Je viens de lire un article émouvant qui décrit ce qui se passe sur le terrain dans le district de Kailahun en Sierra Leone.

http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMp1410179?query=featured_home

C’est le compte rendu que fait une infirmière qui a travaillé 7 semaines pour MSF ( Médecins sans Frontière) dans une structure de soin sur le terrain.

Elle décrit à merveille la réalité : les mesures de précaution , l’organisation pour éviter la contamination des soignants, les différentes zones dans lesquelles sont admis les patients qui arrivent . Au bout du compte le nombre de morts supérieurs aux survivants. On ressent sa « lassitude ».

Cet article qui a sa place dans n’importe quel média généraliste , a été publié dans le New England Journal of Medecine.

Pourquoi ? Jean Yves NAU se pose aussi la question dans un article de son blog .

Je vous soumets mes hypothèses:

Parce que ce qui est dit est trop « inquiétant » pour tout un chacun ?

Parce que ce qui y est dit est dérangeant pour les « autorités » et la communauté internationale ?

Cet article confirme la sous estimation de l’ampleur de l’épidémie .

Il est dit l’existence de familles complètes souvent de plus de 15 membres, emportées par le virus dans l’anonymat le plus total.

Cet article confirme aussi que bien que l’on sache ce qu’il faut faire dans de telle condition, cela n’a pas été fait. Pas question ici de traitement expérimental qui n’a aucune place dans une telle épidémie. Il est même clair à la lecture de ces lignes que parler de ces traitements et vaccins expérimentaux a quelque chose d’indécent.

Elle conclut en disant que nous devrions avoir « un coup d’avance » et actuellement nous avons « cinq coup de retard » .

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