux imaginer des parents lambda décider à la place de medecins) … PLus que des soins curatifs, je pense aux soins palliatifs, antalgiques…. Vous prendriez votre enfant sous le bras, lui faire faire des milliers de km , avec une sonde et en fauteuil roulant, ce qui exprime pour moi une fatigabilité extrême, au delà de l’exclure de soins curatifs, c’est l’exclure d’une prise en charge quotidienne, d’une prise en charge d’aggravations certainement inévitables… Alors oui, il faut se battre contre le « tout chimique » mais pas contre la médecine et peut être y a t il des médecins « extremistes » mais pas que! Un médecin est un humain avant tout! Je n’en suis pas un d’ailleurs!

    • Bonsoir
      Où voyez vous de la médisance vis à vis de la médecine.
      Oui elle permet de sauver des vies et d’en prolonger certaines.
      Cependant la médecine est aujourd’hui plus au service des intérêts financiers des grands groupes industriels qu’à celui des patients . J’en veux pour preuve cette information récente et l’appel commun de Prescrire et du British Médical Journal:
      http://www.prescrire.org/Fr/1/194/48278/3753/3305/SubReportDetails.aspx

      Quel médecin est transparent vis à vis de ses liens avec le fabricant d’un nouveau médicament qu’il vous prescrit ?

      Oui il faut lutter contre l’idéologie.
      Mais n’est-ce pas une idéologie que de croire que la médecine n’est jamais maltraitante et qu’il n’y a que les parents qui le sont :http://martinwinckler.com/spip.php?article1050
      Je me bats contre l’idéologie de la toute puissance médicale .

      Évidemment et heureusement qu’il y a des médecins humains.
      Cependant il y a une dérive importante dans la médecine qui ne vise plus l’intérêt des patients mais ceux financiers de ceux qui la pratique.

      Pour terminer j’ai été interpellé par une étude récente qui montrait que les derniers médicaments anticancéreux amélioraient l’espérance de vie des patients atteint de cancer en moyenne de 2,1 mois: http://archotol.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=1891387
      2,1 mois de plus à vivre , mais à quel prix ?
      Pour le patient d’effets secondaires souvent lourds.
      Pour le fabricant de bénéfices très substantiels.
      L’intérêt de qui est défendu selon vous ?

    • Bonjour

      Untel de pourra pas répondre , je l’ai exclus des commentateurs pour des propos régulièrement discourtois voire insultant.
      Son dernier commentaire a dépassé les bornes car il prenait à parti Georges, raison de ma décision.

      Il commentait sur mon blog depuis de nombreux mois toujours avec le même ton se cachant derrière de nombreux pseudos .
      Il est peu probable qu’il vous aurait répondu . Mais si il souhaite vous répondre, je pourrai envisager de publier sa réponse dans la mesure où elle ne se présente pas sous sa «  »rhétorique habituelle ».

      Si vous voulez avoir une idée du personnage , lisez ses commentaires précédents .

  3. D’ailleurs, la suite de l’histoire a montré que les parents ne refusaient pas de soigner leur enfant, mais que les médecins de l’hôpital britannique refusaient de pratiquer le traitement proposé par les parents, jusqu’à les menacer de les empêcher de s’approcher de leur propre enfant. Pourtant, le choix thérapeutique des parents était scientifiquement valable et déjà expérimenté avec succès pour ce type de cancer :

    http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/08/31/22733-pere-dashya-king-se-defend-dit-avoir-voulu-soigner-son-fils

    http://videos.tf1.fr/infos/2014/les-parents-d-ashya-king-veulent-payer-un-traitement-different-8478104.html

    Son entrée au Proton Therapy Center (PTC) de Prague était déjà négociée par les parents, mais refusée par les médecins britanniques.

    Au final, les examens ont montré cette semaine que cette thérapie de pointe peut être pratiquée dans le cas du petit Ashya King :

    Ashya King: la tumeur « ne se propage pas », la protonthérapie « possible » (AFP)
    http://www.afp.com/fr/node/2820076/

  4. Cette affaire illustre le danger des thérapies alternatives. Elles deviennent dangereuses au moment où elles cessent d’être des « extravagances » pour devenir un crime passible de sanctions. La frontière se situe quand les adeptes de thérapies alternatives interrompent un traitement validé par les données de la science entraînant une perte de chance pour un malade souvent en position de faiblesse du fait de son âge ou du contexte psychologique.
    Cette limite est souvent franchie bien que les adeptes des thérapies alternatives soient parfaitement au courant qu’ils tombent dès lors sous le coup de la loi, certains allant jusqu’à fuir leur pays pour y échapper. Leur « logiciel » personnel leur commande d’agir contre la science et la loi en raison de considérations qu’ils estiment supérieures à l’une et à l’autre. De surcroît la théorie du complot les incitent d’autant plus à désobéir à la loi, tout comme l’approbation qu’ils rencontrent dans leur groupuscule idéologique.

    • Il s’avère que les parents ont retiré l’enfant de l’hôpital parce qu’ils souhaitaient que sa radiothérapie se fasse par protonthérapie, la toute dernière technique de radiothérapie, au lieu de la radiothérapie conventionnelle. Ils voulaient donc qu’il reçoive le meilleur traitement que la médecine moderne puisse offrir et que le service de sante de GB ne pouvait leur donner. Ils ne se tournaient donc pas vers un traitement alternatif sans fondement scientifique, loin de là. Selon les parents, les médecins de l’hôpital avaient menacé de recourir aux services sociaux pour leur retirer l’autorité parentale s’ils continuaient d’insister sur la protonthérapie, d’où la fuite dans l’urgence des parents. Apparemment l’appartement qu’ils vendaient avait déjà un preneur et le séjour en Espagne était pour signer les papiers chez le notaire. Toute l’affaire n’a donc rien à voir avec leur religion… La police anglaise utilisait le fait qu’ils soient témoins de Jéhovah pour les stigmatiser encore plus, ce qui a d’autant plus choqué l’opinion publique anglaise. Ceci dit les témoins de Jéhovah se soignent (il y a des médecins, infirmiers, etc, parmi eux), ils refusent juste les transfusions sanguines mais pas la médecine moderne.

      • Il convient de prendre avec la plus grande prudence les informations qui paraissent sur la suite de l’affaire. En effet, les parents sont désormais épaulés par un avocat et bénéficient de l’appui médiatique de la puissante organisation à laquelle ils appartiennent. A ce stade il est probable qu’il y aura de la désinformation, de la manipulation et des contre-feux. Espérons que la justice sera saisie car c’est la seule façon de savoir ce qui s’est réellement passé.

        Par conséquent, la version que vous donnez peut parfaitement être une reconstruction visant à justifier des faits après coup afin de préserver les parents de sévères sanctions et leur organisation d’une publicité négative. Il faudra que l’enquête vérifie chaque point, dont l’existence d’un acquéreur de la maison, la présence de documents prêts à être signés chez le notaire, la réalités des contacts avec le centre de protonthérapie etc. toutes choses qu’il est facile d’affirmer mais qu’il faudra aussi démontrer. Nous ne sommes pas des enfants de choeur pour croire tout le monde sur parole !

        Selon les informations données dans la presse les médecins du centre de protonthérapie ont accepté de prendre en charge l’enfant en maintenant sa chimiothérapie qui pourrait même être réalisée en Angleterre. Il s’agit donc d’un traitement en complément de celui des Anglais et non en remplacement.
        Il n’y a pas lieu que des parents se substituent aux médecins pour définir le protocole du traitement. Ce serait une grande menace aujourd’hui où le rejet du « chimique » est si répandu. De nombreux traitements indispensables, comme dans le cas de cet enfant, sont « chimiques » et le précédent pourrait amener un fréquent abandon de traitements validés par la science dont le nom sonnerait mal aux oreilles des parents.
        Il convient de protéger les enfants des mauvais traitements résultant des préjugés des parents. L’équilibre est certes difficile à établir avec la nécessaire négociation dans le choix du traitement entre le médecin et le malade dans une relation respectueuse et confiante. Mais il est clair à mon sens que lors des conflits la décision doit appartenir au médecin -qui sait- et au juge, qui a l’impartialité nécessaire.

        • A Untel ou tout autre pseudo sous lequel vous vous cachez.

          Je me vois contraints de supprimer votre dernier commentaire. Je ne peux permettre que des commentateurs se montrent agressifs avec ceux dont le discours ne leur convient pas. Un espace de dialogue comme l’espace de commentaires d’un blog, ne peut accueillir quelqu’un comme vous.

          Ce blog est le mien, j’y accueille qui je veux et vous n’y êtes plus le bien venu.
          Je supprimerai donc dorénavant tous vos commentaires.

  5. Les internautes qui commentent sur ce blog défendent des positions originales qui ne sont apparemment pas celles des autorités de santé et de la justice de plusieurs pays européens, des grandes démocraties comme la GB et l’Espagne. Je suis certain qu’il n’y a aucun rapport avec l’intrusion des sectes dans le monde de la santé dénoncé il y a quelques mois par un rapport du Sénat. Notons quand même que l’auteur passait sous silence le détail de l’appartenance présumée des parents à une secte qui a souvent défrayé la chronique par un refus des soins, notamment des transfusions. Cette secte bénéficie d’une idéologie « supérieure » qui lui permet d’avoir un avis plus pertinent que celui des médecins et des juges. Elle dispose d’un « logiciel » qui lui permet de savoir quel est le bon sens de la vie même si des tas d’autorités en ont un différent.
    De surcroît certains commentateurs gobent avec une naïveté déconcertante les allégations des parents qui prétendent avoir enlevé leur enfant pour le faire bénéficier de soins en Espagne qu’ils comptaient financer par la vente d’une maison. Maison qui n’était toutefois pas encore vendue, comme si le traitement d’un cancer attend les délais imposés par l’enregistrement d’un acte auprès d’un notaire (de 3 à 6 mois). Le caractère mensonger des allégations des parents repris par la justice sautera aux yeux de n’importe quel citoyen non endoctriné dans un rejet systématique du consensus médical et judiciaire.

    • Non ! pas un refus des soins ;…………un refus des transfusions sanguines …………les soins ne se résument pas a cette seule solution ; la transfusion de sang.

    • Vous êtes a mon avis celui qui défend une position « originale qui ne sont pas celle des autorité ».
      En l’occurrence les autorité Espagnoles ont déclarées qu’il n’y a pas eu négligence des parents envers l’enfant et les les autorités Britaniques ont abandonnées les charges.
      Vous dites dans un commentaire (plus haut) que les parents bénéficient d’un avocat et que maintenant ils trompent tout le monde. Pourtant David Cameron le premier ministre anglais (sans doute plus informé que vous), leur apporte son soutien.
      On peux donc s’interroger sur vos motivations a défendre une position indéfendable….
      Quand a vos allégations sur « une secte qui a souvent défrayé la chronique par un refus des soins », vous semblez très mal informé.
      Les Témoins de Jéhovah ne refusent que les transfusions de sang sur la base d’un verset biblique. Ceci n’est pas nouveau et sur le plan médical des solution alternatives (elles aussi validées par la science, comme vous dites) sont apparues pour solutionner ce problème.
      Le sang d’ailleurs n’est pas un problème limité aux Témoins de Jéhovah.
      J’aimerais vous rappeler que tous les grands laboratoires médicaux recherchent activement un substitut a la transfusion de sang (sang artificiel), car comme vous le savez sans doute, le sang n’est pas sans inconvénients, loin s’en faut (raréfaction des donneurs sains, cout élévé, mortalité par choc transfusionnel, rémission délicate, etc…).
      D’autre part, hormis votre utilisation abusive du mot « secte » (qui n’a aucune definition juridique en france), j’aimerais beaucoup que vous fournissiez le nom de ce « logiciel » qui sait tout et que les Témoins de Jéhovah cacheraient donc au reste du monde !
      Vous semblez trouver incroyable qu’ils considèrent leur idéologie « supérieure », mais vous n’êtes pourtant pas gêné de penser que votre idéologie soit supérieure a la leur.
      En règle générale, quel que soit le domaine (politique, religieux, philosophique), quand on suit une idéologie, c’est qu’on la croit supérieure, sinon pourquoi y adhérer.
      Je terminerais en parlant de votre « naïveté déconcertante » de penser que tous les pays d’Europe fonctionnent comme la France.
      En l’occurrence une rapide recherche sur google et on trouve cette information:
      « acheter (et donc vendre) un bien immobilier en Espagne est plus rapide qu’en France, notamment car le délai de préemption municipale n’existe pas et qu’il n’y a donc pas de délai d’attente légal de 2 mois entre la signature du compromis et de l’acte définitif de vente. »
      Je ne sais pas si j’ai le droit de mettre le lien mais je vous en prie prenez la peine de vous renseigner avant de dire des âneries que des esprits faibles pourraient prendre pour argent comptant.
      Le caractère mensonger de vos allégations sautera aux yeux de n’importe quel citoyen non endoctriné dans un rejet systématique des informations vérifiées et fiables…

  6. **Les médecins ont donc saisi la justice accusant les parents de faire courir à leur enfant un danger mortel**
    C’est très bien. La justice est faite pour cela, trancher entre les médecins qui pensent que l’enfant doit bénéficier de soins et les parents, témoins de Jéhovah, qui pensent pouvoir disposer à leur gré de leur enfant.
    Dans d’autres affaires la justice a heureusement donné raison aux médecins quand des parents ont mis en danger la santé de leur enfant en lui infligeant des régimes débiles.
    J’ai moi-même un jour reçu un enfant dans un très vilain état amené par les grands-parents en cachette des parents parce ces derniers refusaient la médecine classique, préférant quelque charlatan prescripteur de compléments alimentaires de perlimpinpin.
    Ce que l’éthique nous enseigne, la justice est heureusement là pour le confirmer et le faire appliquer.

  7. Triste affaire. Dès le début j’ai été surpris.
    Cela paraissait suspect et étrange dès le début.
    Je n’aime pas trop écrire sur l’actualité qui me désespère souvent
    Merci à toi et à Jean Yves Neau de l’avoir fait.
    Rien à rajouter à vos textes.
    Hélas la pouvoir biomédical ne va pas en diminuant, bien au contraire, il a désormais trouvé des relais inattendus.

    • Merci pour ton commentaire.

      L’actualité décrite par les médias est en effet désespérante .
      Elle accrédite une façon de voir cette actualité qui est souvent biaisée.
      Apporter un autre éclairage comme tu le fais toi aussi me parait important.

  8. Merci pour cette analyse hippocratique et, même, socratique, l’enchaînement des questions amenant le lecteur à tirer des conclusions justes. Je me suis aussi posée ces questions, sachant que en général, c’est l’autorité parentale qui prévaut. Mais je me suis posé ces questions en raison de la présentation même de l’information par les médias: des parents recherchés pour avoir kidnappé leur enfant. Les parents ne kidnappent pas un enfant sur lequel ils détiennent l’autorité parentale, puisqu’ils sont les seuls à détenir cette autorité et le droit de garde, ce sont bien les seuls à ne pas pouvoir être poursuivis pour kidnapping.

    Les informations fournies sont donc extrêmement incomplètes et tendancieuses sur un sujet très délicat.
    Je pourrais même être plus pessimiste dans les supputations que cela m’inspire.
    En France il y a environ 1500 cas de cancer chez l’enfant. Les objectifs en matière d’essais cliniques sont plus élevés dans cette classe d’âge que dans toute autre, puisqu’il faudrait, « idéalement » que 60% des enfants cancéreux soient inclus dans des essais cliniques. Or, ces objectifs sont dépassés, puisqu’en 2012 on estimait que 761 enfants pouvaient être inclus dans des essais cliniques et qu’en fait ce sont 1463 qui ont été effectivement inclus, c’est à dire que la totalité des enfants souffrant d’un cancer auraient « bénéficié » d’un « traitement innovant ».

    On peut supposer que cet enfant était peut-être lui aussi inclus dans un essai clinique dont on connaît les enjeux pour les cancérologues. Peut-être que la raison de cette réaction excessive était le fait que la fuite de cet enfant aurait pu faire échouer l’essai en question et la crainte que cet exemple puisse être imité par d’autres parents. Donc, en fait, une mesure d’intimidation vis à vis d’autres parents.

    Peut-être que cet épisode n’est pas autre chose qu’une manifestation d’un totalitarisme sanitaire émergent où les corps des cancéreux est considéré comme la propriété de ceux qui cherchent à en tirer profit de différentes manières.

    • Merci CMT pour ce commentaire.

      On ne peut que s’interroger sur les motivations des experts médicaux qui ont déclenché cette « chasse à l’homme ».
      Ce que je trouve dommage c’est que sans doute personne ne demandera des comptes à ces « experts ».

      Je n’avais pas pensé aux essais cliniques .
      En effet, c’est une possibilité qu’il ne faut pas exclure.
      On apprendrait sûrement beaucoup si on pouvait connaître le fin fond de l’histoire.

  9. C’est un autre sujet mais ça me fait penser à cette phrase : « Le refus de se soumettre ou de soumettre ceux sur lesquels on exerce l’autorité parentale ou dont on assure la tutelle aux obligations de vaccination prévues aux articles L. 3111-2, L. 3111-3 et L. 3112-1 ou la volonté d’en entraver l’exécution sont punis de six mois d’emprisonnement et de 3 750 Euros d’amende. ». Il s’agit d’un article du code de santé publique repris également dans la loi de 2007 sur la protection de l’enfance. Les parents français ne respectant pas les obligations vaccinales pour leurs enfants peuvent ainsi se retrouver dans la même situation que cette famille anglaise.

    • Merci pour ce rappel à la loi !!

      C’est pour cela qu’il faut bien faire une différence entre les vaccins obligatoires et ceux « fortement conseillés ».
      Pour savoir ceux qui sont obligatoires, il faut chercher.
      Quand on regarde le calendrier vaccinal 2014, on pourrait croire que tous sont obligatoires car il n’est fait mention nulle part de ceux qui sont obligatoires par la loi qui sont : diphtérie, tétanos et poliomyélite.

  10. Quand j’étais ado j’ai été fortement marquée par un film qui s’appelait « Le petit prince a dit », qui parlait d’une petite fille condamnée (je crois qu’il s’agissait d’un cancer) et que ses parents retiraient de l’hôpital pour lui offrir de belles dernières semaines. Est-ce pour ça que cette histoire m’a tout de suite alertée, que je me suis demandée au nom de quoi exactement on poursuivait ces parents comme des criminels ? Sans doute. Mais effectivement, bel exemple de fantasme de toute-puissance médicale appuyée par l’Europe entière…

    • Il y a une dérive de plus en plus forte pour « imposer » des traitements et les décisions des « experts médicaux ». Pas beaucoup s’interroge sur la validité de cette expertise médicale.

      Cela me rappelle une bande dessinée qui a déjà un peu d’age mais qui reste « visionnaire » : SOS Bonheur

  11. Et de plus…histoire d’être totalement de « mauvais parents » ils sont témoins de jéhova. J’ai été très surprise de m’apercevoir que ce détail est spécifié! Je n’imagine pas que si c’était de moi qu’il s’agissait qu’on dise que je suis juste protestante ou catholique. Or « on » sait que les « t de j » sont rebelles et n’acceptent pas que nos bons médecins leur sauvent la vie….

    • J’avais aussi vu cette « précision » sur la religion des parents.

      Il y a eux camps qui sont décrits : d’un coté les mauvais parents qui ne font pas bénéficier à leur fils des « merveilleux » traitements, de l’autre les « sauveurs » avec la toute puissance de la science médicale.

      La réalité est bien autre mais c’est moins « vendeur » et surtout risque de mécontenter de puissants lobbys.

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