Il y a quelques jours j’ai été intrigué par un message d’infovac qui rappelait que le Haut Conseil de Santé Publique recommandait la vaccination des nourrissons contre les infections à rotavirus.

Un nouveau vaccin pour les « touts petits » , encore un de plus  ! Je trouve personnellement que nos « touts petits » subissent beaucoup de vaccinations. Il y en a d’utiles , mais beaucoup d’inutiles . De plus ce que les parents ne savent pas , car « on » les rassure en leurs disant que tous les vaccins sont sûrs, c’est que les études cliniques qui testent les vaccins sont minimalistes. J’entends par minimaliste, le fait que les vaccins sont testés sur un nombre faible de patients et que les effets secondaires sont très sous évalués quand ils ne sont pas niés.

Donc ce nouveau vaccin ne m’est pas apparu d’emblée comme très utile . Il ne m’est pas non plus apparu très utile car il protègerait de la GEA ( gastro-entérite aigue) , maladie bénigne s’il en est . En effet, cette maladie qui se traduit par de la diarrhée est problématique uniquement dans de rare cas sur le tout petit, par la survenue d’une déshydratation . Par ailleurs le traitement est simple : réhydratation  . Sous ce terme médical « barbare » on entend apporter de l’eau à l’organisme et pour cela pas de techniques sophistiquées : faire boire. Si cela n’a pas été possible, l’hospitalisation est nécessaire pour perfuser le bébé.

J’en étais là de mes réflexions quand Sylvain Fevre a publié un excellent post sur ce sujet , exprimant lui aussi ses interrogations. Il faut lire ce qu’il a écrit ICI , c’est très bien détaillé. Vous y lirez en particulier , le rapport bénéfice/risque ( dans la réponse à mon commentaire).

Je résume :

Maladie bénigne mais qui entraine chaque année de nombreuses hospitalisations pour un coût important pour la collectivité . Pour cette raison financière, les autorités sanitaires recommandent la vaccination des touts petits. On recommande donc un vaccin pour diminuer le déficit de la CPAM .

Ce vaccin doit donc être d’un coût faible pour éviter de dépenser plus en coût de vaccin qu’en coût d’hospitalisation . Et bien non ce vaccin coûte très cher comme tous les nouveaux vaccins : 140 à 270 euros.

Comment le déficit va donc pouvoir baisser si les coûts de vaccination sont très important ? Tout simplement en ne remboursant pas le vaccin. C’est ce qui a été décidé par les autorités sanitaires.

On recommande donc ( en agitant l’argument marketing bien connu de la peur) un vaccin  dont le coût sera intégralement supporté par les parents . Le bénéfice de ce vaccin ira donc intégralement dans la poche de Sanofi et de GSK.

En recommandant ce vaccin non remboursé, les représentants de l’état ne se comportent-ils pas comme des agent marketing des laboratoires ? Pour moi la réponse est évidemment affirmative.

Pour diminuer les coûts d’hospitalisation, les agents de l’état auraient-ils pu faire différemment ? En d’autres terme n’y avait-il comme solution que cette recommandation d’un vaccin cher non remboursé ?

Il est évident qu’ils pouvaient faire autrement . Ils pouvaient tout d’abord faire la promotion de la réhydratation auprès des professionnels de santé et des futurs parents . Cela aurait eu un coût mais sans doute pas plus élevé que la promotion de la vaccination. Ils auraient pu également imposer au laboratoire un prix de vente faible . Mais on sait que cette solution pourtant facile n’est jamais retenue .

Ma conclusion est donc que nous avons ici la preuve que les responsables de santé publique sont des agents marketing des laboratoires pharmaceutiques . Ils sont plus soucieux de développer les recettes de Big Pharma que d’économie de santé publique .

 

 

 

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