La journaliste du site JIM.fr ( Journal International de Médecine) prend fait et cause pour le Pr Vallancien dans sa demande de sanction contre les lanceurs d’alerte . Dans cet article: Affaire Gardasil: les effets secondaires sur la toile elle « m’épingle » .

L’article n’étant consultable que pour les personnes abonnées , je vous en fait une lecture et vous retranscrit les extraits les plus significatifs me concernant. L’intégralité est consultable sur le lien au dessus. Une autre lecture plus détaillée et très pertinente sur trouve sur un autre blog: ICI.

Aurélie Haroche s’offusque de la mise en cause de différents produits de santé. Cela produirait l’effet d’angoisser la population. Pour le dire de façon imagée : « Il ne faut pas désespérer Billancourt »

Elle souligne à la suite de Vallancien que la pétition qui demande des éclaircissements sur le vaccin Gardasil est ridicule car non fondé sur des « preuves scientifiques » . Or cette pétition ne demande que l’éclairage de points obscurs dans la promotion de ce vaccin.

« Ainsi, il apparaît sur les blogs que comme partout ailleurs, il est impossible de prendre la défense d’un produit pharmaceutique sans être immédiatement soupçonné de corruption ! » écrit la journaliste.

Elle ajoute : « Au-delà de cette passe d’arme, au-delà même du cas Gardasil, on peut se demander si l’auteur du blog Hippocrate et Pindare, apparemment d’abord préoccupé par la protection des lanceurs d’alerte, n’a pas laissé de côté la véritable question soulevée par Guy Vallancien qui concerne la responsabilité des médecins dans la diffusion des prétendus scandales sanitaires. Une fois encore au-delà du cas précis de ce vaccin, n’appartient-il pas aux médecins, en l’absence de suspicions scientifiques réellement fondées, d’observer un certain recul face aux affaires brandies par les médias. Non pas qu’il faille les empêcher de jouer le rôle de lanceur d’alerte, mais peut-être est-il nécessaire de les inciter à la rigueur scientifique dans leur entreprise de dénonciation, en raison du poids de leur parole auprès des patients. Et dans ce cadre ne pourrait-on envisager un rappel à l’ordre de ceux qui prêtent leurs voix à des informations infondées… « 

« Prétendus scandales sanitaires », « absence de suspicions scientifiques réellement fondées », « recul », « rigueur scientifique », dites vous ?

N’est-ce pas le JIM.fr votre journal qui jusqu’en juin 2004 faisait la promotion du VIOXX ?

Le retrait de Vioxx marque peut-être un tournant dans l’histoire de la pharmacie

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Quelques semaines avant que le médicament soit retiré du marché , dans une période où toute la communauté scientifique savait les graves dangers du VIOXX , votre journal en faisait donc encore la promotion.

Quelques années plus tard pour l’ACOMPLIA, vous aviez encore la même attitude.

Alors qui désinforme vraiment ?

Qui ne présente pas le recul nécessaire ?

Qui devrait avoir un rappel à l’ordre ?

2 commentaires

  1. Je me demande si tu ne fais pas trop d’honneur à Aurélie Haroche en commentant son article. Est-ce vraiment une journaliste ? Une telle médiocrité dans l’analyse laisse penser le contraire.

    C’est la rédac chef du JIM, et le JIM, jusqu’à preuve du contraire, vit quasi exclusivement de la publicité pharmaceutique.

    Elle est donc dans son rôle, mais ce rôle est-il d’informer objectivement ou de défendre la main qui la nourrit ?

    • Merci Dominique pour ton commentaire.

      Tu as entièrement raison.
      Mais cette presse qui détient la vérité issu du marketing pharmaceutique , doit-on la laisser dire n’importe quoi sans démontrer sa logique ?

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