Le titre est ma traduction libre de l’expression « Primum non nocere »

Cette expression attribuée à Hippocrate explique qu’en médecine , la première obligation est de ne pas nuire au patient . Aujourd’hui j’ai le sentiment que ce principe est complètement oublié par nombre de médecins.

En effet, à la suite de la L’article du Monde sur l’annonce de son cancer du sein par la ministre Mme Dominique Bertinotti; de nombreuses femmes se sont exprimées.

Il ressort de tous ces témoignages mais aussi de celui de Dominique Bertinotti , une immense souffrance .

Chacun d’entre nous sait qu’un corps malade souffre . Qu’un corps malade doit souvent souffrir pour obtenir la guérison . Même si parfois la souffrance est plus psychologique que physique.

Cependant est-il normal, est-il juste de souffrir quand on n’est pas malade mais que l’on croit le devenir suite à des examens médicaux ?

Est-il normal de subir tout ce que la médecine possède à son arsenal alors que l’on ne ressent aucun trouble ?

Est-il normal de se soumettre à des examens potentiellement douloureux, dans un but hypothétique ?

Tout un chacun répondra : non .

Or n’est-ce pas ce qui se passe quand on dépiste un cancer qui si on n’était pas allé le chercher , n’aurait eu aucune expression ; serait resté tranquillement là où il se trouve . Beaucoup de dépistages ( sein , prostates ….) entrainent cette souffrance inutile.

C’est également ce qui se passe quand on est victime d’ effets secondaires. Aujourd’hui ceux d’un certain vaccin font l’actualité . Ma consœur CMT s’en indigne dans le commentaire qu’elle a laissé suite à l’article de Dominique Dupagne sur le vaccin Gardasil .

Je la cite : « On peut aborder le problème sous plusieurs angles, mais, fondamentalement, l’idée qu’il serait licite de faire courir un risque, le moindre risque, à des jeunes filles de 11-13 ans en parfaite santé, pour obtenir un bénéfice on ne peut plus hypothétique et qui ne se manifesterait, s’il se produit un jour, qu’au-delà de l’âge de 40 ans, me paraît absolument contraire à la déontologie médicale et au serment d’Hippocrate. »

Mais n’oublions pas, également,  les différents effets secondaires de nombreux traitements médicamenteux prescrit sans réel bénéfice pour le patient . L’exemple emblématique pour nous français est l’histoire du Médiator.

Je suis effaré de l’attitude aveugle de beaucoup de médecins qui s’expriment dans des médiats prestigieux . Certains nient presque ces effets secondaires , s’offusquent même que les patient(e)s victimes se tournent vers la justice . Mais est-ce que le milieux médical entend leurs souffrances ? Justement non . Le mépris affiché par ce Professeur de médecine qui traite ce recours à la justice de mode, est une honte.

Aujourd’hui des voix timides se font entendre pour dénoncer la surmédicalisation . Quand deviendront-elles audibles ?

Il y a du chemin à parcourir , aujourd’hui où l’espérance de vie augmente mais où l’espérance de vie sans troubles et handicap diminue .

Sommes nous condamné , au cri de « Vive le progrès » à tous mourir grabataire ou dépendant ?

5 commentaires

  1. Que ce recadrage sur les principes de base est salutaire ! J’ai failli écrire sanitaire, ce qui aurait été tout aussi approprié. Aujourd’hui, l’anormal – la souffrance inutile- devient acceptable, c’est-à-dire normale.
    Que faudrait-il pour nous réveiller de cette sidération?

    • Avant de juger, attendez donc d’être atteinte d’une maladie mortelle qui aurait pu être évitée grâce à cette médecine moderne injustement décriée et à laquelle vous n’auriez pas eu recours par idéologie… Ayez plus peur des maladies que de la médecine. Nous ne sommes plus au moyen-âge, bon sang ! Notre médecine moderne empêche plus de souffrance qu’elle n’en crée. Je vous mets au défit de prouver le contraire

      • Bonjour

        Vous semblez irritée par mon billet.
        C’est vrai qu’il est dérangeant.
        Dire à Rachel qu’elle doit attendre d’être atteinte d’une maladie pour pouvoir « juger » me semble être l’expression de la colère.
        Doit-on être malade pour réfléchir et s’interroger?

        Vous affirmez que « Notre médecine moderne empêche plus de souffrance qu’elle n’en crée. Je vous mets au défit de prouver le contraire ». Sans doute, mais la médecine crée aussi des souffrances et cela est intolérable.

        Vous voulez des preuves ?
        Je vous engage à lire ces 3 blogs de femmes dont deux sont mortes du cancer du sein.
        Ces lectures sont très dérangeantes pour les croyances qui semblent être les vôtres.

        http://lacrabahuteuse.fr/
        http://fuckmycancer.fr/
        https://martinebronner.wordpress.com/

  2. ce serait un joli nom pour une association qui aurait un site accessible à tous où un groupe de médecins ferait des articles de synthèse sur tous les sujets qui font débat…et pleins d’autres choses encore…forum où la règle serait la bienveillance et l’absence d’intérêts commerciaux

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.